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MUSEUM OF COMPARATIVE ZOÓLOGY.
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REVISTA
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MUSEO DE LA PLATA
DiRir.iiM port
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Fundador v Director del Muwo
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LA PLATA
TALLERES DE PUBLICACIONES DEL MUSEO
1 902
REVISTA
Museo de La. Plata
TOMO X
REVISTA
DEL
MUSEO DE LA PLATA
DIRIGIDA POR
FRANCISCO F>. NI O R E N O
Fundador y Director del Museo
TOi^o :sc
LA PLATA
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1 902
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TROIS GRANES
UN TREPANÉ, UN LÉSIONNÉ, UN PERFORÉ
CONSERVES AU
MUSÉE DE LA PLATA ET AU MUSÉE NATIONAL DE BUENOS AIRES
DÉCRITS PAR
ROBERT LEHMANN-NITSCHE
DOCTEUR ÉS-SCIENCES NATUBELLES
DOCTEUK EN MÉDECINE
CHARGÉ DE LA SECTION ANTH RO POLOGIQUE DL' MUSÉE DE I. A PLATA
AVEC LISQ PLANCHES
Tomo X
TROIS GRANES
UN TREPANÉ. UN LÉSIONNÉ. UN PERFORÉ
CONSERVES AU MUSKE DE LA PLATA ET AU .MUSÉE NATIONAL DE BUENOS AIRES DÉCRITS PAR
ROBERT LEHiS.<IANlSI-NITSCHE
DOCTEUR ÉS-SCIENCES NATURELLES
DOCTEUR EN MÉDECINE
CHARGÉ DE LA SECTION ANTHROPOLOGIQUE DU MUSÉE DE LA PLATA
Ayant l'intention de décrire quelques cránes du plus grand iiuérét au point de vue patholoi^ique, conserves au Musée de La Plata et au Musée National de Buenos Aires, je crois qu'un aper(;u sur la trépana- tion, opération a laquelle on serait disposé á attribuer á premiére vue les lésions crániennes dont je parlerai, ne sera pas superflu pour mettre le lecteur, qui n'est pas au courant de la littérature qui existe sur cette question. en demeure de juger des cas curieux que je releve. Je m'efFor- cerai de présenter ici succinctement les points les plus importants relatifs á la trépanation préhistorique. Des descriptions plus ou moins détaillées de cette opération se trouvent dans tous les traites de rhistoire préhis- torique, ainsi que dans les mémoires spéciaux de la littérature de tous les pays. Je citerai dabord les travaux de MM. Assezat et Collineau', Atlee", barón de Baye^, Bertillon'', Buckland'% Buschan^, Fletcher'', Hornes*, Horsley^, Le Barón'", Marignan", marquis de Nadaillac'^, Oettinger'^, Quatrefages"*, Reinach '■% Salmón"'. Zaborowski '\ et de deux auteurs anonymes '*•'', de méme ceux de M. le barón de Baye^°, MM. Broca ^', Fletcher", Joly-^ de Mortillet"*, marquis de Nadaillac^', Tillmanns^* qui sont dignes d'une mention toute spéciale. Je nai mal- heureusement pas á ma disposition les travaux de MM. Stockwell "', Wyman''' ni celui d un auteur anonyme"'; il me manque également celui de M. Galley couronné, je crois, par l'Académie de Bruxelles. II est possible que j'omette involontairement dans cette énumération l'un ou l'autre de ees auteurs. Toutefois, je ne crois pas qu un travail im- portan! ait été passé sous silence.
Voici comment la trépanation préhistorique a été découverte.
Voir les notes á la fin de ce travail.
Le 28 avril 1873, M. le docteur Pruniéres, de Marvejols', pré- sentait a 1 Association frangaise pour ravancement des sciences, réunie á Lyon, un fragment d'os un peu plus grand qu'une piéce de cinq francs, et travaillé d'un parietal humain. II Tavait extrait de l'inlérieur d'un cráne complet. Ce cráne, recueilli dans un dolmen de la Lozcre, présentait une grande ouverture á bords polis. Les bords de la «rondelle osseuse» sont travaillés et lissés. La rondelle mcme est plus épaisse que la voúte du cráne dans lequel elle avait penetré. M. Pruniéres y vit une amulette analogue á un morceau d'occipital humain de sa collection, qu'il avait aussi extrait autrefois d'un dolmen de la Lozére.
Face interne Face externe
La rondelle ditc de Lyon (grandeur naturelle)
Au commencement de l'année i 874, il répétait ce qu'il avait exposé au siege de la Société d'Anthropologie de Paris', y ajoutant la figure d un cráne (de Cibournios) qui oíVrait trois perforations artilicielles. au moyen desquelles on avait obtenu trois de ees rondelles. Partant des idees émises par le docteur Pruniéres, Broca ^ soumit différents cránes néolithiques á l'examen et constata bientót que ion avait aussi perforé artificiellement le cráne sur le vivant. II signalait des cas de « véritables trépanations méthodiques et en quelques sortes chirurgicales» '*. La trépanation préhis- torique était ainsi découverte par M. Broca; il nommait cette opération la «trépanation chirurgicale» '^ dans le but évidemment de la distinguer de la «perforation» de M. Pruniéres, appelée par Broca la «trépanation posthume»*'. Par ees dénominations, Broca faisait ainsi bien ressortir les relations entre I'opération pratiquée sur le vivant et sur le mort. De son cóté, M. Pruniéres continuait á s'occuper vivement de cette ques- tion". Broca, par l'examen du cráne de Cibournios mentionné plus haut, constatait, en outre'', que I'une des ouvertures de ce cráne, dont les bords étaient cicatrisés, devrait étre rapportée aussi á la trépanation sur le vivant, tandis que les deux autres ouvertures avaient été pratiquées
sur le mort. Ce cráne de Cibournios montrait ainsi que des cránes tre- panes sur le vivant ont aussi été soumis á cette opération aprés la mort de 1 individii, et ont fourni des rondelles ou amulettes crániennes. Les cas d'une simple opération posthume ne font pas défaut non plus, de méme que ceux d'opérations pratiquées á plusieurs reprises sur le méme individu et presque dans toutes les régions du cráne.
Voilá les taits fondamentaux de la question.
Avant de passer aux détails, je m'occuperai d'abord de la méthode. Les Instruments employés dans cette opération ne pouvaient étre que la pierre ou le silex dans les temps préhistoriques, alors que les métaux n'étaient pas encoré connus. 11 ne peut y avoir aucun doute á ce sujet.
Dans les temps postérieurs, on constate l'usage de la trépanation jusqu'aux périodes franques et mérovingiennes, oú l'on adopta évidem- ment des Instruments métalliques.
On a discute beaucoup sur la maniere dont on opérait avec le silex, mais il est plus que probable que Ton n ait jamáis suivi une méthode rigoureusement spécialisée. La distinction si stricte, admise dans la litté- rature franijaise entre le ráclage et le sciage, repose sur une base plutót artificielle que réelle. On ne peut guére mettre en doute que la trépana- tion se pratiquait aussi en faisant éclater simplement la substance osseuse au moyen de la pierre et qu'elle se terminait, soit par le sciage, soit en enfonijant la pierre dans la masse pour la soulever fragment par tVagment. II n'est, á mon avis, pas suffisamment tenu compte de ees différents procedes si simples et si naturels. II est vrai que les cas de trépanation imparfaite, qui permettraient de reconnaítre avec precisión la méthode suivie dans la pratique de cette opération, sont tres rares. Les bords cicatrisés de l'ouverture trépanique laissent difficilement suivre les pro- cedes employés. On attribue cette opération généralement au ráclage. Cette méthode fut préconisée par Broca', des la découverte de la trépa- nation et il la défendit constamment; les enfants, spécialement, ont été ainsi operes ". Broca repousse le procede de la rotation '. II opera la trépanation du cráne d"un adulte sur le mort, au moyen d un éclat de verre, en une heure; celle du cráne d'un enfant, en quatre minutes. II en déduit que tres probablement les enfants seuls devaient étre soumis á cette opération''. II fit aussi la trépanation sur un chien vivant, qui plus tard périt de la maladie des chiens-^ Topératicn se fit par le rá- clage, á laide d'un silex de Cro-Magnon, en huit minutes et quart; la dure-mére ne fut pas blessée et la cicatrisation se fit tres bien". Le silex employé n'était pas fraíchement taillé, sinon l'opération aurait été plus rapide encoré, bien que les parois de ce cráne présentassent une épaisseur double de celles du cráne d'un enfant de six ans'. Capitán^ a également fait des essais sur des chiens, aussi bien sur le vivant que
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sur le mort. II obtint des rondelles de chiens vivants qui se sont par- faitement rétablis de 1 opération.
Mortillet', partant de l'idée que la trépanation chirurgicale eut pour but renlévement d une rondelle osseuse, émit Topinion «que les plaques crániennes s'obtenaient en coupant ou sciant le cráne au inoyen de süex que Ion promenait, suivant les lignes de la coupure que 1 on voulait pro- duire, en leur imprimant un mouvement successif de va-et-v¡ent jusqu á ce que los du cráne füt traversé». Pour appuyer cette opinión, il cite le cráne portugais de Casa da Moura, de méme qu'un cráne d'un tumulus de Liziéres ; ce dernier a été trepané au moyen d'un instrument métal- lique. L'opinion de cet auteur reste isolée dans la littérature.
Diflerents travaux de la littérature frangaise s'occupent exclusivement de rechercher si, dans cette opération, ¡1 s agit spécialement du sciage ou du ráclage. II est assez curieux de voir comment 1 on est arrivé peu á peu á établir une distinction si stricte entre ees deux modes d'opération^. On a cru observer sur un cráne trepané d'un cimetiére mégalithique de Quibéron des Índices des deux modes d'opération '\ Ce cas est cependant absolument douteux, et il est assez vraisemblable que Ton ne se trouve méme pas en présence d un cas de trépanation''. Capitán experimenta les deux procedes sur le mort: les ouvertures trépaniques qu'il obtint pouvaient étre distinguées. II resta vingt minutes á enlever une rondelle d'un chien sur le vivant. La perte de sang fut insignifiante \
La méihode de la trépanation posthume et celie de la préparation des rondelles fut aussi l'objet de tres longues discussions. Al. Pruniéres* iit enfin remarquer avec beaucoup d'insistance que les rondelles avaient été obtenues aussi bien par le sciage (cráne de Beaumes-Chaudes, etc.) que par le ráclage ou méme simplement en les íaisant éclater, et que les procedes employés différaient avec les cas. Les bords des rondelles étaient aussi polis, ce que nous prouve le premier cas de Lyon. On peut aussi reconnaítre que la trépanation sur le mort s'opérait en pratiquant une incisión circulaire oblique pour enlever ensuite la rondelle". L'n cráne d'un cimetiére néolithique de Franca aurait méme été trepané sur le mort par le grattage et le peri^age^.
Broca croyait, comme je l'ai dit déjá, que cette opération se prati- quait uniquement sur les enfants. 11 invoquait aussi á 1 appui de sa thése la cicatrisation lente des tissus chez 1 adulte, ainsi qu une obser- vation directe qu'il a\'ait faite á cet égard. Le parietal non trepané d'un cráne, avec une ouverture trépanique sur l'autre parietal, était plus dé- veloppé et la suture sagittale était incurvée". Cette thése de Broca est absolument abandonnée aujourd'iiui ; ¡I parait, au contraire, que cette opération se pratiquait plus fréquemment sur des adultes. comme le prouvent les cas de trépanation impartaite.
Parmi les exemples d'individus trepanes á dilférentes reprises, je ci- terai le cas de Mureaux'; le cráne a été trepané deux fois sur le \ivant et deux fois sur le mort. Mac Cutchon " cite un cas moderne d un in- dividu trepané cinq fois dans 1 espace de cinq années; et Farquharson ' mentionne un cráne d un mound de Muscatine, Jowa. avec sept ouver- tures trépaniques.
Les cas de trépanation imparfaite, dans lesquels la mort du patient est survenue pendant l'opération avant que l'os ait pu commencer sa cicatrisation. se laissent difficilement reconnaítre des cas analogues de trépanation posthume. A vrai diré, largument qui permet de classifier ees cas et de les consideren vraisemblablement comme des cas de trépa- nation chirurgicale, est le suivant: Si l'opération avait été pratiquée sur le mort, on s'expliquerait difficilement le motif pour lequel elle serait restée inachevée. Le cráne portugais de Casa da Moura nous oflVe un exemple de cas de ce genre.
La surface osseuse dans le cas d'une trépanation incompléte peut aussi parfois avoir souffert une cicatrisation, qui indique alors que l'opé- ration a été entreprise sur le vivant. Ces cas sont cependant tres rares; je mcntionnerai celui de Boujassac'', Hermes'', Baye*', Homme Mort'', Roknia, d'un dolmen de la Lozére"", Sordes'. Les cas que je viens de citer derniérement se rapportent á un ráclage imparfait.
La découverte de la trépanation préhistorique éveilla un si grand intérét qu'il fut un temps oú Ton croyait rencontrer partout et souvent á tort des Índices de cette opération. D'autre part, des fragments auxquels on avait donné ditférentes interprétations, ne pouvaient résulter que de la trépanation. Le cráne de Triel, par exemple (de láge de fer), que Broca considera comme trepané, est un cráne blessé par un instrument de fer'°, comme Hamy l'a fait voir". On connait aussi quatre autres cas de blessures d'armes'", ainsi qu un cinquiéme cas'-', qui présentent autant d analogie avec la trépanation. Un cráne d'homme de Minorque, de 1 age du bronze, présente sur le frontal une ouverture arrondie prove- nant d'une blessure et non de la trépanation "*. L'ouverture trépanique cicatrisée du cráne néolithique de Nogents-les-Vierges, fut attribuée, en 1 Sib, á une fracture '-\ Les cránes trepanes de Sordes "^' et Noves'" avaient aussi été consideres comme des cránes blessés et cicatrisés. Deux cránes de l'époque mérovingienne, que l'on croyait trepanes, ont été reconnus comme blessés par des armes '^. C'est un cráne mérovingien avec une blessure bien cicatrisée, analogue á une ouverture trépanique, qui conduisit á cette distinction '^. Jai moi-méme aussi attribué d'abord a la trépanation un grand défaut avec cicatrice d'un cráne de Bolivie. Je reviendrai plus loin sur ce cas. Un fragment perforé d'un tumulus
de Boixe et consideré d abord comme une rondelle cránienne, de la- quelle avaient été détachés des éclats pour en preparen en les pulvéri- sant, suivant l'interprétation alors admise, un remede contre certaines atfections cerebrales (Broca avait aussi admis cette interprétation er i on en déduisait que cet usage de la substance cránienne pulverisée remon- tait a une tres haute antiquité ') — fut reconnu plus tard comme appar- tenant á une carapace ^ , de méme que d'autres fragments extraits de dolmens -\ L'examen de trois disques osseux néolithiques de Pierre- Fouquet permit aussi de constater que ees fragments, que Ton regardait comme des rondelles ornementées, étaient de simples boutons ■*. Les défauts d'ossification congénitaux peuvent aussi souvent étre confon- dus avec la trépanation ^. Des cas curieux d'autres défauts sont connus dans la littérature. Le cráne d'un vieux Guanche, recueilli par Chil y Naranjo, présentait de gros foramina parietalia, disposés symétri- quement de chaqué cóté de la suture sagittale; on sígnale aussi un cráne franjáis moderne avec les mémes défauts ainsi qu'un troisiéme cráne*. Le cráne d un nouveau-né présente aussi plusieurs trous ana- logues sur chaqué parietal". Parrot^ fait également mention de pareils défauts. On connait de méme, dans les temps préhistoriques, l'usage de la calotte cránienne comme gobelet. Cet ustensile est généralement percé d un trou qui permet de le suspendre. Ces cas n'ont naturellement rien de commun avec la trépanation posthume et ne doivent pas étre con- fondus avec elle.
D'autre part, les ouvertures trépaniques de trois cránes du tertre Guérin furent attibuées a laction de quelques rongeurs^. Divers cas de cránes de la caverne de l"Homme-Mort, que Broca crut d'abord pouvoir considérer comme des blessures de la hache de pierre cu qu'il attribua á la perte posthume de substance osseuse'", ont été reconnus comme des cas de trépanation". Pruniéres aussi considera d'abord les restes de différents cránes trepanes comme de simples gobelets, dont la partie polie du bord était réservée á la bouche''. Une rondelle d"un parietal humain, rencontrée en 1841 dans la grotte de Buisse, avec différents objets néolithiques. fut décrite, quelques temps aprés sa découverte par Charvet'-', comme un ustensile qu il comparait á une cuillére sans manche. Ce méme objet est encoré mentionné comme tel, en 1867, par Chantre; et c'est seulement en 1884 que i'on y reconnut une ron- delle'*. Cette rondelle, qui dépasse par ses dimensions toutes celles que Ton a signalées jusqu'á ce jour, se conserve au Musée de Grenoble '-\
Les cránes, doni la substance est imprégnée d humidité, peu\ent recevoir lors de leur excavation des chocs qui déterminent des perfo- rations qui ne sont pas á confondre avec les ouvertures trépaniques, comme Manouvrier le fait spécialement remarquen '*.
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Que] était le but de cette opération qui, certainement, n est pas aussi facile á exécuter sur le vivant:' On ne sait rien de positit. Un gran nombre d'hypothéses ont été avancées. Les énumérer toutes serait se mettre au service de la spéculation. Les opérations qui peuvent avoir été déterminées par une cause pathologique reconnaissable sont excessi- vement rares, comme on le verra. La plupart des cránes ne laissent découvrir absolument aucun ¡ndice de causes de ce genre. Aussi Broca attribue-t-il, des le debut, cette opération á des croyances mystiques et religieuses; il voit aussi dans d autres cas une manifestation des ¡dees superstitieuses de Tépoque qui en faisait usage pour débarrasser du mauvais esprit les épileptiques, les possédés, les idiots. La maladie est déterminée, suivant la croyance de beaucoup de peuples, par la présence de certains esprits ou plutót de démons ; l'áme' est aussi coni;ue comme quelque chose de matériel; comme cela est, du reste, encoré admis dans le spiritisme et 1 occultisme moderne. Une ouverture pra- tiquée ainsi sur le cráne devait servir de sortie soit á la maladie, soit á l'áme méme. L'expression allemande «sich ein Loch in den Kopf schla- gen» n'est-elle pas une réminiscence de cet état de culture? La trépana- tion en somme se réduit aussi á pratiquer un trou dans la tete.
Les trous que Ion observe aussi sur les urnes mortuaires", les dol- mens oú la pierre d'entrée est souvent percée (sur 2129 dolmens du Dekan, on a observé ce phénoméne sur plus de i looj doivent repondré aussi á des idees analogues. On peut rapprocher de ees cas, á mon avis, l'hypothése bien connue dans la superstition moderne qui veut que la fenétre ou la porte ^ s'ouvre á la mort d'une personne. II est aussi d'un certain intérét de rappeler ici cette croyance de différentes tribus d'Indiens de l'Amérique du Nord, d'aprés laquelle le corps humain serait habité par deux ames; l'une delles, aprés la mort, visite l'autre qui descend au tombeau, motif pour lequel il est pratiquc un trou dans le couvercle du cercueil *. D'aprés Povvell ■'', les Indiens attribuent la maladie á une espéce d'animal, á un ver, etc., qui quitterait l'orga- nisme avec le sang. La guérison s'obtiendrait par différentes méthodes suivant la partie de lorganisme qui se trouve attaquée. 11 est probable que ce sont des croyances analogues, ou peut-étre aussi des croyances religieuses, qui ont conduit a la trépa'nation. Cette hypothése est défen- due principalement par Broca; mais elle compte aussi beaucoup d'autres auteurs comme représentants. McGee* lui donne la dénomination de trépanation thaumatologique. Mortillet la rapproche á la tonsure des prétres catholiques'; les bonzes chinois se brúlent la tete en signe de dévotion*; Mortillet voit cependant, comme but spécial de Topcration, le fragment dos, la rondelle que Fon obtenait par le sciage (cráne por- tugais de Casa da Moura et cas de Liziéres'). Au debut, l'on croyait eftectivement que l'on obtenait, par la trépanation, un fragment que l'on
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conservait'. Pruniéres dit: ¡1 lui fut remis, car le trepané ne voulait pas se séparer de ce á quoi il était redevable de sa guérison, ou pour lui obturar le cráne". Vogt s exprime d une maniere analogue: le mort devait étre completa Cette hvpothese est maintenant abandonnée.
Hansen*, sans méme reconnaitre comme inxraisemblable la trépa- nation posthume et lusage des rondelles comme amulettes, oppose á l'hypothése d une cause religieuse quelconque celle d'une cause théra- peutique qui aurait conduit exclusivement á la pratique de la trépana- tion dans les temps préhistoriques comme aujourd'hui encoré. Dans les cas oü l'on ne peut découvrir des índices pathologiques de la ma- ladie, Topération était -pratiquée simplement pour permettre au mauvais esprit, qui aurait pu devenir ou qui était devenu la cause d une ma- ladie, de s'envoler par le trou. Hansen ne trouve rien de mystique dans la pratique de cette opération. II nous présente, au contraire, la trépa- nation comme un procede rationnel de la chirurgie, en harmonie avec les croyances de ees temps.
Les sujets, qui résistaient á cette opération. auraient joui. suivant l'opinion des auteurs fram^ais, d'une certaine vénération á Texemple des idiots qui actuellement sont encoré consideres comme sacres''.
Beaucoup de cas de trépanation chirurgicale peuvent certainement avoir été determines par les causes relatives ou par d"autres causes ana- logues. Les cas qui peuvent étre rapportés avec un certain degré de pre- cisión á i"action thérapeutique sont bien peu nombreux. De nos jours, on essaie la trépanation contre 1 epilepsia* et d autres dérangements nerveux par l'écartement de parties osseuses qui peuvent exercer une pression ganante. Tous les manueJs de chirurgie nous donnent des renseignemants sur catta quastion. On connait aussi la pratique des bergers, dans beaucoup de pays, de perforer le cráne das moutons atta- qués da la maladie du ver cerebral". Parmi les cas préhistoriques. c'est probablement la dérangement dú á une exostose par compression qui a motivé la trépanation du cráne du dolmen de iMontpellier-le-Vieux". Calui da la caverne néolithique de Bray-sur-Saine' présente une bles- sure qui embrasse le parietal et la frontal du cóté gauche, et qui deter- mina une osteítis rareficans axfoliatíva; la trépanation de ce cráne ne peut avoir eu d autre but que d'écarter certains éclats ou fragments de séquestres; c est le premier cas d'une trépanation thérapeutique.
Le cráne du tumulus de Nove, dans les environs de Vence, pré- sente sur le cóté gaucha des anomaües dentaires qui doi\ent avoir été la cause de grandes souffrances. Ce cráne a été trepané avec succés sur le frontal gauche, en dassus de l'arc sourcillier et en avant de la creta temporale'°. Un cráne da Cébazat " a vraisamblahlement été trepané par suita d une blessure qui s'est aussi cicatrisée. Un cráne d'Entre- Roche'" presante des indicas de periostitis: mais comme 1 ouverture
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trépanique n'oifre aucune trace de cicatrisation, il est impossible de décider si la trépanation a été entreprise contre la periostitis ou si celle- ci est une conséquence de cette opération. Ce que l'on peut néanmoins reconnaítre, c'est que la maladie ne termina qu'avec la mort. L un des cránes adultes d'un dolmen de l'Auméde (fragments n°^ 3-5) aurait été operé contre une exostose, ce que Broca met avec raison en doute', étant données les faibles proportions. L'autre de ees cránes. du méme endroit (n° ó), aurait été également operé contre une maladie osseuse'. Broca considere aussi ce cas comme douteux^. La trépanation du cráne de Rousson de l'áge de cuivre, derniers temps néolithiques, doit \Tai- semblablement étre atribuée aux suites d'une blessure* qu'il aurait re^ue, pendant la jeunesse, dans la región fronto-temporale, laquelle aurait determiné des perturbations cerebrales. La trépanation d'un des cránes de Mareuil-les-Meaux se rapporterait également á une blessure^. Une osteitis serait la cause de la trépanation du cráne de Liziéres ; le cas, toutefois, n'est pas tout-á-fait certain"^. Les cránes d'Aeró et X'arpelev" auraient été trepanes á la suite de traumatismes (coups d'épée, etc.).
Si fon fait un examen comparatif des causes qui, de nos jours, conduisent les peuples naturels á la trépanation (voir plus loin), on arrive á ne reconnaítre que des causes de nature thérapeutique. D aprés ce qui precede, cela paraitrait étre aussi fuñique cause qui aurait deter- miné la plupart des cas de trépanation chirurgicale préhistorique.
Les cas de trépanation posthume paraissaient étre d'abord assez ra- res; c'est seulement plus tard qu'ils se sont multipliés "'. On ne leur si- gnalait primitivement qu'une seule cause: la préparation de rondelles'^. 11 est cependant assez probable que les croyances mystiques et supersti- tieuses doivent aussi bien entrer en lignede compte, dans ees cas, comme pour ceux qui concernent la trépanation chirurgicale. Les croyances. qui peuvent étre consideréis comme la cause de cas de trépanation posthume, ont toutefois une autre origine. C'est ainsi que l'on peut admettre, com- me but de l'opération, l'extraction de la masse encéphalique pour en préparer peut-étre un mets, á l'exemplede certaines tribus sauvagesqui mangent la cervelle d'un ennemi '°. Le cráne aussi pouvait étre perforé pour étre simplement suspendu, usage que Ion trouve encoré chez les Dayaks", et qui, d'aprés Strabo, existait aussi chez les anciens Belges qui suspendaient les cránes devant leurs habitations ou á leurs selles — un cráne de ce genre se conserve á la bibliothéque de Copenhague'^. Pinza nous donne des renseignements assez complets d'usages analogues d'ossements humains ' \ Cartailhac ainsi que Pigorini se demanden! si les cránes n'étaient pas perfores pour les vider et en préparer ainsi des trophées que l'on portait avec plus de facilité'* ou s'il ne s'agit pas d'une opération qui se pratiquait en méme temps que les os étaient décharnés
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pour la momification'. Moi-méme, j'ai pu constaten un cas de trépana- tion posihume sur le cráne d'une momie bolivienne. pratiquée dans le but de remplir ce cráne d'une resine préservative. L'ouverture en avait été recouverte par un bandage fait autour de la tete. Plus loin,. je donne une description complete de ce cas (voir planche IV).
II suffit de mentionner ici en passant ( ) que Ton a voulu rattacher la trépanation posthume á la résection du foramen magnum, découverte par Kopernicki" sur des cránes Ainos, et dont d autres cas aussi ont été postérieurement observes. Le but decetteopération, d'abord inconnue du moins pour ce qui concerne les cránes Ainos, a re^u de Koganei ^ cette explication : les Japonais brisent le cráne des Ainos á l'aide d'un couteau qu'ils introduisent dans la región occipitale pour profiter de la substance encéphalique et en retirer un spécifique contre la syphilis.
On ne peut guére mettre en doute que le but de la trépanation pos- thume, dans la plupart des cas, ait été la préparation d'amulettes crá- niennes. Mais il me parait tout-á-fait invraisemblable que la trépana- tion chirurgicale ait été pratiquée aussi dans ce but. II est possible que des fragments osseux, provenant d'opérations pratiquées sur le vivant, aient été recueillis dans l'un ou l'autre cas pour en préparer des amu- lettes crániennes. Le plus grand nombre de ees objets provient indubi- tablement de la trépanation posthume: et il est probable que Ton profi- tait de préférence des cránes d'individus qui. de leur vivant. avaient soutTert avec succés la trépanation chirurgicale. Pruniéres pense méme que toutes les rondelles provenaient de personnes opérées. Ces rondelles présentent sur leurs bords une región cicatrisée qui fait défaut lorsque la rondelle pro\ient du voisinage de la región opérée*.
L exemplaire de Lyon aurait été déposé comme viaticum á cóté de la tete lors de la mort d'un individu trepané, et n'aurait penetré á l'in- térieur du cráne que postérieurement. La désignation de rondelle est préférable á celle d'amulette, laquelle implique l'idée d'un emploi déter- miné*. Beaucoup de rondelles ont été artistiquement polies comme celle de Lyon; d'autres n'ont été soumises á aucun travail aprés leur sépara- tion. Leurs dimensions varient, et la forme est réguliére ou irréguliére*, généralement circulaire. EUes présentent souvent un et mémedeux trous ', ce qui permet de les suspendre. II est douteux que l'on puisse les rap- porter toutes á des étres humains^. On a sígnale un cas* d'une rondelle du cráne d'un animal. Une amulette perforée au centre du bois d'un cerf ne serait pas, d'aprés Broca, une falsification, comme Pruniéres la cru, mais simplement un objet d'ornement; le talismán arrive au rang
(") Je me propose de faire, dans un iravail ultóricur, une elude spcciale de la résection du Irou occipital.
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d'ornement '. II est aussi assez fréquent de rencontrer des objets de ce genre prepares d'os humains.
La premiére mention d'une rondelle remonte précisément á 1841. On considérait alors cet objet comine une cuillére; ce n'est qu'en i 884 qu'il fut reconnu comme une rondelle"; et c'est la plus grande connue jusqu'á maintenant •*. Broca suppose méme que la statue de la déssse des grottes artificielles de Baye porte une rondelle au cou*, peinte de jaune'. 11 est aussi tres intéressant de mentionner ici la coutume des habitants de rOmbrie. encoré en usage maintenant, de porter des amulettes dis- coidales, préparées de fragments de cránes humains, comme moyen de se preserven contre l'épilepsie".
L'usage des rondelles crániennes répondait certainement á un but religieux et thérapeutique, á l'exemple des amulettes et des reliques. On sait que du temps de Louis XIV, comme le confirme la chronique, les cránes humains étaient consideres comme un remede officiel ^ ; et l'habi- tude de beaucoup de personnes de nos jours d'em porter des fragments de cránes humains, récemment excaves^, est aussi un fait bien connu. Comme préservatif contre les maux de dents, on porte aussi des dents arrachées'. Dans certaines pharmacies de la Baviére, on vend des os wormiens'°. On rencontra aussi un os wormien dans le tumulus néoli- thique de Boujassac". Les exemples á l'appui de ce principe sont du reste encoré loin d éire épuisés.
Quant a la provenance des objets, cránes ou rondelles crániennes, sur lesquels on a constaté des traces de la trépanation préhistorique, chi- rurgicale ou posthume, il faut citer, en premiére ligne, les dolmens de la Lozére qui, á part les objets qui ont conduit á la découverte de cette opération, ont fourni d'abondants matériaux'". Pruniéres possédait déjá, en 1884, une coUection de 167 échantiUons de ees dolmens''. Les dol- mens, comme on le sait, établissent précisément la transition entre l'áge néolithique et l'áge de bronze '•*.
On a signalé aussi cette opération sur des objets provenant des dol- mens de Dévézes '■% de rAuméde"", de l'Etang-la-Ville"', de Port-Blanc (Morbihan)"^, de Charente"^, de Saint-Atfrique (Aveyron)-°, d'Epóne (dol- men «de la Justice»)'', de Coppiére^", de Mareuil-les-Meaux"^, de Mont- pellier-le-Vieux""*, de Quibéron (cas incertain)"^, de la Salvage (Aveyron)^^, de iMeudon''; des grottes artificielles néolithiques de Baye'-; des grottes néo- lithiques de Sordes"', de l'Homme-Mort^", de Beaumes-Chaudes-'', d'Al- miéres^% de Bray-sur-Seine'^, de Feigneux^'', de la Lozére^^, de Buisse^*, de Rousson prés Salindres (Gard)'', de Nogents-les-Vierges^''; des allées couvertes de Dampont-''^, de Coppiére-sur-Epte''°, de Mureaux'*'; des trou- vailles néolithiques de Cébazat*', de Saint-Martin-la-Riviére (Vienne)*^,
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d"Entre-Roche', d Avigny pres de Mousseaux-les- Brav (Seine-et- Marne)", de Molincourt^\ de Crécy-sur-Morin •*, de Tours-sur-Marne-'', d'Auvernier*", de YauréaT, de Moret", du tertre Guérin"; des tumulus de Bougon '°, de Maupas (Vienne)". de Boujassac'-, de \óve pres Vence'^, de Crozon (Finistére) '•'; des cimetiéres de l'áge de bronze de Guisseny (Finistére) 's, de Luxeuil"^; de trouvailles d'áge incertain de Moulin d'Oyes''', de Liziéres (probablementde l'áge du fer, cas incertain)'** deWargemouiin (époquegauloise)'^, de Hermes (époque mérovingienne)"", de Jeuiily (VIP-IX" siécle aprés J.-C.)^' et de Grugies, cantón Saint- Simon, arrondissement Saint-Quentin (VT' siecle aprés .I.-C.)^'. On a signaié aussi un cráne sans provenance, trepané sur la región frontale^^, et une rondelle conservée au Musée de Reims"''. Les cas de Moutiers^', de CochereP'^ et de Puy-de-Dóme^" remontent au moyen age.
En Espagne, nous connaissons la trépanation préhistorique de Cabeza de Oficio (rondelle)'^ et de divers autres points"-; en Portugal, de Casa da Moura (néol¡thique)^° et d'un tombeau mégalithique ^'; en Angleterre, de Mount Stuart, ile Bute, Ecosse (age du bronze)^- et de Eastris, comté de Rent^'; en Belgique. de la caverne néolithique de Hastiéres-''* et du cimetiére franc de Limet '"; en Suéde, de Harleby, Westgoterland-'''; en Danemarque, de Naes, íle Falster (age de la pierre polie)^', d'Aeró^**, de Lundhofte^^, de Varpelev, Seeland (premiére époque du fer)''°; en Alle- magne, de Giebichenstein prés de Malle*', de Zschorna''-, d'un tumulus thuringien (probablement age du bronze)'", de Tréves (cráne d'une jeune romaine)"'*, et de Mádelhofen (fin de lépoque mérovingienne, cas incer- tain) ■'5; en Pologne, de Ziemcin, Cujavie''^; en Russie aussi, de Nicolo- Odojewsky, ri ve de laWetluga, gouvernement Kostroma (age de la pierre)*', de Koslowka, rive droite de la Rama, arrondissement de Jelabuscht- . schisch (age du bronze)'*^, de Kniaja-gora, rive du Dniepr, arrondissement Ranew, gouvernement de Riew (probablement XV-XVIIT" siécle aprés Jésus-Christ) ■*'=', de Chulam, territoire de Terek, Caucase (cimetiére an- clen )-°'°, et de Rolomtsy prés de Novgorod (age de la pierre)''. On ne trouve pas dans la littérature des renseignements précis sur le cráne tre- pané russe, remis par M. Bogdanow á M. Mantegazza", ni sur les cránes trepanes des cimetiéres de 1 arrondissement de Minussinsk*^. Le marquis de Nadaillac suppose aussi que des anciens cránes d"Esthanie-^' otTrent des Índices de la trépanation.
En Bohéme, la trépanation préhistorique est connue de Strupcice prés Bilin'S; les cas de Sedlece'" n"ont pas été vérifiés'"; il en est de méme de ceux de WockowitZ'^^. En Moravie, on a aussi signaié cette opération de la grotte de Byciskaia (age de Hallstatt)-"*'; en Suisse, des fondations la- custres de Locras (deux cas dont Lun*"" est doutcox)"' et de Concise*^; en Italie, enfin, de la Cava delle Arene candide^-' et de la grotte de Cola*^*.
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De nos jours encoré, la trépanation est en honneur chez les mineurs de la CornoLiaiUe ( Angleterre) ' et chez les paysans du Montenegro'.
On a aussi découvert des índices de cette curieuse opération dans les dolmens de Roknia en Algérie^; et les Kabyles de TAurés la prati- quent méme encoré de nos jours'*.
Aux iles Canaries, elle a été constatée chez les anciens Guanches par M. Chil y Naranjo'' ainsi que par von Luschan*". Les quarante-deux crá- nes d anciens Guanches, conserves au Musée de La Plata, ne présentent toutefois aucunc trace de la trépanation.
En Amérique du Nord, on n'a sígnale d'abord que des cas de per- forations crániennes posthumes'' dans les anciens mounds ígreat mound de River R.ouge, Michigan: mound de Sable River, Lake Hurón, Mi- chigan; Devil River, Michigan). Ces perforations n'ont rien de commun avec la trépanation proprement dite^. Elles nont probablement été pra- tiquéas que dans l'intention de permettre á Tune des deux ames de l'in- dividu de visiter aprés la mort celle qui restait dans lecadavre'; ou elles proviennent simplement d'un morceau dos arraché en scalpant le cuir chevelu (Petitot'°). Les cránes de Madisonville" et de Rock River'' pré- sentent des lésions traumatiques qui ont certaines analogies avec la tré- panation. Les spécimens d'un cimetiére ancien de l'Etat de 1 Ohio et dun mound de Dallas (Illinois) offrent les uns des perforations analogues á celles que je viens de citer; tandis que les autres présentent des lésions produites par des coups de fleches'-'.
Les premiers cas d'une véritable trépanation dans 1 Amérique du Nord ont été sígnales, je croís, d'abord par Farquharson'^*. Ces cas con- cernent les matériaux suivants: une rondelle cránienne d un tumulus des environs de Davenport; la partie d'un cráne duquel avaient été en- levés, en les coupant, sept fragments circulaires, rencontrés par Pratt dans un tumulus de Pine Tree Creek, Muscatine County, Jowa; et un cráne préhistorique avec trois défauts osseux circulaires sur les tempo- raux et les pariétaux.
De deux plaques osseuses du Mexique, M. Pruniéres crut recon- naítre dans Tune d'elles une amulette cránienne'''. Des preuves plus signi- ficatives de la trépanation dans ce pays ont été signalées derniérement sur le cráne, probablement précolombien, d'une vieille femme, appar- tenant aux Indiens Tarahumares de la Sierra Madre"^, et sur le cráne d une autre femme d'une grotte prés de Nararachic (Chihuahua)''. La probabilité de lésions traumatiques et pathologiques, pour ces cas, est cependant assez grande aux yeux de M. Schmidt'''.
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Les cas qui concernent l'Amérique du Siid demandent un examen plus spécial. Je les signalerai en recourant ce pays du nord au sud.
M. le barón de Baye raconte' quun cráne trepané, provenant du haut bassin de lAmazone, a été sígnale par M. de Mondar au Congrés des Américanistes de Turin. Le compte-rendu de ce congrés n a pas paru encoré.
C'est dans lancien Pérou que Ion trouve les cas les plus fréquents de cette curieuse opération. En i SSg, Morton représente, dans son grand atlas", un cráne péruvien du temple du soleil de Pachacamac, offert en don par le docteur Ruschenberger. Ce cráne présente «severa! wounds oí" the occipital bone». Ces lésions dans la figure apparaissent cependant avec toute precisión sur le parietal gauche. Comme le cráne appartient á un homme, Morton croit que ces lésions lui ont été inférées dans une bataille. Je suppose qu'il s'agit d'ouvertures trépaniques. Ce méme cráne se trouve representé aussi superficiellement. dans ces contours, par Aitgen Meigs. en iSSy.-'
En 1866, Gardner presenta á l'Académie de Médecine de New-York un cráne péruvien qu'il suppose trepané*. Je ne dispose malheureuse- ment pas de cette publication pour la consulter: c'est pour quoi je me borne á citer le cas. Je ne sais pas non plus si ce cas est le méme que celui devenu célebre et signalé par Squier sur un cráne péruvien tre- pané, que Squier lui-méme remit, en 1867, á Broca, á Paris. pour en faire l'examen comparatif. Broca le presenta d'abord á l'Académie de Médecine"^ et plus tard á la Société d'Anthropologie''. Ce cas est surtout important parce qu il marque le moment á partir duquel 1 attention re- lative á la trépanation devient genérale.
Ce cráne provient d'un cimetiére inca de la vallée de Yucay, á vingt-quatre milles á Test de Cuzco, Pérou. Ce cimetiére, certainement précolombien. est a une mille de la station balnéaire Inca, le séjour de prédilection et le siége aussi de la famiile royale. Ce qui attire, en pre- mier lieu, 1 attention sur le cráne, c'est le mode d'opération; un mor- ceau quadrangulaire en a été détaché de Tos frontal du cóté gauche par le sciage suivant quatre incisions perpendiculaires deux á deux. Ce morceau présente á peu prés les dimensions d'un fragment qui, aujour- d'hui, serait enlevé a l'aide du trepan. L'opération de ce cráne a pro- bablement été pratiquée á 1 aide d'un grossier ciseau ou d'une lame de couteau. Nadaillac" suppose que l'instrument employé dans cette opéra- tion est une arme des anciens Péruviens. A juger par l'état de la lamina externa. Broca crut que le patient avait survécu a Topération de sept ou huit jours; Nélaton suppose que cette période peut méme étre portee á quinze jours. La cause de l'opération est incertaine. On ne découvre pas de lésions sur ce cráne. Certaines altérations ostéitiques de la tabula interna autour de louverture, dont le cráne devait étre recouvert deja
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avant l'opération, permettent peut-étre de conclure a une hémorrhagie sous la dure-mére. Broca estime que, si c'est vraiment le cas, 1 on peut s étonner réellement de la precisión de la diagnose lócale qui a préside á l'opération '.
Ce méme cas a été publié plus tard encoré, en 1871-72 et 1877, par Squier" qui l'avait sígnale en premier lieu, et, derniérement, par McGee-\
Broca a fait observer aussi, par 1 examen d'un cráne qui lui avait été envoyé par Senézc*, que les anciens Péruviens perforaient les cránes destines á la momification, opération qui, jusqu'á un certain point, peut étre rapportée a la trépanation. Ce cráne présente a la base du frontal une perforation pratiquée de cette maniere: sur le périmétre du morceau á enlever, on faisait une serie de petits trous á l'aide d'un pergoir, aprés quoi l'on faisait éclater le morceau. II est probable que l'on voulait par ce moyen vider le cráne; bien que, plus vraisembla- blement. Ton y introduisait une sabstance qui devait préserver la masse encéphalique de la putréfaction, car l'ouN'erture sur la tabula interna est relativement tres étroite. Cette ouverture était fermée aprés l'opération au moyen d'une plaque rectangulaire qui, on suppose, ne devait pas étre de metal. En Egypte, suivant Hérodote, la masse encéphalique aurait bien été e.xtraite par les fosses nasales.
Wiener' fait aussi mention de cránes péruviens qui auraient été perfores et fermés ensuite au moyen d'un morceau de courge. 11 exa- mina au Musée Remondi, á Lima, deux cránes trepanes, fermés á l'aide d'une plaque de plomb. Muñiz et McGee rapportent sur un cráne pé- ruvien trepané", dans l'ouverture duquel entrait exactement une plaque travaillée d'une valve d'un moUusque qui aurait été égarée dans la suite.
Broca^ appela aussi 1 attention sur la coutume, qui aurait existe en Hongrie, de fermer les perforations pratiquées pour l'embaumement. On conserve, á Budapest, un cráne du XIP siécle avec une lesión qui resulte vraisemblablement d'une perte de la substance, laquelle est remplacée par une plaque de cuivre. Les trous que présentent les bords de cette plaque sur tout son périmétre permettent de supposer qu'elle était cou- sue au cuir chevelu.
Le premier cráne trepané par le ráclage intra vitam, de l'ancien Pérou, fut envoyé a Broca par Wiener, en 1878''. On y observe, dans la región supérieure du front, une ouverture ovale, á bords obliques cicatrisés. Ce cráne provient, comme Wiener le fit savoir plus tard^, d'un cimetiére au nord de Trujillo.
Otis T. Masón publia, en i885, un travail sur un autre cráne tre- pané, recueilli avec les momies ainsi que d'autres cránes'" dans un cimetiére a Chaclacavo, prés Chorica, une montagne des environs de Lima, á 4000 pieds d'altitude environ. Ce cráne est deformé. II
Tomo X 2
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présente sur le milieu du frontal une ouverture pratiquée par une main peu exercée et renfermée dans un polygone de huit cotes. Ce polygone a d'abord été taillé dans Tos duquel on a fait ensuite sauter la masse par éciats pour obtenir l'ouverture mentionnée. Le motif de l'opération est incertain. Masón la considere comme posthume. On découvrit, en outre, sur ce cráne, apres que le cuir chevelu en fut enlevé, une autre petite ouverture dans la partie antérieure de la suture sai^ittale. Masony voit un cas d'ouverture congénitale, cu bien un traumatisme, ou bien encoré un cas d'une opération antérieure. L'ouverture est, en tout cas, cicatrisée.
Trois autres cránes trepanes sont décrits par Mantegazza'. Le pre- mier appartient á une femme et fut recueilli dans la grotte de Zanja- huara, prés Huaracondo, province de Anta, département de Cuzco. C'est un cas des plus intéressants. car on y découvre les Índices de deux essais trépaniques, ainsi que de deux opérations trépaniques réel- lement exécutées. Les deux essais trépaniques de ce cráne paraissent avoir été entrepris á la méme époque. lis afiectent chacun un parietal sur une surface en forme de demi-lune dans le voisinage de la suture sagittale. La lamina externa et spongiosa a été simplement grattée; sur le cóté gauche uniquement, il y a eu une perforation insignifiante, com- pletement cicatrisée. A un niveau inférieur, dans la región oü vient se reunir la suture sagittale á la suture lambdoídale, on découvre deux ouvertures trépaniques, une sur chacun des pariétaux L'ouverture sur le parietal gauche est ovale; celle du parietal droit est double en forme de ^. Elle est produite par deux trous de dimensions différentes. Ces deux ouvertures trépaniques ne présentent aucun Índice de cicatrisation ^.
Le deuxiéme cas^' concerne un cráne féminin probablement. II est deformé de la maniere généralement connue chez les Aymarás. On y observe, sur le frontal, du cóté gauche, directement au-dessus de Tare supercillaire, une tres grande ouverture trépanique, due au ráclage, ainsi qu'une autre petite ouverture séparée de la precedente par une bride osseuse tres faible. Cette deuxiéme ouverture se trouve directement au-dessus de l'orbite. Elle est cicatrisée de méme que la premiére. .Man- tegazza suppose, comme cause de l'opération, une «lesión traumatique». Je serais pluiót disposé, étant donnée la position si particuliére et tout- á-fait caractéristique de ce cas, á croire directement á la névralgie su- praorbitale, a l'exemple du cas étudié par von Luschan'* sur un de ses cránes trepanes de Guanches.
Le troisiéme cas^ concerne un cráne adulte, masculin probablement, deformé ainsi que le précédent et provenant de Ollantavtambo. II pré- sente deux ouvertures trépaniques assez grandes, á bords en biseau et cicatrisées. L'une de ces ouvertures se trouve dans la región droite du frontal au ptérion; l'autre atfecte le parietal dans l'angle précisément formé par la suture sagittale et la suture corónale.
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Bartels a décrit et representé' un cráne trepané de Pisac, Pérou. Ce cráne est la propriété du Miisée Roya! Ethnolot^'ique de Berlin. L'ouver- ture irréguliere, assez grande et á bords droits et cicatrisés, se trouve exactement sur le ptérion gauche.
D'aprés M. Albert S. Ashmead', un cráne de Pachacamac, prés Lima, Pérou, de la coliection Bandelier de l'American Museum of Na- tural History, New-York, montre dans la región supratemporale, sur la suture frontopariétale, des Índices dulcéres syphilitiques que Ton aurait cherché á ¡soler et á faire disparaitre par une incisión circulaire. Je ne veux me prononcer sur le point de savoir si Ion se trouve en présence d'un cas de trépanation.
C'est le docteur Manuel Antonio Muñiz, médecin en chef de l'armée du Pérou, qui a fait connaitre la coliection la plus importante de cránes péruviens trepanes. Par ses soins, cette coliection est arrivée au Musée National des États-Unis de l'Amérique du Nord. Un seul cráne de cette coliection se trouve a l'United States Army Medical Museum. Cette col- iection fournit les matériaux de nombreuses Communications de McGee^, dont un certain nombre, je suppose, m'auront échappé. Les Communi- cations préliminaires furent suivies d'un grand travail*, excessivement détaillé et accompagné de nombreuses planches, publié en 1897.
Des mille et quelques anciens cránes péruviens de la coliection Muñiz, dix-neuf sont trepanes, soit le deux pour cent approximative- ment; plusieurs le sont deux fois et méme trois fois, de sorte que l'on compte vingt-quatre Idsions provenant de la trépanation. Sur ees vingt- quatre cas, treize se rapportent á des individus qui ont supporté avec succés l'opération, six ou sept indiquant que la mort est survenue pen- dant ou peu aprés l'opération. 11 s'agit certainement, dans ees cas, d'opérations motivées par des traumatismes dangereux. Sur onze cránes qui présentent seize trépanations, il n'est pas possible de faire d indica- tions precises relatives au but de l'opération. Le succés dans ees cas est plus favorable. McGee avance pour ceux-ci et sans raison, a mon avis, une cause «thaumaturgique» (religieuse et mystique). La morta- talité est insignifiante.
Ces cránes, pour la plupart, sont adultes et appartiennent presque en totalité á des hommes. Les déformations sont assez fréquentes. Le pro- cede suivi dans l'opération est celui que j'ai relaté pour le premier cas de Squier: incisions rectilignes ou curvilignes en direction perpen- diculaire deux a deux ii et enlévement du morceau ainsi circonscrit; ou bien celui que nous connaissons du deuxiéme cas de Wiener, soit le ráclage. Les dimensions et la forme des ouvertures sont tres variables. Dans l'un et l'autre procede, l'instrument employé est en pierre, ce qui est assez surprenant. On ne peut pas diré que l'opération se faisait pré- cisément avec soin. Une comparaison de ces cas prouve, au contraire.
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que l'opération se faisait sans prendre en considération les rapports anatomiques. La supposition de Broca, qui nous parle d'une diagnose precise dans le cas de Squier', est insoutenable. Sur un de ees cas, remarquable par une ouverture trépanique, grande, allongée et rectan- t^ulaire (n° j 9), cette ouverture avait étc refermée au moyen d'une plaque faite de la coquille d'une bivalve (píate of shell), qui y entrait exacte- ment. Ce sujet na pas survécu longtemps á l'opération, et Ton y dé- couvre de faibles traces de periosteitis qui Ton peut attribuer soit au traumatisme soit á l'opération méme.
Huit autres anciens cránes péruviens trepanes, qui se conservent au Musée de Cuzco, sont aussi figures dans le grand travail de McGee^
Macalister fait aussi mention de deux cránes trepanes qui se trouvent dans une collection de quatre-vingt-sept cránes précolomb¡ens'\
Je dois á l'extréme amabilité de M.le docteur Berg, directeur du Musée National de Buenos Aires, de pouvoir taire connaítre un cráne péruvien qui se trouve dans les coliections de cet établissement. Je suis heureux de le remercier ici de sa complaisance. La provenancede ce cráne n'est malheureusement pas connue avec precisión. L étiquette porte l'in- dication : «Donación D. Mariano Lozano.» D'aprés le donnateur, le cráne appartiendrait á la momie d'une femme péruvienne, obtenue par le Musée de la méme maniere que le cráne ('). 11 n'en est pas ainsi tou- tefois. La position de la momie avec le corps incurvé en avant met déjá cette hypothése en doute. De plus, un examen comparatif des vertebres de la región cervicalede cette momie, qui toutes sont presentes y com- pris l'atlas, avec une autre serie complete de vertebres cervicales, liées encoré entre elles par des ligaments, prouve que le cráne en question appartient en réalité á cette serie de vertebres offertes également en don par M. Lozano et non á la momie.
(') La premiére mention de ees momies se trouve dans: Sumario sobre la fundación y los progresos del Museo Público de Buenos Aires, «Anales del Museo Público de Buenos Aires», tomo I, Buenos Aires, 1864, page i-i i, spéc. page 6: «El señor doctor Aguirre ha mandado nuevamente al Museo dos momias del Perú, como regalo del señor doctor Lozano al estableci- miento.»— Carranza se refere á cette notice dans un compte-rendu: «Anales del Museo Público de Buenos Aires etc., par Ángel J. Carranza, Revista de Buenos Aires, lomo VII, i865, page 273-283», et dit page 279: «que dos momias, que pertenecieron al doctor don Francisco Mar- tínez Doblas, acaban de ser regaladas al Museo». Ce sont des mémes cas auxquels Luis Jorge Fontana fait aüusion dans un petit opuscule (El arte de embalsamar y las momias egipcias y peruanas del Museo Público. Extrait de la «Revista de Buenos Aires», 1870, page 21), quand il dit que les momies péruvicnnes sont simplement desséchées sans avoir été soumises á aucune ma- nipulation particuliére. —
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II n'est cependant pas douteux que toutes ees piéces provi'ennent du Pérou. Le cráne se caractérise par la déformation artificielle bien connue des cránes de cette provenance. La planche I, qui accompagne ce travail, renseigne assez bien sur le degré de cette déformation. J'omets une des- cription détaillée.
Ce cráne est de couleur jaunátre, et il est recouvert encoré de grands lambeaux du périoste et des ligaments, de sorte qu'il ne peut pas re- monter á une tres haute antiquité. II paraít toutefois d'origine préco- lombienne, attendu que la sécheresse du climat, dans cette región de TA- mérique du Sud, favorise d'une fai^on extraordinaire la conservation des cadavres qui se desséchent complétement sans se décomposer.
Le maxillaire inférieur de ce cráne est aussi présent. II n'est pas figuré dans ce travail dans le but unique de rendre plus facile la com- paraison avec un cráne bolivien du Musée de La Plata (voir planche II), qui sera décrit plus loin.
Ce cráne présente sur le cóté gauche de la capsule cránienne une perte de la substance osseuse, qui embrasse la moitié postérieure gauche du frontal, de telle maniere que le bord postérieur de l'ouverture corres- pond au segment gauche de la suture corónale. Cette perte de la sub- stance osseuse commence á deux centimétres du bregma, s'étend sur le frontal pour atteindre de nouveau le parietal trois centimétres au-dessus du ptérion, aprés avoir décrit un are irrégulier en avant. Le bord pos- térieur de 1 ouverture qui correspond, comme je viens de le diré, au segment gauche de la suture corónale, est presque rectiligne.
C'est le eontour libre seulement de l'ouverture qui est ainsi décrit; car il est á remarquer que le bord présente un biseau tres aigu, qui n'a pas moins de un á un et demi centimétres de largeur, de fai;on que le parietal se trouve aussi affecté. L'angle d inclinaison de ce biseau est assez constant sur tout le pourtour. C'est le bord inférieur sur le fron- tal qui a l'angle d'inclinaison le plus fort ; tandis que le plus faible s'observe au fond postérieur sur le parietal oú il est aussi moins cons- tant, et oú la surface en biseau est aussi plus irréguliére, et parsemée de rugosités et de proéminences. La rugosité s'observe aussi particuliére- ment sur un avaneement du frontal sur le bord supérieur de l'ouverture (voir planche I ).
Le diamétre de rouverture est assez considerable: il atteint, dans sa plus grande longueur, six centimétres; et le petit diamétre est de quatre centimétres. Le eontour libre de l'ouverture est assez aigu et présente assez de régularité, abstraetion faite de Tune ou l'autre échancrure. L'a- vancement le plus important, determiné par ees échancrures, est préci- sément eelui dont je viens de parler sur le frontal, du cóté supérieur de l'ouverture et dont la rugosité de la surface est particuliérement ac- centuée.
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11 est presque superílu d ajouter que les bords de cette ouverture sont complétement cicatrisés.
Comment expliquen la cause de cet accident? II est á remarquer, en premier lieu, que cette ouverture est tres vieille ; la callosité en est complétement résorbée. D'autre part, on observe sur les bords de petites lamelles ostéophytes, dirigées vers Tintérieur. Ce qu il y a eu encere de plus remarquable peut-étre, c est que la moitié droite du frontal est dé- cidément plus développée, relevée et comme boursoufflée. Elle fait saillie, et sa voussure se détache bien du parietal. Le parietal droit, á vrai diré toute la moitié droite du cráne, a aussi un déveioppement plus fort, ce qui ressort parfaitement de 1 examen direct de ce cráne. J'ai fait mention plus haut du cas de Cibournios (dolmen de la Lozére) dans lequel le parietal gauche est trepané. Le parietal droit a un plus fort déveioppe- ment, et la suture sagittale est incurvée. Broca voulait conclure de ce cas que la trépanation se pratiquait uniquement chez les enfants'.
Une pareille assymétrie, bien qu"á un moindre degré, se présente aussi sur notre cráne; et l'ouverture a dú y étre pratiquée alors que le cerveau. c'est-á-dire le cráne, était encoré dans sa période de croissance.
Cette remarque ne nous fournit cependant pas encoré une solution du probléme.
L on pourrait admettre une blessure qui aurait determiné la forma- tion de séquestres et 1 élimination des parties mortifiées du frontal. L ir- régularité de l'ouverture et la coíncidence du bord postérieur avec la suture corónale constitueraient certainement une preuve á l'appui de cette hypothése. Cette explication ne justifie toutefois pas d'une maniere assez satisfaisante les dimensions de l'ouverture. Les traces d'autres lé- sions, de fissures en particulier, qui certainement devraient accompagner un cas de cette importance, font aussi totalement défaut.
II me paraít beaucoup plus vraisemblable de croire á la trépanation de ce cráne; d'autant plus que des cas de ce genre sur des cránes péru- viens sont assez communs comme il resulte des citations faites plus haut. L irrégularité des bords de I ouverture pourrait étre attribuée a l'in- égalité dans la croissance des ostéophytes. On ne comprend cependant pas bien pourquoi le bord postérieur correspond exactement á la suture corónale. II paraítrait des lors que la partie, qui doit avoir été enlevée du parietal, aurait été remplacée par la cicatrisation complete par hasard seulement jusqu'á la región de la suture corónale. L'état spécial de ce cráne, dú á Táge de la blessure, ne facilite pas la diagnose precise.
Des Índices, qui éclaircissent la cause de la trépanation, font aussi absolument défaut. On n'observe non plus des traces d'accidents ou de lésions des parois osseuses qui pourraient avoir motivé la trépanation. On ne découvre pas non plus d'anomalies dentaires, qui, dans le cas de Nóve^, auraient sollicilé l'opération.
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Malgré toiit. je m'incline á consideren ce cas comme appartenant á une ouverture trépanique. C'est rexpÜcation á la fois la plus rationnelle et la moins forcee qui lui con\¡enne.
La méthode suivie dans Topération était probahiement le ráclage.
Je n'entreprends pas des mesures et une description spéciale de ce cráne qui, du reste, ne seraient ici pas á leur place.
Je \-eux m'arréter également sur deux cas inédits du Musée de La Plata. Les deux cas se rapportent á la Bolivie. L'un deux est un cráne du type aymara, présentant une déformation extraordinairement pro- noncée. Ce cráne est rotulé: «La Paz, B. J. Montero, Enero 1891» et provient certainement de la Bolivie. Sur le segment gauche de la su- ture corónale, á une certaine distance entre le bregma et le ptérion, il offre une surface de résorption de la substance osseuse qui embrasse éga- lerrrent le parietal et le frontal (voir planche II). Cette perte de substance est en forme de demi-lune dont le croissant est dirige en bas. Les bords en sont complétement cicatrisés et présentent la régularité d'une incisión faite avec le couteau. La partie qui limite larc supérieur de cette surface est irréguliérement creusée et présente, dans la región de la suture coró- nale, un enfoncement assez prononcéqui s avance vers la partie médiane. La partie, qui limite le bord inférieur, présente des inégalités encoré plus prononcées. Sur langie postérieur du croissant, on observe un grand ostéophyte.
A un niveau inférieur de ce défaut, á un centimétre approximati- vement de la suture avec le squamosal, part une fissure cicatrisée qui se dirige en bas, et qui est encoré parfaitement reconnaissable. Sur le squa- mosal, cette fissure se bifurque. L'une des branches est dans la direc- tion méme de la fissure principale; elle est fermée, cicatrisée et á peine reconnaissable. L'autre, que Ton peut considérer comme la prolongation de la fissure principale, est bien ciaire et se dirige en arriére vers le po- rus acusticus dont elle atteint le bord, et se continué sur la paroi su- périeure du méat auditif. Cette dernicre branche s'est aussi complétement refermée ; elle n est restée ouverte que sur une partie de la paroi du méat auditif.
On découvre aussi sur la planche II que, dans la región qui precede immédiatement le porus acusticus, cette branche de la fissure est le mieux reconnaissable.
J'ai cru reconnaítre, dans ce cas, une trépanation typique qui aurait été déterminée par un traumatisme de la paroi gauche de la capsule crá- nienne avec une fissure dirigée en bas. La cicatrisation aurait eu le meilleur succés. Je l'ai méme presenté comme tel. en le rattachant á un
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autre cas du Rio Negro ( ), devant la section de médecine du premier Congrés scientifique latino-américain en faisant cette méme relation '. Dans la discussion qui s'ensuivit, le docteur Daniel J.Cranwell. de Bue- nos Aires, manifesta «que, commeconséquence du traumatisme, il s était produit une osléomyelitis dont les séquestres s'étaient elimines, donnant origine a l'orifice que Ion observe actuellement». Le docteur Pascual Palma, de Buenos Aires, participa aussi de cette opinión. «11 croit á une ostéomyelitis qui aurait méme determiné la formation d une partie osseuse supplémentaire, due au périoste qui serait devenu actif et aurait donné lieu á cette néoformation.»
A ees observations, j'insistai sur ma détermination á laquelle jetáis arrivé par comparaison avcc d'autres cas analogues. Maintenant, je suis convaincu qu'il ne s'agit pas d'un cas de trépanation. et que ce cráne n'a souflert aucune opération. C'est simplement un cas de traumatisme. 11 s"agit d'une infraction par suite de laquelle une partie de la paroi de la capsule cránienne, précisément celle qui correspond au bord inférieur de la surface considérée. a été enfoncée. On reconnait encoré sur cet en- foncement la linea temporalis inferior. C'est aussi cette fracture qui a determiné la fissure dont il est parlé plus haut. 11 est á constater, toute- fois, que cette fissure a son origine dans la región de l'ostéophyte, et qu'elle limite l'enfoncement de la partie postérieure inattaquée des parois de la capsule cránienne. A partir de un centimétre en dessus du ptérion, elle présente précisément les caracteres reconnus plus haut.
11 est probable que nous nous trouvons en présence d une blessure produite par une arme contondante, peut-étre par un coup de massue. Toujours est-il que la cicatrisation a eu le succés le plus parfait sans l'intervention d'une opération auxillaire.
Le troisiéme cas, auquel je veux m'arréter, concerne la tete dessé- chée d'une momie conser\ée aussi au Musée de La Plata, et provenant de Bolivie (planches 111 et IV). Elle a été obtenue en don de la Société Scientifique Argentine de Buenos Aires. II ne s agit pas d'une trépanation proprement dite, sinon d'une perforation ou plutót d'une craniectomie. Cette tete a été sciée du tronc dont elle est séparée; et le tronc lui-méme fait défaut. La couleur est le brun caractéristique des parties charnues desséchées.
De meme que dans les deu.x cas antérieurs, il s'agit d'un cráne de
(') (^uant á ce cráne du Rio Negro, qui a fail Tobjel principal d'une de mes contcrences au premier Congres scientifique latino-amcricain, je m'cn occuperai plus spcciaícmcnl dans une communication qui paraiira dans celta meme Revue.
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dcformation cylindrique. II est enveloppc d'un bandean, disposé suivant la rainure probablement comme le sujet le portait du vivant. Ce ban- deau se compose d'un bandage terminé par des franges. Le bandage proprement dit mesure 5 i centimétres de longueur sur 5 centimétres de largeur; la longueur totale étant de i métreyo. II est tissé de fibres vegetales et porte comme ornement des lisérés paralléles de couleur noir- brune, jaune-brune et rouge vineux (voir planche V).
En enlevant ce bandean, je découvris d'une faíjon tout-á-fait inat- tendue les lésions si caractéristiques et certainement posthumes qui ont été inierées á ce cráne.
Un morceau du cuir chevelu, en forme ovale, est enlevé sur la moitié droite de l'occipital oú se trouve le torus occipitalis, qui est tres large, bien développé et de surface assez réguliére. La surface de Tos, mise á nu, a son plus grand diamétre dans le sens vertical. 11 est de 6,5 cen- timétres tandis que le plus petit diamétre n'en a que 4,5. Les bords de l'incision sont droits et le cuir chevelu, dans cette región, est relati- vement peu épais. II est probable, comme on le verra, que Ton ait voulu pratiquer une ouverture sur ce cráne aprés la mort de la personne: et que 1 on y aurait renoncé en présence de la dureté de l'os. On ne découvre tou- tefois sur l'os aucune trace de ráclage ou d'incision (planche III).
C'est alors que l'on aurait repris l'opération sur le cóté droit de la tete oü se trouve enlevé un tres grand morceau de cuir. Postérieure- ment. l'incision est pratiquée á la región pariétale, passe devant l'oreille et se dirige en bas pour atteindre l'angle de la máchoire inférieure; de la, elle suit le bord inférieur de cette máchoire et arrive presque au men- tón (voir planche l'V). Antérieurement, la ligne d'incision est plus irrégu- liére. Elle s'avance en formant un angle dont le sommet atteint le front, et passe derriére l'angle externe de l'orbite; de la, elle se dirige en bas dans une direction plus ou moins paralléle á la postérieure, atteint le coin de la bouche et vient se reunir á la precedente prés du mentón. C'est ainsi que se trouve enlevé, sur le cóté droit du visage, une grande laniére de la peau assez large en haut et étroite en bas. Les gaines mus- culaires et les muscles se sont conserves en grande partie.
On a pratiqué ensuite sur ce cráne une perforation plus ou moins dans la región moyenne du segment droit de la suture corónale, par la- quelle on a enlevé un grand morceau irrégulier du parietal et du frontal. Cette ouverture est vraisemblablement due á une incisión faite au moyen d'un instrument métallique tranchant. Les bords de l'ouverture répon- dent tantót á une section droite, tantót á une section oblique, inclinée du dedans au dehors de telle faqon que le bord externe de l'os surpasse le bord interne. Plus tard, l'ouverture sur le bord antérieur a été recou- verte par la peau qui s'y est desséchée.
Les meninges ont été aussi perforées dans cette opération. Sur la
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planche correspondante, on voit en partie le trou qui traversa la dure- mére, laquelle s'est considérablement retirée en se desséchant.
Quant au but de toutes les manipulations auxquelles ce cráne a été soumis, il ne peut y avoir de doute: la masse encéphalique a été retirée de la capsule cránienne pour la substituer, dans rembaumement, par une masse formée de resine et de tissus végétaux, qui, primitivement, devait remplir complétement cette cavité, mais qui, par une diminution de son volume, produite par le desséchement de la substance, laisse actuellement une partie de sa capacité vide.
Ce procede ne devait avoir d'autre but que la conservation du sujet. Ce but aurait cependant été atteint sans qu"il füt nécessaire de recou- rir á ees manipulations, car on sait que, dans les pays chauds et secs, les cadavres se desséchent et se conservent parlaitement. Le remplissage de la capsule cránienne d une masse résineuse n a pas eu non plus dans ce cas une influence pour sa meilleure conservation.
Que des procedes de cette nature aient été en usage chez les anclen - nes peuplades de FAmérique du Sud, est un fait connu. Dans l'Hisíoire lie ¡a découverte et de la conquéte du Pérou. par Zarate ("). on lit á la page iG: «Dans chaqué Temple, il y a deux figures en relief ou deux statues de Boucs noirs devant lesquelles ils font continuellement brúler du bois de certains arbres du país, qui sent fort bon; mais quand ils en ótent 1 ecorce, il en distille une liqueur dont Todeur est si forte qu'elle en est désagréable, et si on oitit de cette liqueur un corps mort. et qu'on en fasse coulerdansle corps parla bouche, il se conserve sans se corrompre.»
A la page i 7, on lit aussi: «Dans quelques Temples, particuliérement dans les villages qu'ils nomment de Pafao, on voyoit á tous les piliers des corps d'hommes et d'enfants attachés en forme de croix, et qui étoient si bien embaumés, ou la peau si bien enduite de la liqueur de ees ar- bres dont nous avons parlé qu"il n'en sortoit aucune mauvaise odeur.»
On trouve aussi dans la Historia de las Indias, de Francisco López de Gomara (") pages 18 1-2, le passage suivant: «Sepultanse debajo la Tierra, i algunos embalsaman, echándoles \i\ licor de Arboles olorosí- simo por la garganta, ó vntandolos con Gomas.»
Pour ce qui concerne la resine de remplissage de la tete de la momie qui m occupe, c'est une substance d'un brun jaunátre dont la masse est parcourue de fibres vegetales, et qui se réduit facilement en poudres. Elle dégage une odeur légérement aromatique en brúlant et la flamme est chargée de suie. La nature résineuse de cette substance a été établie par
{') Histoire de la découverte et de la conqucte du Pértiu, traduiíc de l'cspagnol d'.Xugustin de Zarate, par S.D.C., tome premier. A Paris, par la compagnie des libraires, MDCCXLII. Avec privilcge du roi.
{") Francisco López de Gomara: Historia de las indias. Madrid 174U.
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un chimiste de ma connaissance. Comme une analyse quantitative de cette substance ne conduirait pas á la détermination de la plante qui la fournie, il y a renoncé.
Ce cas fournit a la science un résultat dautant plus intéressant qu'il confirme précisément les Communications des anciennes chroniques.
II serait recommandable de soumettre á des investigations de ce genre les momies qui présentent des lésions á la tete.
Pour compléter cet examen de la trépanation préhistorique et ethno- logique, il ne sera pas sans intérét de passer á l'Argentine.
Un cráne de Caranga, sur la frontiére argentino-bolivienne, légére- ment deformé d'aprés le type de Natchez, présente une ouverture trépa- nique fraíche sur le tuber parietale gauche. Un autre cráne de Pueblo \'iejo, dans les gorges de Tucuté, province de Jujuy, département de Cochinoco, a l'occipital aplati au point de pouvoir reposer en equilibre sur cet os, ce qui, d'aprés Virchow, est une preuve de déformation artifi- cielle, opinión qui est cependant mise en doute par de Luschan '. On ob- serve sur le tuber parietale gauche de ce cráne une surface de la gros- seur d'une piéce de deu.x marks, assez réguliérement circulaire, dontles bords polis sont inclines vers le centre oú elle est percée. Cette ouver- ture présente une saillie osseuse analogue aux cicatrices qu offrent certains cas de trépanation '.
Je consideráis un cráne du Rio Negro «qui montre un commence- ment de ráclage au parietal», presenté á Paris par Moreno ', comme un cas de trépanation imparfaite sur le vivant. Comme ce cráne est un des plus anciens de l'Amérique du Sud, Ton se trouverait en présence du premier cas connu d'une opération medícale pratiquée dans l'x^mérique du Sud ou plus particuliérement dans la République Argentine. C'est á ce point de vue que je le présentai au premier Congrés scientifique latino- américain oü la trépanation fut objectée''. Depuis, je suis revenu aussi de mon opinión en ce sens, comme je le démontrerai sur ce cas méme d'une maniere irrefutable dans un travail subséquent, qu'il s'agit sim- plement d'un essai inachevé de perforation de ce cráne sur le mort, soit d'une trépanation posthume, comme l'appellerait Broca. Je me reserve, je le répéte, de traiter ce cas dans un travail spécial.
Au Chili, il n'a pas été rencontré de cráne trepané. Au Musée de Santiago de Chile méme, il n'existe pas non plus, á m'en référer a la bienveillante communication de M. Philippi, de piéces concernant cette opération.
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Pour terminer, je veux jeter un coup d'ceil sur la Polynésie. Les premieres Communications relatives a la trépanation dans cette región du globe remóntenla 1874, et se trouvent a Samuel Ella". Elle se référent aux indigénes d Uvea, une des íles de l'archipel de la Loyauté, qui vivaient á 1 age de la pierre. L'auteur sígnale, comme causes de l'opération, les maux de tete, la névralgie, les affections cerebrales en general et le ver- tige. L'opération, qui alors se pratiquait a laide d'une dent de squale, se fait aujourd'hui á laide d'éclats de verre.
A ees Communications d'Ella, se rapporte une notice parue égale- ment en i 874 ■.
D'aprés la meme publication'% les insulaires soumettent aussi aii rá- clage les os longs des extrémités (cubitus et tibia) pour combatiré le rhu- malisme. Les Instruments employés dans cette opération sont de verre.
Turner confirme, en 1S84, la pratique de la trépanation chez les indigénes dUvea**. Les coquillages de moUusques auraient fourni, d'aprés cet auteur, les ¡nstruments employés dans l'opération. II indique également comme cause de l'opération les maux de tete. II prétend que l'ouverture souvent se recouvrait á 1 aide de fragments de la coquille d'une noix de coco.
Dans cet intervalle, la trépanation fut aussi signalée, en 1875, de Tahiti^. Lesson adressait un rapport circonstancié á ce sujet á la Société d'Anthropologie de Paris qu'il accompagnait de tous les instruments em- ployés dans cette opération. La publication de Topinard, annoncée en ce méme endroit, na pas paru.
Hamy*, se référant á certaines Communications, prétend que la tré- panation a aussi été en honneur chez les insulaires de Pomoton. II ne mentionne toutefois rien de précis.
C'est Mantegazza qui décrit, en 1886", le premier cráne trepané de la Polynésie. C'est aussi «la premiére preuve directe» de l'usage de la trépanation dans cette región du globe. Ce cráne provient du village de Cocchi sur le Fly River de la Nouvelle-Guinée. Un deuxiéme cráne de la Nouvelle-Calédonie est publié par Hansen en iSgS^. Le cráne d'une momie de la Nouvelle-Calédonie aussi fut décrit par Bartels"; de Luschan oppose cependant des objections á ce cas'°. Ce méme auteur" ne reconnait pas non plus comme absolument authentique le cas de la photographie d'un cráne trepané d origine nouvelle-calédonienne, soit di- sant, provenant de la succession de M. de Hochstetter.
Les premieres Communications sur un cráne trepané de la Nouvelle- Bretagne, de la coUection de Dresden, sont dues á M. de Luschan''. Plus tard, il a décrit aussi trois autres cránes trepanes de la méme provenance'^. Ce qu'il y a de plus remarquable, dans ees trois cas, c'est la cicatrisation qui se présente sous forme de rainure allongée et fait supposer que le ráclage n aurait été pratique que dans une seule direction.
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A part de ees preuves directes de la trépanation. M. de Luschan fournit aussi des preuves tirées de la littérature: un article du Réverend John A. Crump' qu¡ décrit Topération complete telle qu'elle se pratique en Nouvelle-Bretagne, et des extraits d'une lettre du docteur Hahl. qui confirment et complétent les indications de 1 article cité.
Je suis á la fin de cet aperí^u sur la trépanation telle qu elle nous est révélée par l'histoire préhistorique et l'ethnologie. Par la, je ne veux pas diré que la question soit épuisée. II est évident que l'étude directe des matériaux nous reserve encoré bien des surprises. Les peuples primitifs, de méme que les peuples préhistoriques, se caractérisent évidemment par une plus grande résistibilité á rinfection et une sensibilité moins pronon- cée aux douleurs que les peuples de la civilisation moderne. Bartels' fait remarquer avec beaucoup de justesse que la sensibilité des étres hu- mains aux douleurs provoquées par un traumatisme ou par une opération chirurgicale sans asepsie est excessivement variable, et que lune des cir- constances les plus importantes dans son appréciation est le degré plus ou moins elevé de civilisation.
NOTES
Abréviations: —
B. S. A. P. = «Bulletins de la Socicté d'AnthropoIogie de París». B. S. A. L. = «Bulletins de la Socicté d'AnthropoIogie de Lyon».
B. S. A. Br. =: «Bulletins de la Socicté d'AnthropoIogie de Bruxellcs» . Mat. = «Matériaux pour l'histoire primitive et naturelle de l'homme». A. F. ^ «Association franfaise pour ravancement des Sciences».
Z. E. V. =^ «Verhandlungen dcr Berliner Gescllschaft für Anthropologic, Ethnologie und
Urgeschichte» . A. 1". A. =^ «Archiv für Anlhropologic».
C. f. A. = «Centralblatt für Anthropologie, Ethnographic und L'rgeschichte, herausgegeben ven Buschan».
Notes de la page 3 : —
1. AssEZAT ET CoLLiNEAu: [^Rei'ue franfuise^ cnncernani les i'olumes des lítdletins de la So-
ciété d'AnthropoIogie de Parts, i8y4-y5'\. «Revue d'Anthr.», 1876, p. 335-338.
2. Atlee, Walter F. : Prehistoria trephining. «The Medical News». A weekly Medical Jour-
nal, vol. XLII, January-Junc, i883, Philadelphia, Henry C. Lea's Son & Co., Sa- turday, April 14, i883, n° i5, p. 426.
3. Barón de Baye: La trépanation préhistoriquc . París. 1876.
Id.: Les amuleties crániennes á Vdge de la pierrc pidie. Tours, 1878. «Bulletín monu- mental», 1878, n" 6.
4. Bertillon; Des amulettes crániennes et des crdnes perfores, «La Nature». París, 1875,
I, p. 298-300.
5. Buckland, Miss a. W.: Surgery- and superstition in neolithic times. «Journal of the
Anthrop. Inst. of Great Britain and Ireland», London, 1881-82, XI, p. 7-21. Avec discussion (Rudier).
6. Buschan G.: Trépanation, dans «Handwürterbuch der Zoologie» . Tome VIII. 1898,
Bresiau, Eduard Trewendt.
7. Fletcher, Dr. Robert: Cranial amulets and prchistoric trephining. «Transact. of the
anihr. Soc. of Washington». Volume I. Washington, 1882, p. 47-61.
8. Hoernes, Dr. Moriz: Die Urgeschichte des Menschen nach detn heutigen Stande der Wissen-
schaft. Wien, Pest, Leipzig, A. Hartlebens Verlag, 1892, p. 94-96.
9. Horsley Victor; Trephining in the Neolithic Period. «Journal of the Anthrop. Inst. of
Great Britain and Ireland», London. Vol. XVII, 1887, p. 1 00- 1 06, avec discussion.
10. Le Barón: Lésions osseuses de l'homme préhistoriquc en France el en .Mgérie. Thcse pour
le doctorat en mcdecine. París. 1881, p. 1 9 ct suí*.
11. .Marignan: La trépanation néolithique. [Revue]. «Gaz. hebd. des soíenccs méd. de Mont-
pellícr», 1880, II, 231-233.
12. Marquis de Nadaillac: Les trépanations préhistoriques. «Le Correspondant», Paris,
1879. Tome 116, p. 730-736. I 3. Oettinger: Einiges aus dem Gebiete vorhistorischer Medicin. Przeglad lekarski n" i-3, 1879 (Krakau?) D'aprcs le resume de l'autcur dans «Vírchow-Hirsch Jahrcsberichtcn» XIV, 1879, I, p. 371.
14. Quatrefages: Hommes fossiles et hommes sauí'ages. París, 18S4, p. i 27-131.
1 5. Reinach, Salomón: Ántiquités nationales. Description raísonnée du Musée de Saint-
Germain-en-Laye. I. Époque des alluvíons et des cavernes. Paris, Firmin-Didot et Cié., 1889, p. 19.
16. Sal.mon: .\rticle Trépanation ilam Diclionnairc des Sciences anthropolugiques. Paris, ¡HSft .
— 31 —
17- Zaborowski: L'homine préhistorique. \'olume XV de la «Bibliothéque ulile» . Librairic Germer Baillícre et Cíe., París, IT édition, sans date, p. 147-149.
18. **" Prchistoi'ic trephining. «The Medical News». A weeklv Medical Journal, ^"ol. XLII,
January-June, i883. Philadelphia, Henry C. Lea's Son &Co., i883, n° i 2 , Satur- day, Marsh 24, i883, p. 332-333.
19. *'* Prehistoric Surgery. «The Westminster Revicw», London, .\pril to Deccmbcr (incluí,
1887. Vol. 128, p. 538-547.
20. Barón de Baye; L'archéologie préhistorique . Paris, 1880, p. 2 i 3 et suivantes. Resume
dans «Revue d'Anthropologie», 1881, p. 5o8. Id.; L'archéologie préhistorique. «Bibliothéque scientiñque contemporaine» . Paris, 1888, p. 148 et suiv. Res. dans «.Matcriaux pour l'hisioire primitive et nalurelle de Thomme»,
1888, p. 294-302; dans «Le Correspondant», Paris, 1888, II. p. 1171-1176, par Nadaillac.
2 I . Beaucoup de travaux, je cite spécialement les suivants; Broca: Présentation. B.S.A.P., 1875, p. i56-i57. Id.; Sur la trépanation du crdne et les amulettes crániennes á Vépoque néolithique.
Congrés intern. d'anthrop. et d'arch. préh. Compte-rendu de la VIH' session, Budapest,
:876,p.ioi-i90. .Avecdiscussion. Reimprime dans «Revued'Anthr.». i 8 7 7 , p. 1-42;
193-225. Res. dans «Virchow-Hirsch Jahrcsbericht.», XII, i 877. 1. Teil, p. 362; dans
« .\rchivio per 1 'Antropología» , 1876, p. 244-245 ; dans« Correspondenzblatt d . Deutsch .
.\nthr. Gesell.», 1877, p.25; dans Mat., XII, 1876, p. 438-439. Id. ; Sur ¡a trépanation du crdne et les amulettes crdniennes á Vépoque néolithique . «Bullctin
de l'Académie de médecine», Paris, 1877, VI, p. 710-714. Id.: Crdnes néolithiques trepanes . B.S.A.P.,i88o, p.io. Resume dans «Revued'Anthr.» ,
1882, p. 33o.
22. Fletcher, Robert: On prehistoric trephining and cranial amuléis. «Contributions to North
.\merican Ethnology». Vol. V, 1881 [1882], p.25-57, 9 planches, 2 figures (Resume par Nadaillac dans «Revue d'.\nthr.», i883, p. 735-741).
23. JoLY, N.: L'homme avant les méiaux. 3'cdition, Paris, Librairie Germer Bailliére et Cié.,
1881, p. 79-81, 307-3 10.
24. MoRTiLLET, G. de: Le préhistorique. Antiquité de l'homme. Tome VIII de la «Bibliothéque
des Sciences contemporaincs» , Paris, Reinwald, i883, p. 6o5-6io.
25. .Marquis de Nadaillac; Les premiers hommes et les temps préhistoriques. Tome I. Paris,
G. Masson, 1881, p. 216. Id.: Les trépanations préhistoriques . «LaNature», Paris, i88t3, II, p. i3i-i35. Id.: Sur les trépanations préhistoriques. Extrait G.-R. de I'.-Vcad. des inscriptionset belles-
lettres. Paris, 1886. Id.: M(Eurs et monuments des peuptes préhistoriques. Paris, G. Masson, 1888, p. gi et
suiv., p. 209 et suiv.
26. TiLLMANNS, H.: Uebcr praehistorische Chirurgie, «von Langenbecks Archiv für klinische
Chirurgie», Berlin, 1882-83, XXVIII, 775-802, i planche ( Nach einem Vortrage gehalten in der chir. Section der 55 . Versammlung dcutscher Naturforscher und Aerzte zu Eisenach, am i g. September 1882.) Resume par J. Ranke dans A. f. A., XV, 1884, p. 354-365; dans «Virchow-Hirsch Jahrcsbericht.», i883, I. p. 33o; Notice dans «Revue d'.\nthr.», i885, p. 709.
27. Stockwell, G. a.: Curiosities of therapeutics. III. Prehistoric and mystical medicine.
«Therap. Gaz.», Detroit, 1887, III, p. 525-541.
28. \Vy.man, H. C.: Prehistoric trephining . «Am. Lancet», Detroit, 1892, XVI, p. g-i 3 .
2g. Prehistoric trepanning [from «Cornhill Mag.»^ «Popular Science Monthiy», New-York, 1892-93, XLII, p. 535-542.
Page 4: —
1. Pruniéres (de Marvéjols): Sur les objets de brrm^e, ambre_, verre_, etc._, mélés aux silex
et sur les races kumaines dont on trouve les débris dans les dolmens de la Lo^ére. A. F., ir sess., Lyon, iSyS, p, 683 á 7o5. Resume dans Mat., IX, 187 3, p. 367; dans «Harpers Magazine», Mai 1876, dans «Revue d'Anihr.», 1874, p. 749.
2. Pruniéres: Sur les crdnes artificiellement perfores á Vépoque des dolmens. Discussion
(Broca, Hamy, Lcguay) B.S.A.P..1874. p. i85-205.
— 32 —
3. Voir B.S.A.P., 1874, p. 189 et suiv.
Broca; Sur les Irépanations préhistoriques . Discussion. B. S. A. P., 1874. p. 542-556.
4. Voir B.S.A.P., 1874, p. 544.
5. Broca: Sur les Irépanations préhistoriques. Discussion. B, S. A. P., 1876, p. 236-256;
spcc. p. 237.
6. Voir E.S.A.P., i876,p.236.
7. Pruniéres: Sur les cránes perfores et lesrondelles crániennes de I' époquc néolithique . Onzc
figures. Discussion. .A. F., II l" session, Lille, 1874, p. 597-637. Resume dans oRcvuc ii'.\nthr.», 1875, p. 143-144. Id.: Deux nouveaux cas de trépanation chirurgicale néolithique. B.S..\.P., 1876, page 55 1-552.
8. Voir B. S..\.P., 1874, p. 200-201.
Page 5 : —
I . Voir .\. F., Iir sess., LilIc, 1874, p. 6 36.
2. Voir B. S.A. P., 1876, p. 236-256. «Rcvue d'.\nthr.», 1877, p. 36, etc.
3. Voir «Revue d'Anthr.», 1877, p. 37.
4. Broca; Trépanations pj'éhistoriques\ crdnes trepanes á l'aide d'un éelat de verre. B.S..\.
P., 1 876, p. 5i2-5 1 3.
5. Id.; Trépanation de cráne par le procede préhisiorique. B. S. A. P., 1877, p. 477-478. 6-7. Id.: De la trépanation du crdne pratiquée sur un chien vivant parla méthode néolithique.
B. S. .A. P., 1 877, p. 400. Resume dans «Revue d'Anthr.», 1879, P- 5 i 6-5 i 7. 8. Capitán, L.: Recherches experimentales sur les trépanations préhistoriques. Discussion. B. S. .\. P.. 1882. p. 5 3 5-5 38. Resume dans «Rev. d'.\nthr.». i 884, p. 127.
Page 6: —
1. MoRTiLLET, A. de: Trépanation préhistorique. B. S. A. P ., 1882, p. 143-146. Resume
dans «Revue d'Anthr.», 1884. p. 127.
2. Reboul, F.; Chirurgie préhistorique . «Bulletin de lasociété d'étude des sciences naiurelles
de Nimes», juin, i8g3. Voir B. S. A. P.. 1894, p. 355.
3. Gaillard: Crdne trepané de Quibéron. B. S. A. P., i883,p. 258.
4. Id.; Une exploration archéologique á l'ile de Téviec. Discussion. B. S. .A. P., i885, p.
40D-415; spéc, p. 4i3. Glos.madeuc [Lettre]: B. S.A. P., i885, p. 598-599.
5. Voir B. S. A. P., 1882, p. 535-538.
6. Pruniéres; Procede de trépanation sur le vivant et Jabrication des rondelles crániennes
posthumes á í'époque néolithique. .\. F., XV sess.. La Rochelle, 1882, p. 642-648; spéc. p. 648.
7. Topinard; Grotte néolithique de Feigneux (Oise): crdne trepané sur le vivant et aprés la
mort. B.S.A.P., 1887, p. 527-548: «Revue d'Anthr.», 1888, p. 243-247.
8. Verneau, R.; L'allée couverte des Mureau.x {Seine-et-Oise) . «L'.\nthropologie» , 1890,
p. 171, I 82-1 83.
9. Broca; Sur Váge des sujets soumis á la trépanation chirurgicale nénlilhique. B.S.A. P.,
1876, p. 57 2-576.
Page 7: —
1. Voir «L'AnthropoIogie», 1890, p. 171, 182-183.
2. ÍVIacCutchon. P. B.; A case of repeated trephining. «New Orleans Med. and Surgery
Journal». New Orleans, i 88 i , IX, p. 259-261. D 'aprés le resume dans «Revue d'An- thropologie» , i883, p. 735-736, etc.
3. Cité par Buschan, voir note 6, page 3.
4. Pruniéres; La crémation dans les dolmens de la Lo^ére. Nouveltes rondelles cránien7ies.
Dolmens de la Marconiére et tombelle de Boujoussac. Discussion. A. F., Vl'sess., Havre,
1877, p. 675-683; spéc. p. 680.
5. Maricourt, de: Sur quelques tetes de la sépullure mérovingienne de Hernies {Oise). B.
S.A. P., 1884, p. 667-678; spcc. p. 669-676. 6-8. Voir Congrés int. d'Anthr. C.-R. VIII" sess., Budapest, 1876, p. 177-178. «Revue d'Anthr.» ,1877, p. 2 i 3 .
— 33 —
9. Voir Le Barón 1. c, n" 5ó. lo. Voir Le Barón \. c, p. 5o.
I I . Voir B. S.A. P., 1874, p. 20:2.
I 2. Voir B.S.A.P., 1874, p. 204.
1 3. Voir B.S.A.P., 1874, p. 542-5 56; spéc. p. 541 .
14. ViRCHOw: ScAadcí j/on A/ci!orca. Z. E. V., I 878, p. 418-424; spéc. p. 422.
i5. Cártmlhac: La France préfiistorique. Paris. 1889, p. 281.
I ó. Voir Le Barón i. c, n° 56.
Voir Marquis de Nadaillac: Moeurs eí iiwnumcnts^ etc., p. 2o3.
I 7. Blanc, Ed.: Essai sur un crdne trepané provenant du tumulus de Noves {Alpes Mariti- mes). Cannes, 1878, 12 pages in-8". (Extr. des Mémoires de la socicté des sciences, lettres et arts de Cannes.) D'aprés le resume dans Mat,, 1879, p. 525. Bernard; Sur mu cas préhistorique d' hétérotopie dentaire. B.S.A.P.. i883,p. 3i6-3i9.
18. Capitán; Cránes trepanes. Discussion. B. S. A. P., i88g, p. 226.
19. Broca: Crdne méroiñngien. B. S. A.P., 1879, p. 663-664.
Page 8: —
1. Chauvet : Présentation d'itne amulette crdnienne. Discussion. A. F., IV' session, Nantes,
1875, p. 854-855. Resume dans «Revue d'Anthr.», 1876, p. 106-107.
2. [Broca] Chauvet; Prétendues amulettes crdniennes. B. S A. P., 1876, p. 461-463.
3. Latteux; Fragment de carapace de turtue simulant une amulette crdnienne. B. S. A. P.,
1876, p. 5 1 1-5 I 2 .
4. Rigault: Sur une amulette crdnienne. Discussion. A. F., VI' sess. Havre, 1877, p. 771.
5 . Broca; Sur la perforation congénitale et symétrique des deux pariétaux. Discussion. B. S.
A. P., 1875, p. 192-199.
6 . Id. ; Sur les trous pariétaux et sur une perforation congénitale double et symétrique des pa-
riétaux. B. S. .A. P., 1875, p. 326-336.
7 . Coutagne; Sur un cas d'anomalie d'ossification des pariétaux. B.S..A.L., I, p. 38-41.
Resume dans «Revue d'Anthr.», i883,p. 112.
8. Parrot; Perforations anciennes spotitanées clie^ les enfants de premier age. «Revue mens.
de méd. et de chir.», octobre 1879.
9. Chouquet; Un tumulus au debut de l'incinéralion dans Seine-et-Marne. Mat., 1876, p.
3o6-3i6; spec. p. 309.
10. Broca; Sur les cránes de la cáveme de rihnnme-Mort (Lo:^ére). «Revue d'Anthr.», II,
1873, p. 1-53; spéc. p. I I . I I . Voir B.S.A.P., 1874, p. i8 5-2 05. 12. Pruniéres; Fouilles exécutées dansles dolmens de la tolere, ü. S. a. P ., 1868, p. 317-
3 20. Discussion, spéc. p. 319. Voir aussi A. F., 1 11' session, Lille, p. 602. 1 3. Charvet; Etude anatomique des os découierts dans une des grottes de la Buisse. Congrés
intern. d'anthrop. et d'arch. prch., C.-R. de la ll' session., Paris, 1867, p. i35-i43;
spéc. p. 143. 14. Chantre; l_Présentation d' un fragment de parietal hutnain^ B.S.A.L., 111. p. 44-45. I 5. Voir Cartaii.hac; La France préhistorique, etc., p. 284. 16. Manouvrier; Erreur á éviter á propos des trépanations préhistoriques. Discussion. B. S.
A. P.. i885. p. 444-446.
Page 9: — •
1. Broca: Sur les trépanations préhistoriques. B. S. A. P., 1876, p. 431-440. et beaucoup
d'autres publications.
2. Veckenstedt: Prdliistorische Funde von Vehlit^. Discussion. Z.E.V,, i878,p.325-33o;
spéc. p. 327 . Id.: Sttr la perforation des urnes l,le chemin de Vdme dans les urnes). Les ruelles et les écuelles dans les pierres d'église, cíe. B.S.A.P., 1878, p. 3i5-3i7.
3. Voir note i, page 9, etc.
4. Gillmann; [Perforation des cránes en Michigan''^ «The American Naturalist», aoilt 1875,
p. 473; voir B.S.A.P., 1876, p. 434 et 1877, p. 82.
5. Voir note 7 , page 3 (Fletcher: Cranial Amutets, etc., p. 5o).
Tomo X
— 34 —
6. MUiÑiz, Manuel Antonio et MacGee, W. J.: Primitive trephining in Perú. i6th annual
repon of thc Bureau of American Etiinology, i 894-95, Washington, 1897. p. 1-72, 40 pl. Resume dans «Globus», tome 7 3 , n° i i , p. i 77-1 79; dans A. f. A., XXV, p. 529; dansC.f. A., III, 1898, p. 348-349, etc.
7. Voir B. S.A. P.,i876,p. 254.
8. Bartels, Dr.Max: Die Medicin der Naturvolker. Ethnnlogischc Beitrage s^ur Urgesclüclitc
der Medicin. Leipzig, iSgS, p. 223. 9 , Voir note i . pago 6 .
Page 10: —
I . Voir A. F., lU' sess., Lille, p. 63 5. 2-3. Voir A. F., Iir sess., Lille, p. 637.
4. Hansen, Soren: Ueber vorhistorische Trepanation in Dánemark. «Aarboger for nordisk
Oldkyndighed og Historie», 1888, Heft 3 u. 4, p. 170-185. D'aprés le resume par J.Mestorf dans A.f. A., XIX, 189!, p. 363; et le resume dans «L'.AnihropoIogie», I 890, p. 372.
Id. : Primitip Trepanation. Bibliothek for Loeger. Kjobenh. R. 7, B. 5, p. 242-269. Resu- me dans «Virchow-llirsch's Jahresberichten», 1895, I, p. 33 i.
M. ílansen m'a communiquc, par l'intermédiaire de MM. Sóderberg et A.\\'.Naue. les extrairs de ees deux iravaux que je n'ai pu trouver dans les bibliothéques.
5. Cartailhac, E.: Nouveau crdne trepané des dolmens de l'Aneyron. B. S. .A. L., i883,
II, p. 148-151. Résuraé dans «Revue dWnthr.», i885. p. 322. Et consulter les tra- vaux de Broca.
6. Voir B. S. A. P., 1876, p. 383.
7. Voir note 5, page 3. Voir A. F., III' sess., Lille, 1874. p. 627.
8. Reboui,: Observations concernant le cráne trepané troufé dans un dolmen auprés de Mont-
pellier-le-Vieux, «L'Anthropologie», 1898, p. 38o-383. Resume dans C. f. A., 1899, p. 2 33-2 34.
9. Parrot: Cráne trouvé dans une grotte de l'époque de la pierre polie á Bray-sur-Seine
(Mame), avec une quarantaine de squeletteSj haches polieSj poingons en os, colliers et
ornemenis en coquilles. B. S. A. P., 1881, p. 104-108. 10. Voir B. S. A. P., I 88 3, p. 3 16-319. I 1. Po.m.merol: Un squelette néolithique avec cráne trepané troui'é á Cébaí^at {Puy^-de-Dóme) .
A. F-, XXir sess., Besanfon, 1893, tome I, p. 268-269. Tome II, p. 699-706. Resume dans «L'Anthropologie», iSgS, p. 453-454.
12. Gassies: Présentation d'un fragment de cráne perforé. Discussion. A.F., IV' sess., Nantes, 1875, p. 888.
Page I I : —
1 . Voir B.S.A. P., 1876, p. 247.
2. Pruniéres: Fouilles du dolmen de l'Auméde sur le causse de Chanac (Lo^ére). Discussion.
B. S. A. P., 1876, p. 145-160; spéc. p. I 52.
3. Voir B. S. A. P., 1876, p. 244.
4. Garriere, G. et Reboul, J.: Un cas de trepanation préhistorique faite pendant la i'ie et
suifie de guérison opératoire, observée sur un cráne de la grotte sépulcrate de Roiísson, prés Salindres (Gard). B.S.A.P., 1894, p. 35i-356. Voir aussi Garriere, G.: Matériaux pour la paléoethnologie des Cei'enncs, «Bulletin de la socictc.d'étude des sciences nalurelles de Nimes». Octobre 1893.
5. Petitot: La sépulture dolménique de Mareuil-les-Mcaux. B. S. .\. P., 1892, p. 344-
36 I ; spéc. p. 3 6o.
6. SoucHÉ: Le vieillard des Lisiéres, trepanation posthume. Avec planche. Discussion. A. F.,
XI' sess.. La Rochelle, 1882, p. 588-593. Resume dans «Revue d'.\nthr.», 1882, p. 749, 1884, p. i3o. Voir aussi B.S. A.P., 1882, p. 145.
7. Voir la note 4, page 10.
8. Cartailhac: Présentation d'un crdne humain néolithique ai'cc trepanation cicatrisée ct
perforation posthume. Discussion, A. F., XIII' sess., Blois, 1884, I, p. 203-204. Resume dans Mat., 1884, p. 5o6.
9. Voir par exemple C.-R. du congrésd'anthr. etd'arch. prch., Budapest. VIH' sess., p. i 52. 10. Voir A. F., XIII' sess., Blois, 1884, I, p. 203-204.
— 35 —
11-12 Voir la note 2 i , pagc 3 .
I 3. Pinza, Giovanni: La conservai^ione delle teste umane e le idee ed i costume coi quali si connette. «Memorie della Societá geográfica italiana» . Roma, volumeVII, parteseconda, 1898, p. 3o5-492. I 4. Voir A. F., Xm' sess.. Blois, 1884, I, p. 203-204.
Page I 2 : —
I . Cartailhac; Les sépiíltures á deux degrés et les rites funéraires de Cdge de la pierre. A. F., Nancy, 1886, I, p. 169-170. Discussion. Resume dans Mat. , 1887, p. 441 et suivantes. Voir aussi Cartailhac: La France préhistoi'ique_, p. 287.
2. KopERNiCKi, J.: O Kúsciach i c^as^kach Ainosoiv, etc. (Ueber Knochen und Schadel der
Ainoetc.) «Denkschriften der Krakauer Akademieder Wissenschaften», Krakau, 1881, p. 1-44, spéc. p. 37-39. Res. dans A. f. A., XV, 1884, p. 472.
3. K0GANEI, Dr.: Beitráge ^ur physischen Anthropologie der Aino. Dans «Mittheilungen aus
der Medicinischen Facultat der kaiserlich-japanischen Universitat». Tome II., Tokio, 1894; spéc. p. 3i-39, 404. Voir aussi les resumes dans «Prahistorische Blatter» v. Dr. J..Naue. VII. Jahrg. 1895, n 4, p. 66 et «Correspondenzblati der Deutschen Anthr. Gesellschaft» , n° 4, 1895.
4 . Voir la note i , page 8 .
5. Voir A. F., Iir sess., Lillc, I 874, p. O08.
6. Voir «Revue d' Anthropologie» , 1877, p. 198.
7. Barón de Baye, T.: Sur les amulettes crdniennes. B. S. A. P., 1876, p. 121.
8. Hospital, P.: Quelques mots sur la trepanation préhistorique , in-8', Clermont-Ferrand.
1890. «Bull. mens. de 1' Acad.de Clermont», 1890, Xll'année, n' i 34, i"Sept. 1890.
9. Gross, V.: Eine doppelt durchbohrte Knochenscheibe pon Concise^ Neuenburger See. Dis-
cussion. Z. E. V., 1886, p. 367-368.
Page I 3 : —
1 . Pruniéres: Siír les cavernes de Beaitmes-Chaudes (Lo^ere). B.S..A. P., 1878, p. 206-220.
2. Voir la note 14, page 8.
3. Voir Cartailhac: La France préhistorique, p. 284. 4-5. Voir A. F., Ill'sess., Lille, 1874, p. 635.
6. Bellwcci: Du cuite de la pierre. Cong. int.d'anthr. , 9' sess., 1880, Lisbonne, p. 470-47 i .
7. Voir A. F., III' sess., Lille, 1874, p. 627.
8. De Maricoubt: Les sépultures de Heniles et de Bulles (Oise). B.S..A. P., 1886, p.
695-698; spéc. 697. 0. Voir A. F., III" sess., Lille, 1874, p. 637. B. S.A.P., 1886, p. 697. 10. Voir A. F., II r sess., Lille, 1874, p. 6 36. 1 1. Voir A. F., vi' sess , Havre, 1877, p. 682.
I 2. Voir .\. F., Iir sess. Lille, 1874, p. 6 i 9. — A. F., XI' sess.. La Rochelle, 1882, p.642. I 3. Pruniéres: Le dolmen de Devises. Cráne á lésions pathologiques múltiples et rondelles
crdniennes. A. F., XIII' sess. Blois, 1884,!, p. 214; II, p. 412-419. I 4. Voir A. F., III' sess., Lille, 1874, p. 621. I 5 . Voir la note i 3 , page i 3 .
16. Voir la note 5, page 4; — la note 2, pagc, i i.
17. GuÉGAu: Objets relatifs au dolmen de l'Elang-la-Ville. B. S. A.P. 1878, p. 198-200.
Voir aussi Le Barón 1. c, n" 5 8.
1 8 , Voir la note i 6 , page 3 .
19. Voir la note i, page 8.
20. Voir la note 5, page 10.
2 I . Perrier du Carne et Manouvrier, L. : Le dolmen «.de la J ustice» d'Epóne (Seine-et-Oise).
Mobilier funéraire et ossements humains . B.S.A.P., 1895, p. 273-297; spéc. p. 29 i . Resume dans C. f. A., 1896,? [358-] 36o.
22. '" Le Musée de l'Écule d' anthropologie en i8g3. «Revue mensuelle de l'Ecole d'Anthro-
pologie de París», IV, 1894, p. 91-94; spéc. p. 93 .
23. Voir B.S.A. P., 1892, p. 36o.
24. Voir «L' Anthropologie», 1898, p. 38o-383.
25. Voir les notes 3 et 4, pagc 6.
— 30 —
26. Voir A, F., Xlir sess., Blois, 1884, I, p. 203-204.
2 7 . RoBERT, E. : Sur un fragment de crdne paraissant indiquer que la trépanation a pu éire em-
ployée che^ les peuples celtiques . «Compte-rendu de rAcadémic des sciences» , Paris, 1874, LXXIX, p. 1480.
28. De Baye: Communication rclative aux cránes perfores et aux rundelles crdniennes írouvées
dans les stations néolithiques du Petit-Morin. Congrés internat. d'anthropologie et d'ar- chéologie préhistoriques, 1876, Budapest, 1877, VIII, p. 196-199. Broca: Sur les cránes des grottes de Baye. B.S.A.P., 1875, p. 28-82. — Voir aussi A. F., III' sess., Lille, 1874, p. 604. — B. S.A.P., 1874, p. i85-2o5.
29. Voir «Revue d'Anthr.», 1875, p. 148-144. — Le Barón I. c. n' 56. — Nadaillac:
Mceurs et monuments etc., p. 2o3.
30. A.F.,lir sess., Lille. 1874, P.Ü04. — B.S.A.P., 1874, p. 285-2o5. — Le Barón
Le, n" 55.
3 ! . Voir. A. F., xr sess.. La Rochelle, 1882, p. 645. — B. S.A.P.,i878,p. 211-212,
2 I 6-2 I 8.
32. Voir A. F., xr sess.. La Rochelle, 1882, p. 645.
33. Voir B.S.A.P., 1881, p. 104-108. — Le Barón 1. c, n° 66.
34. Topinard: La trépanation du crdne dans le présent et dans le passé. «Revuc d'.Vnthr.»,
1888, p. 5o8. De Mabicourt: ^Notice concernant les B. S. A. P. , i 8 87 , p. 5 4 i], B. S. A. P. , 1888, p. 8 3-85. — Voir aussi B.S.A.P., 1887, p. 527-548; «Revue d'Anthr.», 1888, p. 243-247.
35. Pruniéres: Sur un radius humain appointé, des crdnes perfores, etc. , B. S. .■\. P. , i 8 78,
p. 420-428; spéc. p. 422, 424, 427.
36. Chantre: Eludes paléoethnologiques ou Recherches géologico-archéologiques sur V indus-
trie et les mosurs de Vhomme des lemps antéhistoriques, dans le nord du Dauphiné et
les environs de Lyon, in-4'', i32 pages, 14 planches. Id.: Le Dauphiné préhistorique. A. F., Grenoble, i885, II, p. 4 82-602; spéc. p. 483. Voir aussi Cartailhac: La France préhistorique, etc., p. 284. — B.S.A.L., vol. III,
p. 44-45. — Voir aussi A. F., Xlir sess., Blois, 1884, I. p. 208-204.
3 7 . Voir la note 4 , page i i .
38. Voir Cartailhac: La France préhistorique, p.281. — B.S.A.P., 1874, p. 2o3. — Na-
daillac: McEurs et monuments, etc., p. 2o3.
39. De M0RTILLET, Adr.: L'allée couverte de Damport. B.S.A.P., 1888, p. 240-252:
spéc. 25o. Resume dans «L'AnthropoIogie», 1891, p. 38o-382. Thelmier: Une sépulture préhistorique. «La Nature», 1886, I, p. 70.
40. Collin: Allée couverte de Coppiére-sur-Epte. B. S. A. P., 1893, p. 785-787.
4 I . Voir & L'AnthropoIogie», 1890, p. 171,182-183. 4 2 . Voir la note i i , page 10.
43. Voir Nadaillac: Mceurs et monuments, etc., p. 2i3.
Page 14: —
1. Chauvet: Trépanations préhistoriques. B.S..\.P., 1877, p. i2-i3. Voir aussi A.F.,
IV sess., Nantes, 1875, p. 888. — B. S.A.P., 1876, p. 247, 431-440.
2. Voir Nadaillac: Mceurs et monuments, etc., p. 2 i 1-2 i 2.
3. Collin: Crdne néolithique trepané. B.S.A. P., 1898, p. 606.
Crdne trepané de Molincourt (Eure). «Revuc mensuelle de l'école d'anthropologie de Paris», I 894. IV, 92.
4. Voir Nadaillac: Mceurs et monuments, etc., p. 212.
5. Voir Barón de Baye: L'archéologie préhistorique, Paris, 1880, p. 220.
6 . Voir la note 5 , page 3 .
7. Voir Le Barón 1. c, p. 48.
8. Chouquet: Découi'erie de gisemcnts néolithiques á Moret (Seine-et-Marne): sepultares á
crémation, trépanations chirurgicalcs et trépanations posthumes. Discussion. B. S. A. P., 1876, p. 27Ó-286.
9. Id.: Sur les crdnes du tertre Guérin prés Montereau (Seine-et-Marne). Discussion, B. S.
A.P., 1877, p. i3-i 6. — Resume dans la «Revue d'.'^nthr.», 1879, p. 5i6-5i7. — Voir aussi Mat., 1876, p. 809.
— :J7 —
10. Bahert DE JuiLi.É, A.: Rappurt de la commission des Itimulus de Bougon, su'uñ d'unc
étude sur la trépanation préhistorique . Kion , 18-5, i 7 pages !n-8°, i planche. — No- tice par G. de Mortillet dans B. S. A. P., i 876, p. 3 i 6.
11. Tartarin: Découvertes néolitlüques dans la Vienne. Mat., i885. p. 205-217; spcc.
p. 206-207 • I 2 . Voir ,\. F. , VI" sess. , Havre, 1877, p. 080, 682. I 3 . Voir la note i 7 , page 7 . I 4 . Chantre: Cráne trepané troui'é á la palue de Crotón (Finistére). B. S. A. L. . vol. VIII,
p. 258-260. Chatelliek: Crá/ie trepané découvert á Crotón )Finistére) le 20 septembre 1S43, in-8 ,
I fig., I pl. Resume par G. de Mortillet dansB.S..\.P., 1890, p. 880-881.
1 5. Id.: Exploration de quelques sépiíltures de l'époque du bronce dans le nord du Finistére.
Saint-Brieuc, i883; Ext. «Mém. de la Soc. d'émulation des Cótes-du-Nord.» — Voir Mat., 1884, p. 80-87.
16. París: Tombeaux en pierre troupes á Luxeuil. B. S. A. P.. 1887, p. 261. Chudzinski: Ski- les crdnes de Luxeuil [Haute-Saóne). B. S. A.P., 1889, p. 420-423.
17. Voir Nadaillac: Mceurs et monuments, etc., p. 92.
18. Voir la note 6, page 11. — La note i, page 6.
ig. Morel: Álbum des cimetiéres de la Mame, de toutes les époques. Chálons, chez l'auteur Resume par Mortillet dansB. S..A. P., i 876, p. i 25. — Voir aussiB. S. A. P., iá7 6 p. 121.
20. Maricourt: Sur la trepanation mérot'ingienne de Mermes, B. S. A.P.,i885, p. 252-255 Id.: Sur la trepanation mérovingienne de Hermes. Discussion. B. S. A. P., i885, p
252-255. — Voir aussi B.S.A. P., 1886, p. 697; 1884, p. 669, 676.
21. Simoneau: Cráne trepané mérovingien. B. S. A.P., 1886, p. 668-671. — Voir aussi
la note 7 , page 6 .
22. Pilloy: Une trepanation a l'époque franque. Mat., 1887, p. 263-273, cf. 2i3.
23. Babert de Juillé: Fragment cránien perforé. B. S. A.P., 1877. p. 42.
2 4 . Voir Mat., 1876, p. 309.
25. "': Crdne trepané. «Revue mensuelle de l'ccole d'anthropologie», Paris, I, i 89 i , p. 63.
26. Voir Cartailhac: La France préhistorique , etc., p. 281. — Mortillet: Le préhistori-
que, p. 609.
27. Voir la note 8, page i i.
2 8 . SiRET, Henry et Louis: Les premiers ages du metal dans le sud-est de l'Espagne. Anvers,
1887, p. 192, pl. 62, fig. 10-20.
29. Voir Barón de Baye: L'archéologie préhistorique, Paris, 1888, p. i5i.
30. Delgado, F. N.: Commissdo geológica da Portugal: estudios geológicos; da existencia do
homem no nosso solo em lempos mui remotos provada pelo cstudo das cavernas. — Primeiro opúsculo: Noticia acerda das grutas da Cesareda. Lisboa, 1867, i 34 p. in-4°, planches. Id.: La grotte de Furninha á Peniche. Congrés International d'anthropologie et d'archco-
logie prchistoriques, IX' sess., 1880, Lisbonne, p. 207-278, pl. XV. Cartailhac: Notice sur l'archéologie préhistorique en Portugal. B. S. A. P., 1881,
p. 281-307; spéc. p. 297-306. Id.: Les ages préhistoriques de l'Espagne et du Portugal. Paris, 1886, p. 82-90. Ehrenreich: Reise durch dieiberische Halbinsel. Z. E. 'V . , 1896, p. 46-57;spéc. p. 56. — Voir aussi Barón de Baye: L'archéologie préhistorique, Paris, 1888, p. 173-174; Mortillet: Le préhistorique. 3i. Vasconcellos: Religioes da Lusitania, p. 194, fig. 4! (cite par Pinza l.c, p. 3i9). 32. MuNRO, Roben: On trepanning the human skull in prehistoric times. «Proceedings of the Society of Antiquaries of Scotland», i 892, vol. XX VI. D'aprcs le resume de Buschan dans «Centralblatt für Chirurgie», 1894, p. 644.
3 3. Id.: Prehistoric problems, being a selection of essays on the evolutiotí of man and other
controi/erted problems in anthropology and arcAaíoíog-j-. Edimbourg et Londres, 1897, 37 I pages. D'aprés le resume dcG. de Mortillet, dans «Rev. mens. de I'école d'anthr. de Paris», VII, 1897, p. 3i3-3i5; dans «Nature», Londres, vol. 5 6, p. 390. 34. HouzÉ: Les crdnes néolithiques des cavernes d'Ilastiéres. B.S.A. Br., t. VIII, i 890. D'aprés un resume de R. Collignon dans «L'Anthropologie», i 89 i , p. 38 i .
— 38 —
3 5 . Puydt: Crdne trepané découvert dans une sépulture franque á Limet iBslgique), Mal-, i 886,
p. 60-62. 36. Voir Congrés International d'anthropologie el J'archéologie prchistoriques, VIH' sess. , Bu- dapest, 1876, p. 195. Voir Barón de Baye: L'archéologie préhisíorique , París, i 880, p. 2 i 5 . 37 . Voir Id.: L'archéologie préhistorique, París, 1880, p. 2 14. — Voir la note 4, p. 10. 38-40. Voir la note 4, page 10.
41 . Credner: Ueber das Gráberfeld non Giebichenstein bei Halle a. S. ká hoc Virchow.Z.E.
V., 1879, p. 47-67; spéc. p. 56, 60, 64, 65. 42. VoN BoxBERG, Ida; Trepaniertes Schádelsiück i'on Zschorna. Z. E. V., 1884, p. 467. 43-44 Voir Congres International d'anthr.et d'arch. prch., VIH' sess., Budapest, 1876, p. i 93.
45. WiEDERSHEiM, Dr. R.i Ueber den Mádelhofener Schddelfund in Unlerfranken. A. f. A.,
1875, VIII, p. 225-237, pl- XV, fig. I et 2. Voir Fletcher: On prehistork trephining, ele, «Contr. to North .\merican Ethnology», vol. V, I 882, p. 22 .
46. VoN Erckert: Grdberfunde in Cujaiñen. .\d hoc Virchow dans Z. E. V., 1879, p.
428-436.
47. Barón de Baye: Notice [concernant la trépanation en Russie"^, B.S..\.P., 1893, p. 35i. Anoutchine D. N.: Amoulete i^ kosti tcheloviétcheskako tcherepa, etc., (L'amulette crá-
nienne et la trépanation des cránes dans les temps anciens en Russie), Extr. du vol. I des Travaux du IX' Congres archéologíque de Vilna, [1893], Moscou, 1895, 18 pages in-4°, avec 3 planches de phototypie et i 3 gravures dans le te.xte. D'aprés les analyses dans «L'Anthropologie», 1894, p. 73; 1895, tome VI, p. 443-444; dans
A. f. .A., tome XXIV, 1896, p. 379-380; dans C.f. A.,i896,p. 57. — Notice dans
B. S. A. P.," 1894, p. 526; dans «Globus» 68, p. 172-174. — Notice par Brinton dans «Science» N. S., vol. II, n" 48, 29 novembrc 1895, p. 727.
4S-50. Voir Anoutchine 1. c.
5 I . B. Pérédolsky: Supplément \sur les antíquités des rii'ages du lac Ilinene et de la riviére
de Volkhop'\, Congrés International d'arch. preh. et d'anlhr-, XT sess., .Moscou, i 892,
tome I, p. 141-144.; spcc. p. 144. 52. Mantegazza: La trepana^ione del cranio. «.\rchivio per l'antropologia», 1878, p. 527. 5 3. Goroschtschenko, G. iMinussinsk): Ueber Gypsmarken und die Spuren ]'0n Trépanation
der Schadel in den Grabern des Be^irks van Minussinsk. X' congrés archéol. russe de
Riga, 1896. I" section. Notice dans A. f. A., tome XXV, 1898, p. 8 i .
54. Schaaffhausen: Sur íes crdnes de Furfooí^ . Congrés International d'anthr. et d'arch. préh.,
C.-R., VI' sess.j Bruxellcs, 1872, p. 549-567; spéc. p. 558.pl. 75. — Voir «Revue d'.Anthropologie», i883, p. 735-741.
55. Kaloctsek; Notice [coucernajit les crdnes trepanes de Strupcice'], Pamatky, 1876, tome X,
p. 431-436. Cludset: Notice [skt deux crdnes trepanes, conseri'és au Musée de Prague'j, B.S..A.P.,
1877, p. 10.
Schneider: Bokmiscke liurgiválle. Z.E.V., 1878, p. 35-39; spcc. p. 39. — \'oirZ.E.
V., 1879, p. 58-59. Wankel, H. : Ueber die angeblich trepanierten Cranien des Beinhauses ^u Sedlec in Biihmen.
«Mitth. der anthrop. Gesellschaft in Wicn», 1879, VIII, p. 3 5 2-36o: spéc. 359. Schneider: Ueber die Hradiste von Stradonice und die Schadel i>on Strupcic (Bóhmen).
Z.E.V., 1879, p. 239-241; spéc. 241 . Pudil: Trepanierte Schadel und andere Grdberfunde aus der Umgegend ron Bilin. Z. E. V.,
I 88 I , p. 2 o 8-3 o I ; spéc. 298. KoPEBNiCKi, Js.: O trepanovanich lebkach prcdhistorichych nale^enych i' Cechach. (Pama-
tak Archaeologickych 29 mai, 1882. D. XII. s.s. br. in-4°, pl.), p. 2 i 7 . Id.: Ueber die práhistorisch trepanierten Cranien aus Bohmen . «Mittheilungen der anthro-
pologischen Gesellschaft in \\'icn», 1882, n. F., II, p. 157. Schneider: Slavische Brandgraber und trepanierte Schadel in Bohmen. Z.E.V.. 1884,
p. 239-242; spéc. 241 . 5 6 . DuDiK, B. : Ueber trepanierte Cranien im Beinhause ^h Sedlec. «Zeitschrit't für Ethnologic» ,
1878, p. 227-235.
Veckenstedt: \_Notice sur les crdnes trepanes en Bohéme'\, B.S..A.P., 1878, p. 337.
— 39 —
5? ■ Voir «Mitthcil ungen deranthropologischen Gcsellsch. in Wien» , i 8 79, VIII, p. 3 5 2-3 6o.
58. Voir Z.E. V., 1879, p. 57.
5g. Wankel, H.: Ein prdhisíorischcr Schádcl iiiit ciner halbgelieilten Wunde auf dcr Stinie^ hóchstwahrscheinlich durch Tvepanation entstanden. «Mitth. der anthrop. Gescll. in Wien», 1878, VII, p. 86-95. Resume dans «Rcvuc dWnlhr.», 1878, p. 344; 1880, p. 507; I 885, p. 709.
60. ViRCHOw: Pfahlbauschddel des Museums in Bern. Z. E.V., i885, p. 283-3oi; .spcc.
288-294.
61. Desor [GrossI: Eigeníliümliclic Ktwchenscheibe iiti Bieler See. Discussion. Z.E.V . , 1878,
p. 383-385. Gross: Les Protohelvétes.
62. Forrer: [Notice sur une amuletie crániemxe'], «.\ntiqua», 1886, n° 6-7, fig. 12. — Voir ' Z.E.V.,i886,p. 3 67-368. — Voir Gross: Les Protoheliiétes, planche XXIII, fig. 6 5
ct MuNRo: The lake divellings of Europa, p. 537, pl. i85, fig. 20. Keller: Lake divellings, vol. I, p. 25 i. — Voir aussi «Revue d'Anthr.», i883, p. 735-741.
63. Cite par Busciían 1. c.
64. NicoLUCci: La grotta Cola pressn Petrella di Cappadocia. Napoli, 8 pages in-4\ 3 plan-
ches. D'aprcs le resume dans «Revue d'Anthr.», 1878, p. 93.
Page I 5 : —
1. De Redruth, Roben: (Trépanation aux Cornouailles'^ «British medical Journal», 1877,
articlc4. Cité dans «Revue d'.\nthr.», r 886, p. 648-657 .
2. Feuvrier et Boux-ogne: Le Montenegro et ses habitants, Paris, 1844, p. 44. — Cité par Magitot: Essai sur íes mutilations ethniques. Congrés int, d'anthropologie el d'archéoío-
gie prchistoriques, IX' sess., 1880, Lisbonnc. p. 549-614: spéc. 584. Boulogne: Le Montenegro, le pays et les habitants. «Mcmoires de médecine ct chirurgie
militares», 1868, 3' serie, 21' volume. Frilley, G. et Wlahovitz, Jovan: Montenegro contemporain , p. 427 et suivanies. VÉDRÉNES, A. : JVoíe sur la trépanation du cráne dans la principauté de Montenegro. «Revuc
d'Anthr.», 1886, p. 648-657. Resume dans Mat., 1886, p. 586.
3. Voir A. F., Iir sess., Lille, 1874, p. 635. — B. S.A. P., i874,p. i85-2o5.
Voir Le Barón 1. c, n" 57. — Congrés d'archéologie et d'anthropologie préhistoriqucs. Compte-rendu de laVIlTsess., Budapest, 1876, p. 17Ó.
4. Martin. L. T.: La trépanation du cráne telle qu'elle est pratiquée par les Kabyles de
l'Aurés. Montpellier mcd. 1867, XVIII, p. 525-535.
París, Amédie: De la trépanation céphalique, pratiquée par les médecins indigénes de l'Aouress {profince de Constantine) . «Gazelte médicaje de I'.Mgéric», .\lger, 1868, tome XIII, p. 25-28, I planche.
Larrey, H.: Notes sur la trépanation che^ les Árabes. «Bulleiin de l'.Vcadémie de Mé- decine», Paris, 1866-67, t. XXXII, p. 87 I .
VÉDRÉNES, A.: De la t)-épanation du crdne che^ les indigénes de l'Aurés {.ilgérie). «Revue de chirurgie», Paris, i885, p. 817, 907, 974, n" d'octobre, novembre ct décembre. Resume dans «Revue d'.\nthr.», i88ó, p. 536: Mat.. 1886, p. 586; «Centralblatt für Chirurgie», 1886, p. 396.
Voir «Revue d'Anthr.», 1886, p. 648-657; Mat., 1886, p. 586.
Malbot et Verneau: Les Chaouias et la trépanation du crdne dans l'Aurés. «L'.Anthropo- logie», 1897, livraison i et 2, p. 1-18, 174-204. Resume dans «Globus», tome 72, n" I, p. I 3-1 5; dans «Nature», Londres, vol. 56, p. 299.
5. Voir A. F., III" sess., Lille, 1874, p. 637. — Voir B.S.A.P., 1875, p. 194.
6 VoN Luschan: Ueber eine Schádelsammiung von den Canarischen Inseln, Anhang zu Hans Meyer, Tenerife, Leipzig, i896,p.285-3i9. Resume dans C. f. A., 1896, p. 3 2 7-328.
Id.: I. Drei trepanierte Schddel von Tenerije: II. Schádel mit Narben in der Bregmage- gend. Z.E.V., 1896, p. 63-69. Resume dans «L'Anthropologie» , 189Ó. p. 584. — Voir aussi «Internationales Archiv für Ethnographie», i8g6, p. 214.
Id.: Ueber die Trépanation bei den alten Bewohnern von Tenerife. «Verhandlungcn der anatomisch-anthropologischen Abteilung des Xll. internationalen medizinischen Kon- gresses in Moskau (19-26 aoút 1897). D'aprés le resume dans C.f. A.,i898,p.56.
— 40 —
Meyer: Ueber dic Urbewohnev der Canarischen Inseln, Jans «Fcstschrift lür Bastían», p, 68 et suiv., pl. I. 7. GiLLMANN, Hcnry: The ancient men 0/ the Great Lakes. «Proceedings of the American Association for ihe advanccment of scicncc» , Detroit, aoút 1875. Salem, 1876, p. 3 I 6-33 I ; spéc. 325 et suiv. Id.: Additional facts conceminf{ artificial perforation of the cranium in ancient mounds in Michigan. «Proceedings of the American Assoc. for the advanccment of science», Nashville, aoút 1877; Salem, 1878, p. SSS-SSg. — Voir aussi la note 4, page 9. H . Id. : Témoignages ostéologigues fournis par les anciens mounds du Michigan. «Gongrés int. des Amcricanistes», 11' sess., Luxembourg, 1877, tome I, p. 64-74: spéc p. 74. Id.: Further conjirmation of the post-mortem character of the cranial perforattons from Michigan Mounds. «American Naturalist», novembre i885, p. i 12. — Resume par Mantegazza dans «Archivio per TAntropologia» , 188Ó, p. iü3. 9. Voir la nolc 4, page 9. 10. Petitot: Sur Vetluiographic du nord de rAmérique. B.S.A P., i88o,p. 590-594;
spéc. p. 591. r I . Langdon, F. W.: The Madisoniñlle prehistoric cemeníery: anthropological notes. «Jour- nal of the Cincinnati Soc. N"at. Hisi.». IV, ociobre 1881, p. 25o-253. — Cité par Fletcher, voir note 22, page 3. 12. HoLBROCK, W. C: [^Sur un crdne de Roe!: Rii'cr prés de Stcrling'^. «American Natur.»^
1877, XI, p. 688. — Cite par Fletcher, voir note 2 2, page 3 . I 3. Voir Nadaillac: Mceurs et monuments des peuples préhistoriques_, p. 218. 14. Farquharson, R.-J.: Amulets and post-mortem trepanation. Read before the subsection of Anthropology at the mcccing of the American Association for the advanccment of science, in Boston, on the 26th of August, 1880. «The American Antiquarian and Oriental Journal.» Vol. III, n" 4, 1880-81, p. 33o-337. — D'aprés le resume dans «Revue d'EthnoIogie», I, p. 553; cl d'aprés Tillmanns 1. c, c'est cvidemment la pu- blication qui a suivi la notice mentionnce ci-aprés: Id.: The probable existence in America of the prehistoric practice of trepanning, in the cutting of rondelles or amulets from the skull, víde: «Proceedings of the American Association for the advanccment of science», Boston, aoüt 1880, p. 735. I 5. Voir A. F., Iir sess., Lillc, i 874, p. 597-637 .
16. Ashmead, Albert S.: American pathological notes\ 1. Pre-Columbian Surgery: II. Sy~
philitic lesión observed in a Pre-Columbian skull . «Univ. Medical Magazin», Juin 1895. Resume dans G.f. A., 1896, p. 172.
LuMHOLTz, Dr. Cari: A case of trephining in Northeastern México. «The American Asso- ciation for the advanccment of science». Forty-si.xth mceting, Detroit, 1897. Voir «Science» N. S. vol. VI, n" i 36, aoút 6, 1897, p. 223 el p. 5i2.
LuMHOLTz, Cari et Hrdlicka, Ales: Trephining in México. «American Anthropologist», X, p. 389 et suiv.; d'aprés un resume dans A. f. A., tome XXV, p. 5 2 1-5 2 2, dans «L'Anihropologie», 1898, p. 353. Notice dans «Globus», tome 73, i8g8,p. 52.
17. Voir LuMHOLTz 1. c. et Lumholtz-Hrdi icka 1. c. 1 8. Voir A. f. A., tome XXV, p. 52 1-5 2 2.
Page 16: —
1. Voir Barón de Baye: Varchéologie préhistoriqtie, París, 1888. p. i 5 1 .
2. Morton: CraJiia americana. Philadeiphia, 1839, p. i 3 i , pl. i i D.
3. AiTKEN Meigs, J.: Catalogue of human crania, etc., Philadeiphia, 1857, p. 79.
4. Gardneb: Supposed case of ti'ephining of ihe calimrium of one of the Inca tribe of South
America. Avec discusaíon. «BuU. New-York Acad. M.», 1866, II, p. 5.io.
5. Broca: La trepanation che;; les Incas. «Bullctin de l'Acadcmie royale de médecine», París,
tome XXXII, 1866-67. p. 86Ó-871; d'aprés la notice dans Albert Albu: Die Ge- schichte der Trepanation und ihre Indicationen für die Jc^íj^cíí. Inaugural Dissertation, Berlín, 1 889.
6. Id.: Cas singulier de trepanation che^ les Incas, B.S.A.P., 1867, p. 403-408.
7. Voir «Revue d'Anthr.», i 88 3 , p. 7 3 5-74 i .
Page i 7: —
I . Voir B.S.A.P., i8Ó7,p. 403-408.
— 41 —
2. Squier, E.George: Perú. Incidents of travel and exploration in thc land of the Incas. Mac
MiUan & Co., New-York, 1877, ¡n-8", p. 456. Appcndix, p. 677. L'articlc relatit' se Iroave aussi dans «Journal of the Anlhropological Inslitutc nf New-York» , 1871-72, vol. I, n' I (tout ce qu¡ a paru).
3 . Voir la note 6, page 9.
4. Senéze, Fierre Vidal: Pcrfurations crdniennes sur d'ancicns crdnes du haut Pcrou. B. S.
A. P., 1877, p. 56 I .
5. Voir B. S. A. P., 1878, p. 429 ct suiv. (Discusbion.)
6. Voir MuÑiz et Mac GeeI.c, n" 19 (la note 6, page g).
7. Voir B.S.A.P., 1878, p. 429 ct suiv. (Discussion.)
8. Wiener [Broca]: Cráne péruvien. B.S.A.P., 1878, p. 469.
g. Id.: Notice \ad\ Crdne périwien'^, B.S.A.P., 1878, p. 494-495. 10. Masón, Otis T.: The Chaclacayo trephined skuU. «Proccedings of \J . St. National Mu- seum», i885,p. 4 i 0-4 i 2, pl. XXII. Resume par Mantegazza dans <*.\rchívio per l'Antropologia», 1886, p. 104; dans Mat., 1886, p. 897.
Page 18: —
1. Mantegazza, P.: La trepana^ume dei cranei nclV antico Perú. «Archivio per TAnlropo-
logia», Firenze, 1886, XVI. p. qq-ioq; 2 planches. Resume dans Mat., 1886, p. 404-405; dans «L'Homme», IV, p. 186.
2. Voir Mantegazza; La trepana^ione dei cranei, etc., observazione II.
3. Voir id. id., observazionc IH.
4. Voir 2.E.V.. 1896, p. 63 et suiv.
5. Voir Mantegazza: La trepana :;ione dei cranei, etc., observazionc IV.
Page I g : —
1. Voir Bartels: Die Medicin der NaturiMJlker, etc., p. 304, ílg. 173.
2. Voir Ashmead: American pathological notes, etc., 1. c.
3. Mac Gee, W. J.; Primitive Trephining of Perú. «Proceedings oí thc American Association
for thc advancemcnt of science», Brokiyn, aoút 1894, p. 353. Id.; Primitive trephining iUustrated by the Muñi^ Peruvian coUection. «Johns Hopkins
Hospital BuIIctin», Baltimore, i 894, V, i -3 . janvler. Resume par Sikauch dans «Cen-
tralbiatt tur Chirurgic», 1894, p. 5yS. Id.: On sovie uses of trepanning in Early American skulls. «Briiish Association for thc
advancemcnt of science», Mecting of Toronto, 1897, Seclion II, Anlhropology, n" i 5 .
D'aprcs le resume dans «Science» N. S. , vol. VI, n" 146, i 5 octubre 1897. p. 578.
4. Voir la note 6, page 9.
Page 20:
1 . Voir B.S.A.P., 1867, p. 403-408.
2 . Voir ia note ó , page 9 .
3 . Voir la discussion «Brilish Assoc. for thc advanc. of science» , Mccling of Toronto, 1897,
Sect. H, Anthr., n"! 5 . Res. dans «Science» N.S. , vol. VI, n" 146,15 oct. i 897, p.5 7 8.
Page 22: —
I . Voir B.S.A, P., 1874, p. i85-2o5, etc.
2 . Voir la note i 7 , page 7 .
Page 24: —
1. Lehmann-Nitsche: El médico más antiguo de la República Argentina. Primera reunión
del Congreso científico latino americano, celebrado en Buenos Aires, del i o al 20 de Abril de 1898. — ídem dans «Anales del Circulo Médico Argentino» , XX T annce, nú- meros 7 et 8, avril 1898, p. 195-196, sans la discussion; resume dans la «Semana Médica», Buenos Aires. V' année, n" 228, 26 mai 1898, p. 182-183.
Page 27:
i. Voir C. f. A., 1898, p. 65 (R. Virchow).
2. Virchow: Schádel aus Süd-Americaj insbesondere aus Argeuíinicn u ¡d Bulii'ien. Discus-
sion, Z.E.V., 1894, p. 386-410; spéc. p. 407.
3 . Moreno, F. P.: Sur deux crdnes préhistoriques rapportés du Rio Negro, B.S. A. P., 1880,
p. 490-497. Discussion: spcc. 491. 4. Voir la note i, page 24.
Tomo X 4
— 42 — Page 28: —
1. Ella, Samuel: Natii'c medicine and surgery in the South Sea Istands. «The medical
Times and Gazette». Londres, 1874, vol. I, p. 5o; reimprime dans Fletcher: On pre- historic trephining, etc., «Contribution to North American Eihnology», vol. V, p. 28; dans Bartels: Die Medicin der Naturpólkei-j etc., p. 3oo.
2. Sansón, A.: Sur les perforations artiftcielles dii a-dne che:; les insulaires de la mer dii
Sud. Ad hoc: Hamy. B.S.A. P-, 1874, p. 494-495. — Rcimpression tcxtuclle de la «Gazette hcbdomadaire de médccine ct de chirurgie^í, du 17 avril 1874. — Resume dans Mat., XII, 1876, p. 177.
3. Voir la note i, page 28.
4. TuRNER, George: Samoa a hundred years ago and before. Together nñth notes on the
cults and cusioms oftwenty-three other islands in the Pacific. MacMillan & Co., Lon- dres, 1884, p. 339-340. 5 . Topinard: Des instrumcnts de chii'urgic de Tahiti, i'ecueillis par M. A . Lesson. B. S. A. P., 1875, p. 61 9-62 I .
6. Voir B.S.A.P., 1874, p. 494-495.
7. Voir Mantegazza: La trepana^ione dei cranei^ etc., obscrvazione I.
8. Voir Hansen: Primitiv Trepanation. «Bibliothek for Losger», etc. (Note 4, page 10).
9. Voir Bartels: Die Medicin der Naturpolker^ etc., p. 3o2, fig. 172.
lo-ii VoN Luschan: Trepanierte Sckádel aus Neu-Britannien, Z.E.V., 1898, p. 398-401. 12. Voir Id.; Ueber eine Schádclsammlung imn den Canarischen [nseln, etc.. p. 291. — Voir la note I o. page 28 . I 3 . Voir les notes 10 ct 11, page 28 .
Page 29:
1. Crump, Rev.John A.: [f/n articlc sur la írt'paíííií/on] dans «Australasian Melhodist Mis-
sionary Rcvicw», octubre 189Ó.
2. Bartels: Culturclle und Rassenunterschiede in Be^ug auf dieWundkrankhciten. «Zcitschrifi
für Eihnologie». 1888, p. 167-183.
Etant donnce l'extension des notes dans ce travail. l'autcur prie le lecteur d'excuser les erreurs et omissions in\'olontaires. I. es oinra^es et
o
publications cites pour la premiére fois le sont avec le titre complet; dans la SLiite, on a adopté le systéme de les citer precedes du mot: voir, etc. Les noms des auteurs suivis du titre des ouvrages respectifs. forment ainsi la bibliographie sur la trepanation préhistorique et ethnographique. Quant aux figures dans le texte, je me suis borne á reproduire la célebre rondelle dite de Lyon. et en ce qui concerne les cránes trepanes sur le vivant et sur le mort. on en trouve des spécimens dans les plan- ches qui accompagnent cette publication. On a done sous la main les trois facteurs de l'opération: la rondelle, la trepanation chirurgicale et la perforation du cráne posthume.
EXPLICATION DES PLANCHES
Pages Planche I. Cráne pcruvien trepane, conservé au Musce National de Buenos Aires.
Voir le texte 20-23
» II. Grane bolivien Icsionnc, conserve au Musce de La Plata 23-24
» III. Tete perforce d'une momie boliviennc (vuc de derricre), ibidem 24-27
» IV. Tete perforce d'une momie boliviennc (vue de devant), ibidem 24-27
» V. Bandcau envcloppant la lele perforce de la momie boliviennc, ibidem. 24-27
Rev. del Museo de La Plata — r()mc X.
Roben Lehmann-Nitsche — TROIS GRANES — PI. I.
Grane pcruvien trepané, conservé au Musée National de Buenos Aires
i^randeur naturellcí
rAI.LHRKS UEL MUSEO
o 5
o
iev. del Museo de La Plata- — rome X.
Robert Lehmann-Nitsche — TROIS GRANES — HI.III,
Tete perforée d une momie bolivienne, conservée au Muséc de l.a Plata
(vuc de dorricrc. '/ 1 fíranJtur naturulle)
TALLKRKS DKL MUSEO
i-.ii,IM -. : -Aj
£ev. del Museo de La Plata — Tomt X.
Robert Lehmann-Nitsche - TROIS GRANES — Hl. IV.
Tete periorée d une momie bolivienne, coiiservée au Muséc de La Plata
(vuc de dcvanl, ''/j íírandcur nalurellc)
rAl.I.I-.KIS l'M M|i>;i-A>
Rev. del Museo de La Plata — Tome X.
Roben L-eiimann-Nitscbe — TROIS GRANES — P! . \'
Bandeau enveloppant la tete perforée de la momie bolivienne
TAf T""^ DEL MUSCO
CONTRIBUCIONES
A LA
PAL^OPHYTOLOGIA ARGENTINA
III
SOBRE LA EXISTENCIA
DE UNA
DAKOTA-FLORA EN LA PATAGONIA AUSTRO-OCCIDENTAL
(CERRO GUIDO, GOBERNACIÓN DE SANTA CRI'Zl
INFORME PRELIMINAR por el Dr. F. KURTZ
Contribuciones á la Palaeophytologia Argentina
III
SOBRE LA EXISTENCIA
DE UNA
DAKOTA-FLORA EN LA PATAGONIA AUSTRO-OCCIDENTAL
(CERRO GUIDO. GOBERNACIÓN DE SANTA CRUZ)
INFORME PRELIMINAR por FEDERICO KURTZ
I
INTRODUCCIÓN
Mi colega el señor don Rodolfo Hauthal, geólogo del Museo de La Plata, me mandó al fin del año próximo pasado, para determinarla, una colección de unas 320 muestras, reunidas por él en el sudoeste de la Gobernación de Santa Cruz, especial- mente en el Cerro Guido (50« 53' lat. S. y 72«28' W. Greenw.).
Sobre este descubrimiento publicó el señor Hauthal una breve nota en la «Zeitschrift der Deutschen geologischen Gesellschaft» (tomo L. 1898, p. 43G-440), y, para dar una idea de la posición topográfica y geológica de los puntos donde se hallaban las plantas fósiles, este señor me comunicó los datos siguientes:
«El cuadro (sin escala) que sigueC), en que hago completa « abstracción de las rocas eruptivas y neo -volcánicas, dará una « idea de la posición topográfica y geológica de los puntos donde (I se hallan las plantas. Como se ve, existen capas plantíferas « en tres localidades, que pertenecen, por lo menos, á dos liori- (( zontes geológicos.
«El estudio definitivo de los fósiles no altei'ará su resultado « principal; es decir, que las capas plantíferas del Cerro Guido « pertenecen al Cenómano. Únicamente la edad de las capas más « modernas se modificará, tal vez, un poco.
O Para la confección de este cuadro me he servido también de una synopsis semejante, construida por el doctor F. Kurtz sobre los datos bot;i- nicos.— R. Hauthal.
Tomo X 5
— 46
Cuadro I
|
I o |
Rodados tehuelches |
0 |
0 c |
|||
|
9 |
Arenisca (en partes) |
8 |
0 |
|||
|
Toba |
0 10 |
|||||
|
Capas de areniscas finas, verdosas, ferruginosas, con una fiora de hojas |
||||||
|
generalmente pequeñas, más ó menos redondas, íntegcrrimas, coriáceas. |
< |
|||||
|
mezcladas con otras del carácter de la Belula (?) y del Fagus (entre estos, |
s |
|||||
|
tres ejemplares parecen ser idénticos á Fagus magellanica Engelh. de Punta |
< |
|||||
|
Arenas). Ni una sola hoja presenta un contorno largo y angosto como |
" |
g w |
||||
|
8 |
Salix (spec. typ.) ó de Eucalyptus. |
0 |
||||
|
Rio Guillermo |
0 0 es |
[0 |
||||
|
Más al norte, estas capas contienen una rica fauna fósil de moluscos |
u |
|||||
|
(Osírai Philippii Ortm., Ostrea Hatcheri Ortm., Gibbula Dalli Ih.), y |
< |
|||||
|
raras veces hojas de Fagus (magellanica Engelh.?) |
||||||
|
Rio Vizcachas, Rio Baguales, Pié sud de la Sierra Baguales |
||||||
|
Areniscas grises con hojas monoco- |
||||||
|
tiledóneas (dos especies : Phragmites? |
||||||
|
Typha?) y areniscas verdosas amari- |
Capas calcáreas con Ostrea |
i |
0 |
|||
|
7 |
llentas, con hojas de dos especies de |
7" |
Hatcheri, Terebratella, Cucu- |
0 0 |
c |
|
|
Fagiís, una más ó menos correspon- |
llaea, Brachiurideas, etc. |
0 |
0 w |
|||
|
diente á la Fagus antárctica Forst. y la |
Rio Baguales (Lagunitas) |
10 |
||||
|
otra á la Fagus obliqua Mirb. |
||||||
|
Rio Baguales (Juntas) |
||||||
|
Areniscas gruesas, verdosas, en partes más claras, casi blancas, con ár- |
|
|||||
|
boles petrificados y con conglomerados locales ; en la parte superior algu- |
ú |
|||||
|
6 |
nos bancos calcáreos negros con dientes de Lamna, Escamas (frec), Denta- lium (raro,, Venus, etc., etc. Sierra de los Baguales |
0 ro 0 0 |
||||
|
Areniscas finas, verdosas y grises con una ñora de Salix, Populus, Quer- |
0 |
|||||
|
5 |
cuSj Perseophyllum, Sassafras, Cinnam'imum, Liriodendron, Liquidambar , |
|||||
|
Platanus, etc. , etc. |
Ó |
0 |
||||
|
Cerro Guido |
irt |
C S 0 c |
||||
|
.\reniscas amarillentas con Asteroideas, Toxaster, etc.. y con bancos cal- |
||||||
|
4 |
cáreos, negros y delgados con Acanthoceras , Baculites, ¡lamites. etc., etc., |
i |
u |
|||
|
y restos de dicotiledóneas: frutas y hojas (raro). |
1. |
|||||
|
Cerro Cazador, Cerro Guido, Sierra Contreras |
OT |
|||||
|
Arenisca gris-verde con restos de plantas muy mal conservadas y algu- |
s |
|||||
|
3 |
nos bancos con moluscos. En la parte inferior con bancos de conglome- |
0 |
||||
|
rado no muy grueso. |
VO |
)" |
||||
|
Cerro Cazador, Cerro Solitario, Sierra Contreras |
s, |
i |
-0 U < |
|||
|
Capas negras arenoso-arciUosas, más fragmentadas que pizarrosas, con |
||||||
|
bancos calcáreos delgados con Inoceramus (frec), Ananchytes (raro) y una |
||||||
|
Haploceratida (PachydiscusCí); raro). |
i |
0 |
||||
|
En la parte inferior, las capas se ponen más arenosas, con fósiles de |
i |
|||||
|
una configuración externa de raíces ó rhizomas fuertes (hasta 40 cm. de largo y 12 á 14 cm. de ancho). Última Esperanza, Cerro Solitario, Cerro Toro, Cerro Ballena Cerro Payne, etc., etc. |
co 8 'O |
|||||
|
Arenisca cuarzosa y dura. |
í*.. |
|||||
|
Lago Dicks |
an, etc. |
— 47 —
«Pero según el resultado de mis estudios, hechos hasta la « fecha, creo no caer en un gran error fijando el límite entre « la formación cretácea y terciaria entre las capas 6 y 7 (véase (( el cuadro I.).
«Puede ser que el límite, antes citado, se encuentre un poco « más bajo: es posible que la parte superior de las capas del « grupo 6 pertenezca ya al Eoceno.
«Como se ve, todo el conjunto de las capas (desde el Cre- « táceo medio) presenta un gran sistema de areniscas con to- « das sus variedades, que se componen de formaciones de « origen principalmente terrestre.
« Las areniscas se ponen más gruesas ó más finas, más mar- « gosas ó más arcillosas, á veces con bancos de conglomera- « dos y con bancos delgados calcáreos, encerrando una fauna « de moluscos característicos de un mar de poco fondo.
«De esto resulta, en ciertos casos, una dificultad para la « determinación de la edad relativa de las capas, como ocurrió « con la formación santacruceña (representada en el cuadro por « la cai)a 8) que, durante mucho tiempo, se creyó fuera más « antigua que la formación patagónica (representada en el cua- « dro por la capa 7a).
<( El mar inundó, de vez en cuando, grandes partes de las « costas y playas, formando bahías ó golfos, penetrando bastante « en el continente, y, al retirarse, dejó depósitos con fósiles ma- « rinos. Por ejemplo, en el lugar llamado Lagunitas (Baguales), « penetró un brazo de mar que dejó formado un depósito cai- « careo, mientras que, á sus orillas, germinaban árboles y « plantas. Esa es, pues, la relación que existe entre las capas « coetáneas de los números 7« y 7 del cuadro.
«Relaciones semejantes se observan en las capas que cito (( en el número 80. 1mi la parte norte (Baguales) de estas capas, « hay muchos fósiles marinos, característicos de la formación «de Santa Cruz; mientras que en el sud (Río Guillermo) sola- « mente hay hojas de árboles.
«En general, son las mismas relaciones que hoy día reinan «en la costa oriental del continente: playas bajas y bahías.»
Hasta aquí el señor Hauthal.
Ahora, no quiero ni puedo ocuparme de todos los restos
O Sobre las plantas fósiles de las localidades mencionadas en la capa 8, véase el trabajo recién publicado por el señor Pehr Dusén: Ueber clie ter- tiáre Flora der Magellanslánder. — Svensk. Expedit. till Magellanslaenderna, Bd. I. no 4, p. 87-107, Taf. VIII-XII. Stockholm 1899, 8o. (Rara vez he visto 1,'iuiinas tan fieles). — F. Kurtz.
— 48 —
vegetóles ú mi disposición: voy í'i limitarine solamente ú una enumeración de estas especies del Cerro Guido, que he podido hasta aliora identificar con suficiente seguridad, y de discutir después brevemente el caráctei- de esta flora y la edad geoló- gica que debe correspondería.
Con relación <á las determinaciones de plantas fósiles, es un hecho bastante conocido y generalmente admitido por todos los palaeophytólogos serios, que éstas, con pocas excepciones, no tienen el valor como las identificaciones de plantas vivas: no son monedas de valor intrínseco, sino asignados, que tienen cierto precio corriente, garantido solamente por el crédito de que goce él que los ha puesto en circulación. Que las deter- minaciones de plantas fósiles quedan muchas veces más ó menos enigmáticas ó cuestionables, no es cosa extraña, en vista del lieclio que las especies extintas son generalmente — exceptis exceptandis — representadas por hojas ó frutas ó (¡raro!) ñores solas, destacadas comunmente las unas de las otras, y muchas veces por demás mal conservadas. Es sencillamente una cosa imposilde. determinar una hoja solitaria encontrada en un ho- rizonte geológico, por lo demás desconocido (zoológicamente ó estraligrálicamenle), fuera de que presenta caracteres tan sobre- salientes, que, por ejemplo, ciei'tos Heléchos, ó géneros como Ginglco, Liquidambar, Liriodendroii, Kelumhium, Nymphaea. Pero encontrando un conjunto algo numeroso de restos vegetales, de manera que cada tipo ó especie esté representado por varias impresiones, se puede determinar con satisfactoria seguridad la facies ó el carácter physiognómico de la vegetación en manos; y, tomando este carácter general por base de un estudio com- parativo, entonces se pueden averiguar, con más ó menos segu- ridad á lo menos, los géneros que forman parte del conjunto de vegetales fósiles en cuestión. Comparando ahora una flora de esta manera estudiada con otras floras extintas ya conoci- das y geológicamente colocadas, se puede llegará un resultado, á lo menos aproximativo, sobre la edad de las plantas fósiles de que se trata. Necesitase añadir que las observaciones ahora hechas se refieren, en primer lugar, á las floras kenozóicas; pero, en un sentido algo más lato, se aplican también á las floras del Mesozoico y del Palaeozóico.
Por todas estas consideraciones, he desistido lo más posi- ble de acuñar tipos nuevos, guiándome por y refiriéndome á las descripciones y figuras pultlicadas por Oswald Heer y Leo Les- quei'eux, adoptando sus clasificaciones tanto como fué prudente y evitando así un aumento de una synonymia ya espantoso.
— 49 —
ENUMERACIÓN DE LAS ESPECIES HASTA AHORA DETERMINADAS O
FILICES
GLEICHENIACE^
Gleichenites spec. ex alV. Gleichenür gracilif: Hcer (Fl. foss. arct. III. n" 2 p. 52 t. X. f. 4! 5! 7!) vel G. comptonin'folUe (Deb. et Ettingsh. ) Heer (ibid. p. 49, t. XI. f. 1! 2).
El ejemplar patagónico, cuya nervadura no está conservada, se distingue de las dos Gleichenias mencionadas por el tamaño más grande de sus jiínulas. Formas vi\as que presentan con- toi'nos semejantes, son, poi' ejemplo, Folypodium tetragonuiu L., y, en menor grado, Aspidiiim Serra S\v.
Colecciún Hauthal, n' 12660.
POLYPODIACE^
Asplenum Dicksonianum Heer Fl. foss. arct. III. n» 2 \). 31 t. I. f. 1-5; ibiJ. VI. n" 2 p. 3 t. II. f. 2, 2i>; p. 33 t. XXII. f. 1-S (1! 2!). — Lesq. Üa- kota-Fl. p. 24, t. I. f. 1, 1^1.
El helécho vivo, que corresponde exactamente á la planta fósil, es el AspleiuDH Adianlnm iiUjnnn L. var. VergiUi (Bory) Heutl.
Col. Hauthal, n" (12769-12770). (-)
COXIFER/E
ARAUCARIE.S
Araucarites patagónica nov. spec.
El vegetal en cuestión parece ser la mitad inferior de una cárpela de Araucaria, en parte abierta, de manera que la se- milla se puede ver. El fósil corresponde mejor á la Araumria hrasilicnsis Lamli. que á la A.imbricata R. et P.
Col. Haiithal, n° r2784.
(') En esta enumeración he seguido el systema adoptado en: K. A. ZrrrBL, Traite de Paléonlologie, parte II: Paléophylologie, par A. Ph. Schimper et A. ScHENK, traduit par Ch. Barréis avec la collaboration de MM. Focken, R. Moniez, Ch. Quéva, A.Six. París, Munich et Leipzic, 1891.
C) Los números entre paréntesis indican la presencia de las dos impre- siones correspondientes de la misma hoja (la positiva y la negativa) en la colección.
— 50 —
Sequoia brevifolia Heer Fl. foss. I. p, 93 t. II. f. 23 (!!): ibiil. VIL p. 62 t. LXVI. f. 8! Sa; Mioc. balt. Flora p. 21, t. III. f. 10: t. IX. f. ye — Lesq. Tert. Fl. p. 78 t. LXI. f. 25. -S. Heerii Lesq. ibid. p. 77 t. VIL f. 12 (!!), 11 (!!).— 5. anguslifolia Lesq. ibid. p. 77 t. VIL í. 6-10; Cret. and Tert. Fl. p. 138, 240, t. L. f. .5.
Schenk (Traite, p. 288) reduce las S. brevifolia Heer, S. Heerii Lesq. y S. angnstífoUa Lesq. á la S. Lcmgsdorffii (Brongt.) Heer (Schimper Pal. vég., II. 316-318), y con razón.
Col. Hautlml n°' 12629, 12762, 127G4.
ABIETINE^ Abietites Valentini nov. spec.
Tenemos dos cárpelas de una Abietinea que se asemejan á la Pinus (Abies) iipernivil:ensis Heer ( Fl. foss. arct. W. n" 2 p. 56 t. IX. f. 5-7!), pero ya se distinguen por su tamaño ma- yor y también por su forma. Entre las especies vivas, que he podido examinar, presentan Abies balsamea (L.) Marsh, y A. subalpina Engelm. escamas seminíferas de formas análogas. El número 12719 es algo diverso del otro, y representa posible- mente una variedad, una deformación ó una otra especie. He dedicado esta Conifera á la memoria de mi malogrado colega, el doctor .Juan \'alentin.
Col. Hauthal a"' 12659 tTypus ), 12719.
AMENTÁCEA
CUPULIFER^
Betulites spec.
Varias especies de Betulites, descritas de la formación dakó- tica ofrecen relaciones con la hoja del Cerro Guido; pero el ma- terial á mi disposición no basta para una identificación satis- factoria.
Col. H.iuthal n° 12673.
Quercus primordialis I^esq. Ciet. Fl. p. 64 t. V. f. 7 (!).
Con el fósil patagónico se pueden, además, comparar Q/ierciis Steenstrupiana Heer ( Fl. foss. urct. VH. p. 92 t. LXIX. f. 5), Q. Langeana Heer (ibid. p. 24 t. LXVI. f. 13-15) y Q. denticulata Heer (ibid. p. 25 t. LVI. f. 16). Entre los Robles vivos posee Q. prinoides Mich. hojas muy semejantes.
Col. Ilauthal u» 12789.
— 51
SALICINE^
Populus acerifolia Newby. III. Cret. an.l Teit. Pl. t. XIII. f. 5 (!!) — 8.—
Sclumijer Pal. vég. II. p. 703.
Col. Hauthal n» 12663.
P. cf. microphylla Newby. III. Cret. and Tert. Pl. t. III. f. 5! — Schiinper Pal. vég. II. p. 703.
E.sta impresión tiene muchísima semejanza con Populus eu- phratka Olivier var. orbicularis (!!) et yar. ovala Wesmael (DC. Prodr. XVI. 2. p. 327.— Hook. el Tliomps. Herb. Ind. or.: Nubra, reg. temp. linniV alt.).
Col. Hauthal n» 12665.
P. cf. nebrascensis Newby. 111. Cret. and Tert. Pl. t. XII. f. 4, 5 (!).— Sc.himper Pal. vég. II. p. 700.
Col. Hauthal n«> 12685, (12669,12692).
Populites lancastriensis Lesq. Cret. Fl. p. 58, t. III. f. 1; Dakota- Fl. p. 48.— Schimper Pal. vég. II. p. 704.
Otras impresiones que pueden compararse con nuestra hoja, son Populites lüigwsus Lesq. (cf. Dakota -Fl. t. Ylll. f. 5!) y Cissites ncuminatus Lesq. (cf. Cret. and Tert. Fl. p. 67, t. V. f. 3, 4). Schimper (1. c.) expre.só dudas en cuanto á la identifica- ción genérica del Populites lancastriensis; el ejemplar argentino, que conviene muy bien con la figura de Lesquereux, muestra una punta trialmenada, que prueba perfectamente su pertenencia al género Populus (en el sentido de los palaeophytólogos).
Col. Hauthal n' 12620.
Salix proteaefolia Lesq. sensu lato (varietatibus inclusis).— Lesq. Cret. and Tert. Fl. p. 42, t. 1. f. 14-16, t. XVI. f. 3; Cret. Fl. p. 60, t. V. f. 1-4; Dakota-Fl. p. 49-50, t. LXIY. f. 1-3, 4-5, 6-8, 9.
Coll. Hauthal n" 12016, 12618 (pro parte), 12619 (p.p.), 12620», 12623, 12626, 12651, 12654, 12678, 12689.
URTICIN^ URTICACE.ffi;
Protopliyllum cf. rugosum Lesq. Cret. Fl. p. 105 t. XVI. f. 1, 2(1), t. XIX. f. 3 (!).
La hoja argentina se acerca también, pero menos, al Pro- tophyllum luinus Lesq. (ibid. p. 104, t. XXVII, f. 1).
Col. Hauthal n" 126S3.
— 52 — POLYCARPICzE
LAURÁCEA
Cinnamomum Heerii í.e.sq. Cret. Fl. p. 84 (excl. t. XXVIII. í. 11); Dakota- Fl. p, 105 t. XV. f. 1 (!).— Schimper Traite II. p. 847.
El ejemplar del Cerro Guido se distingue de la figura citada, solamente por su tamaño algo más chico. Entre las Lauráceas vivas ostentan especialmente Cinnamomum Camphora Nees et Eberm. y, menos, Lilsaea umbrosa Nees hojas semejantes.
Col. Hauthal n' 12797.
Perseophyllum(') Hauthalianum nov. spec.
Con las espléndidas hojas (largas de 15-16 cm.), (jue he reunido de esta especie, dedicada á mi colega Rodolfo Hautlial, descubridor de la Dakota- Flora del Cerro Guido, se pueden comparar las siguientes especies fósiles:
Persea Schimperi Lesq. Dakota-FI. p. 103, t. XVI. f. 5 (!).
Litsaea expansa Sap. et Mar. Ilév. Fl. Heers. de Gelinden p. 68, t. XI.
í. 1 (!). -.-M!). Persea Sternbergii Lesq. Cret. Fl. p. 76 t. VII. f. 1. P. Hayana Lesq. Dakota- Fl. p. 103 t. XVI. f. 6. Oreodophne Heerii Gaud. et Strozzi Méin. Feuill. foss. Toscane p. 35, t. X.
f. 5, 7, t. XI. f. 1-6.
Entre las plantas vivas, representa P/íoeZ/e montana (Sw.) Gri- seb. (Persea montana Spr.) de las Antillas mayores, un paralelo sobresaliente del Perscophylluin Hautlialiannm, y el mismo tipo foliáceo se ha conservado en la Phoebe tripUnervís (R. et P.) Mez (Andes del Perú) y la Persea gratissiina Gartn. var. vulgaris Meissn. (Trinidad; Sieber 69 !). coi. iiauthai n"- (12750, 12750»), {12747,12748).
(') En cuanto á la formación de los nombres genéricos de plantas fó- siles siphonógamas, dice Schenk (Traite, p. 397): « Nathorst s'est toiit récem- ment (Botan. Centralblatt, 1886, n°' 1-3) exprimé dans le mema sens que mol, au sujet de l'incertitude des déterminations des feuilles fossiles. II propose, en mérae temps, de n'employer les noms des genres actuéis que pour les feuilles qui ne reuiontent pas plus loin que le Pliocéne, ou pour celias qui présentent une nervation tres caractéristique et d"autres carac- teres pouvant démontrer la párente avec un genre actuel. Toutes les feuilles qui ne répondent pas á ees conditions seraient désignées par le nom du genre, dont elles se rapprochent le plus, mais en faisant suivre ce noni du sufflxe phylLum, comme par exemple Beiuliphyllum, Magnoliphyllum, etc. Je souscris aux changements proposés par mon honoré ami; les considéra- tions exposées plus haut, pages 335-339, le prouvent assez; je me permettrai senlement une légére correction philologique, en écrivant Betnlophyllum, Mtiynoliopliyllum. etc.; car on emploie le mot grec »phyllún<> pour la compo- sition de ees noms.»
— 53 —
Sassafras subintegrifolium Lesq. Cret. Fl. p. 83 t. III. f. 5 (pessime, casi planta diversa;').
A esta e.specie corre.sponden las liojas subindivas del Sassa- fras offlcinale Nees.
Col. Hauthal u' 12S70.
S. Mudgei Lesq. Cret. Fl. p. 78 t. XIV. f. 3, 4 (!).
Col. Hauthal n»» 12643, 12649, (12624», 12630»), 12650» [í. gracUis).
S. Mudgei Lesq. viii'. (forma Ínter 6'. Mudgei Lesq. et «S. aculilobum Lesq. ambigens). Cret. Fl. t. XXX. f. 7 (!).
Col. Haulhal n" (12624 b, 12630 b), 12658 1).
S. acutilobum Lesq. Cret. Fl. p. 79 t. XIV. f. 1, 2 (!).
Col. Hauthal n" 12632, (12625, 12631), 12635, 12645, (? spec. male conservatum), (12656, 12657), 12658".
S. cretaceum Newby. 111. Cret. and Tert. Pl. t. VI. f. 1-4 (3!!).— Lesq. Cret. Fl. p. 84 t. XI. f. 1, 2; XII. f. 2 (!!), 3 (! = var. oblusum Lesq.). — Heer Fl. foss. a,rct. III. p. lOU, t. XXXI. f. 3» (!) 3b {S. cretaceum Heer).
El S. cretaceum Ne\\by., con cuya especie el S. arcticum Heer me parece ser completamente idéntica, presenta más analogías con la única esjtecie viva, el S. officiiiale Nees, que las otras formas fósiles conocidas (cf. también Lesq. Dakota-Fl. p. 241).
Col. Hauthal n"" 12628, 12646, 12683 (12706, 12707).
MENISPERMACEJE
Menispermites obtusiloba Lesq. Cret. Fl. p. 94, t. XXV. f. 1, 2; t. XXVI.
f. 3.— Lesq. Cret. and Tert. Fl. p. 78, t. XV. f. 4 (!).
Esta impresión posee gran similitud con la Tinospora teñera Miers, de Nossi-bé (J. M. Hildebrandl, n" 3277).
Col. Hauthal n- 12746.
MAGNOLIACE^
Liriodendron Meekii Heer Pliyll. du Nebraska p. 21, t. IV. f. 3, 4. — 111. Cret. and Tert. PI. t. VI. f. 5, 6 (!).-Lesq. Dakota-Fl. p. 205, t. XXVIII. f. ó, 6 (copias de las figuras en 111. Cr. and Tert. Pl.).— Heer Fl. foss. arct. VI. I. no 2, p. 87-90; t. XXII. f. 12 (!), t. XXIII. f. 5, 6 (copias de III. Cr. and Tert. PL).
Col. Hauthal n»» (12668, 12674).
— í)4 —
FRANGULIN^
VITACEuE
Cissites affinis Lesq. Cret. and Tert. Fl. p. 67. — Pküanus affinis Lesq. Cret. Fl. p. 71 t. IV. f. 4! t. XI. f. 3! {Sassafras Harkerianum Lesq.)(').— Heer Fl. foss. arct. VI. no 2 p. 73, t. XXVIII, f. 16, 17 (!): VIL p. 28, t. LVII. f. 1-6 (2!); f 1: t. LVIII., t. LIX. f. 7.
Col. Hanthal n»' 12620, 12662, 12699.
SAXIFRAGIN.^
HAMAMELIDE.S:
liiquidambar integrifolium Lesq. C'iet. FL p. 56, t. II. f. 1 (!), 2, 3; t. XXIV. í. 2: t. XXL\. {. S.-Lesq. Cret. and Tert. Fl. p. 'i5, t. XIV. í. 3.
Col. Hauthal n" (12624c, 12630c). PLATANACE-iE
Platanus obtusiloba Lesq. Cret. Fl. p. 69, t. VIL í. 3(!), 4.— Lesq. Dakota-
Fl. p. 7i t. X. L 2 (?).
Col. Hauthal n"' (12671, 12676).
P. primaeva Lesq. var. grandidentata Lesq. Dakota-Fl. p. 73, t. IX. f.
1 (!:), 2.
Entre las especies vivas de Platanus se asemeja P.occiden- talis Lesq. mucho á la forma extinta (cf. Lesquereux l.c.,p.72).
Col. Hauthal n» 12667.
III
CONSIDERACIONES GENERALES
En la tabla siguiente se encuentran condensados los datos más precisos de la enumeración que antecede, acompañados de notas sobre la frecuencia relativa de cada especie, tal cual se
O Lesquereux describió bajo el nombre de Sassafras Harkerianum (Cret. Fl. p. 81, t. XI. f. 3, 4), una planta, que mAs tarde (Uret. and Tert. Flora p. 67, t. III. i. 3, 4) trasladó al género C¿ssí7es. De las cuatro figuras de su entonces Cissites Harkerianus, representa la arriba citada (XI. 3) muy bien al Cissites af/inis, mientras que las dos últimas (t. III. f. 3, 4) parecen pintar una especie de Hederá.
— 55 —
lia podido deducir del material en manos y de la distribución vertical y horizontal de las plantas del Cerro Guido O.
Cuadro II
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(^) Por las abreviaturas usadas en este cuadro véase la pTigina siguiente.
— 5G —
Los alM-eviaturas y signos usados en el cuadro tienen la significación siguiente :
Dak. ^Dakota (Ci.'niJmano = Ci'et i- IT. = frecuente.
ceo medio). fíT.^miiy frecuente.
<4rl. ^Groenlandia (Creticeo inte- f. = ni raro, ni frecuente.
rior, medio y superior). -)- indica (jue la misma especie se en-
Pot. =Potomac (Cretáceo inferior). cuentra en el horizonte asi marcado.
La. ^Laramie (Eoceno). Q <iuiei'e decir que la especie original
rr. =muy raro. esfi representada por otra congené-
r. ^raro. rica, pero no idéntica.
1mi la columna «Groenlandia» denota:
K.^Caiias de Kome (CretAceo inferior).
A. = Capas de Atañe (Cenómano ^Cretáceo medio).
P. = Capas de Patoot (Senoniano superior^Cret/iceo más alto).
De esta tabla se pueden deducir, con respecto á lo vegeta- ción extinta del Cerro Guido, las conclusiones siguientes:
Floras fósiles semejantes á lo nuestro existían en el Dakota- group de los Estados Unidos occidentales, en lo formación cre- tácea de Groenlandia, en el sistema de Potomac (América sep- tentrional atlántica) y en los yacimientos de Laramie (Rocky Mountains, Wyoming).
De todas estas floras, la más afiliada á la del Cerro Guido, es el conjunto de plantas de la formación Dakota, que posee dieciocho especies idénticas con la Guido-flora y las otras seis representadas por especies semejantes. Después siguen, en sus relaciones á la flora del Cerro Guido, la vegetación cenómana de Atañe y la del Cretáceo inferior del sistema Potomac. Con las plantas de las capas de Laramie (eoceno) no hay sino muy pocas en común con el Cerro Guido, mientras que resalta, en las últimas, la ausencia completa del género Sassafras.
Sobre la edad geológica de las formaciones mencionadas de los Estados Unidos y de Groenlandia, tenemos varios estudios de Heer, Lesquereux y F. Lester Ward. Lesquereux ha publi- cado una excelente y concisa contribución (Lesq. Remarks), de aquélla — como de las ulteriores [)ublicaciones del mismo in- vestigador— resulta que el Dakota es idéntico con el Cenómano de los geólogos europeos, y que el Laramie corresponde al Eoceno. Heer (Fl. foss. arct. VL 2=' parte; VIL ]). 185-187), de otro lado, lia constado que las capas de Kome se igualan al Cretáceo inferior, las de Atañe al Cenómano y las de Patoot al Senoniano .superior. La edad de la flora fósil del Cerro Guido puede declararse, pues, con toda seguridad, como cenománica.
Conocemos, pues, ahora en la Argentino, las siguientes ca- pas plantíferas:
57
Cuadro III
|
Mioceno |
Territorio de Santa Cruz: Rio Guillermo, Rio Baguales — Betula sp., Fagus magellanica Engelh., etc. (cf. cuadro número !).(.') |
|
Eoceno |
En el Eoceno debe colocarse una colección de lindísimas impresiones recién recibida del señor doctor C. Spegazzini, y que el señor C. Ameghino descubrió unas 5 o leguas al poniente del Puerto Deseado. Hasta ahora me faltaba el tiempo para hacer un examen detenido de estos éctipos, que pre- sentan completamente una «facíes larámica» . |
|
Cenómano |
Territorio de Santa Cruz: Cerro Guido — Asplenum sp., Abietiíes sp., Quercus ip. , Sti/i.v sp., Populus spcc. varr., Cinnamomum $.p,, Perseophv- Ihim sp., Sassafras sp. varr., Liriodendron sp., Liquidambar sp.. Plata- nus sp. varr. (cf. cuadro número 11). |
|
Cretáceo inferior |
|
|
Lias (Rajmahál) |
Mendoza: Mina del Tránsito ( Atuel j — Asplenum sp. ex afl. ,4,. whit- fí \-ensís (Bgt.) Hcer, Aspienites macrocarpus 0\áh . t\ yío'cr . , Macroíaeniop- tcris sp., Oleandridium viitatum (Bgt.) Schimp., Equisetites sp . , Pterophyl- lum princeps Oldh. ct Morr. (vcl P, Morrisianum 0\áh, ), P.i-ajmahalense Morr., Palaeo^ajnia cf. brevifolia F.Braun, Psilophydlum sp . , Walchia sp . |
|
Rhéíico |
Mendoza: Cacheuta, Challao, Paramillo de Uspallata — San Juan: Mareyes — Danaeites cacheuíensis Kurtz, Asplenmn whitbyense (Bgt.) Hcer (= fecop- tevis tennis Gein., non Schouw), Sphenopteris elongata Carr., Ilymeno- phyllites mendo^aensis Gein., Thinnfeldia lancifolia (Morr.) Szajnocha, T. odnntopíeroides (Morr.) Fcistm. {=:icrassinenñs Gc'in . ) , Th. (?) tenuiner- iñs Gein., Bravardia mendo^ensis Hauthal, Pachypteris Stel ^neriana Gein. , Oleandridium lirackebuschianum Kurtz, 0. wareyesmcwm (Gein.) Rurtz, Podo^amites elongatus (Morr.) Feistm. var. latior Feistm., Schi^oneura gondipayiensis Feistm., Zamites cacheutensis Kuriz, Pterophyllum Oeyn- hausenianum Gopp . , Pt. sp., Spheno^amites Geinit^ianusKnnz, Baiera Ar- gentinae Kurtz, B. taeniata F.Braun, Sphenotepidium rhaeticuin Gein. |
|
Permo-Carbón (Gondwána inferior) |
San Luis; Bajo de Velís — La Rioja: Sierra de Los Llanos (Pampa de Ansulán, Malanzán, Polco i, Sierra de Velasco (Saladillo), Sierra de Vilgo ( Paganzo, Amanao i — Asplenum whitbyense Cñ^i.) Hecr, Neuropteridium validum Feistm., Pachypteris sp., Glossopteris indica (Bgt.) Schimp , G.retifera Feistm., Gangamopteris cyclopteroides Feistm., Equisetites Mo- renianus Kurtz, Schi^oneura sp., Phyllotheca sp. varr., Annularia argen- tina Kurtz, Lepidodendron Pedroanum (Carr.) Szajn., L. Sternbergii Bgt. var. aculeatum (Stbg. sp.), Nóggerathiopsis Hislopi Feistm. et var., Eurv- phyllumWhittianum Feistm. (?), Rhipidopsis gingkoides Schmalh., /í. ¿íe/i- sineri'is Fcisim. , Walchia sp., Cyctopitys dichotoma Feistm. La Rioja: Carrizal, Escalera de Famatina, Trapiche — San Juan: Car- pintería, Retamito — Sphenopteris Bodenbenderi Kurtz {^^ ílymcnophvllites sp. Gein.), Rhacopteris sp., Neuropteridiujn ualidum Feistm., Botrychiop- sis Weissiana Kurtz^ Hcrgiopteris insignis Kurtz, Archaeocalamites radia- tus Siur, Lepidodendron Pedroanum Szajn., L. sp. ex aíT. L. nothum Stur, Lepidnphloios lariciniis Stbg., Cordaites sp., Oto^amites argentinica (Gein.; Kurtz, Palyssia Braunii Endl. var. minor Gein. |
(") De las capas terciarias de Punta Arenas se conocen Fagus magellanica Engelh , y una Palma, Flabellaria Schjrageri Engelh. (cf. H. Engelhardt, Tertiaerpñ. Chile's). — En el trabajo de P. Duscn, más arriba mencionado, se dice que la Palma en cuestión viene posiblemente de Chile del Sur, y no del Terciario de Punta .\renas (Palmas son muy caracierislicas para la formación de Laramie, que pertenece al Eoceno).
— 58 — •
Considerando ahora la vegetación fósil del Cerro Guido de otro punto de vista, en el sentido physiognómico y phytogeo- gráphico, entonces se observa que tenemos un grupo vegetal compuesto de dos Heléchos y de veintidós especies de plantas leñosas, todos árboles ó arbustos, con excepción de dos, que eran, muy probablemente, enredaderas (Menispermites, Cissites). Estas plantas formaban un conjunto vegetal en ol que predo- minaban un sauce en varias formas (Salix proleaefoUa, Lesq.) O, unos Alamos (Popiihis sp.), varios Sa.^safras y otros Lauráceas {Cimiaiiionuun, Perscop/t/jli/int], y unos dos Plátanos (P/«/«».?<s sp.'); además se observan un Liriodeadion. un Liquidainbar, un Roble, un Abeto, una Sequoia, etc.
El género Sequoia, tan generalmente diseminado en los tiem- pos cretáceos y terciarios, está hoy día reducido á dos espe- cies, viviendo en California: la <S. (/^'^ra^íea Lindl. el Gord. CMam- mouth-tree) de la Sierra Nevada; y la S. sempervivens Endl. (Red-woodj. de los Coast-Ranges.
Una composición semejante presentan, en nuestra época, las selvas que adornan los pendientes y valles orientales de los «Alleghany Mountains», como prueba el pequeño paralelo entre los miembros de nuestra flora cenómana y sus aliados vivos en los Estados Unidos atlánticos al sud de la Chesa- peake-Bay, que sigue:
Cehro Guido
Alleghanies
Asplenuní Dicksonianuin Heer. Abies Valentini Kurtz. Quercus primordialis Lesq. Populas sp. varr.
Salió: protecrfolia Lesq.
Perseopliyllitin Ildiilhaliitn/nn
Kurtz. Sassafras spec. varr.
Menispennites oblusiloba Lesq. Liriodendron Meekii Heer. Cissites affinis Lesq. Liquidambay integrifolium Lesq. Ptnlaniis sp. 2.
A. nioníanum W.
A. balsamea Marsh., A.Fraseri Pursh.
Q. prinoides Mx.
P. tremuloides Mx., P. grtindiden/aln
Mx. Salix sp. varr. (pero ninguna aliada ile
niHS cerca con la planta fósil). Persea caroliniensis Nees, P. Cales-
byanu Chapm. S. officinalis Nees (única especie ahora
existente). M. canadense L., Coccitlus carolin ux L)( '• L. lulipifera L.
Cissus indivisa L., Vilis sp. varr. L. styraciflua L. P. occidenlalis L.
O Esta determinación es mus deductiva que inductiva: hojas exacta- mente de la misma forma se presentan, por ejemplo, en los géneros Cri/p- tocdi'iia V yeclandra entre las Lauráceas.
— 59 —
Como se ve, es cierto que antaño, edades antes de la apa- rición del hombre, la región del Cerro Guido — ahora cubierta solamente de pasto monótono y de unos grupos de Hayas — fué adornada por un monte fresco y variado, que se asemejó mucho a los bosques que hoy día florecen en los Estados atlán- ticos medios de la Unión norte- americana (').
Dr. F. Kurtz.
Córdoda, 14 de Julio de iSgg.
O Las analogías de la flora argentina con la de América del Norte en la actualidad trataré en breve en otro lugar (Geographia general de la pro- vincia de Córdoba, editada por Manuel E. Rio y Luis Achaval).
— 00 — APÉNDICE
LITERATURA
Engelh;iri.lt: — Engelhabdt H. Ueber Terliaerpflamen con Chile. — Abhandl. der Senckenberg. Naturforsch. GeselL; Frankfurt a. M., 1891. p. 629-692, lám. I-XIV.
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Heer, FI. fos.s. arct. : — Heer, O.Flora fossilis árctica. Die fossile Flora der
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Vol. III. Zürich 1875. — 2. Die Kreide- Flora der arclischen Zone. —
Kongl. Svensk. "Vetenskaps-Akad. Handlingar XII. no6, 1874. — 4". 140 S.,
XXXVIII Taf.
Vol. VI. I. Abtlieilung. Zürich 1880. — 2. Nachtráge sur fossile?! Flora Grúnlands.—Jhid. XVIII. no 2, 1880. 17 S., VI Taf.— II. Abtheilung. Zürich, 1882. Flora fossilis groenlandica. Die fossile Flora Groenlands. Erster Theil, enthaltend: 1. Die Flora der Kome-Schichten. 2. Die Flora der Atane-Schichten. 112 S., XLVII Taf.
Vol. VIL Zürich 1883. — Flora fossilis groenlandica. Zweiter Theil, enthaltend: 1. Die Flora der Patoot-Schichten. 2. Die tertiare Flora von Groenland 3... 4. Allgenieine Bemerkiingen (nos 5 y (; no tocan á nuestro objeto). 275 S., LXII Taf.
Lesq.Cret. FL: — Lesquereux, Leo. Contribuiions lo the Fossil Flora of the Western Territories. Partí: The Cretaceous Flora. In: F. \. Hayden Reports of the LI. S. Geol. Survey of the Territories. Vol. VI. Washing- ton 1874. 4o. 136 p., XXX pl.
Lesq. Tert. FL: — Lesquereux, Leo. Conlribiitions to the Fossil Flora of the Western Territories, Part II: The Tertiary Flora. — Ibid., vol. VIL Wasliington 1878. XV. 366 p., LXV pl.
Lesq. Cret. and Tert. FL: — Lesquereux, Leo. Contribuiions to the Fossil Flora of the Westertí Territories. Part III: The Cretaceons and Tertiary Floras. — Ihld., vol. VIII. 1883. XII, 283 p., LIX pl.
Lesq. Pvemarks: — Lesquereux, Leo. Remarks on the Cretaceons and Ter- tiary Flora of the Western Territories. American Naturalist, Febr. 1882, p. 102-108.
Lesq. Dakota-Fl.: — Lesquereux, Leo. The Flora of lite Dakola Group. A posthumous Work by L. L., edited by F. H. Knowlton. — In: Monographs of the U. S. Geol. Survey, J. W. Powell, Director. Vol. XVll. Washing- ton 1891 (1892). 4°, 400 p"., LXVl pl.
Newby., 111. Cret. and Tert. Pl. : — Newberry, J. S. Illustrations of Crela- ceous and Tertiary Plants of the Western Territories of the U. S., edited by L. Lesquereux.— In: F. V. Hayden, U. S. Geol. and Geogr. Sur- vey of the Territories. Washington 1878. 4», XXVI pl.
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Schimper, Pal. vég. : — Sohimper, W. P. Traite de Paléontologie végélale. 3 vols., avec atlas de CX pl.; París, 1869-1874.
L. F. Ward.:— Ward, Lester F. The Potomac Formal ion. —.\nnu:á Rep. U. S. Geol. Survey, XV. 1893-94, bv J. W. Powell. — Washington 1895, p. 037-397, pl. II-IV.
EXAMEN MICROSCÓPICO
PIEZA CUTÁNEA DEL MAMÍFERO MISTERIOSO
DU I^A PATAGONIA(l)
vGRYPOTHEmUM DOMESTJCUMn
POR EL
Dr. Christfried Jacob
CON UNA LAMINA
Método. — Dos pequeñas piezas han sido decalcificadas en una mezcla de licor de Mülleí- (i)icromato de potasio) y de ácido nítrico (10%) en partes iguales. Después de tres días, fueron puestas en alcohol absoluto, y, durante otros dos, en celloidina. Los cortes han sido coloreados unos con picro- carmín y otros con hematoxilina al alumbre. La dirección de los cortes ha sido, en unos casos, tangencial, y, en otros, perpendiculai- á la superficie libre.
El resultado da á conocer, en general, que se trata de tejido cutáneo de un mamífero, con todos sus elementos componentes; hay un resto de epidermis del estrato papilar en mínima parte y en mayor proporción el corión.
El estrato superficial de un corte perpendicular muestra una superficie irregular y desgarrada; se colorea difusa y fuerte- mente con el carmín y con la hematoxilina. No se ven ele- mentos celulares. El espesor varía alrededor de un milímetro. Se trata de una capa de aspecto finamente granuloso, con al- gunas fibras transversales, que provienen del estrato profundo; éste tiene la misma constitución del corión; su espesor es de ocho á nueve milímetros; su estructura es de un tejido conec- tivo fibroso, cuyas láminas se entrecruzan en varias direccio- nes. Estas fibras no se colorean con colorantes nucleares, pero sí con ácido pícrico, tomando un color amarillo; por el contra- rio, los intersticios se embeben con el carmín. De las otras
(') Véase «Revista del Museo de La Plata», tomo IX, pág. 409 á 473. Tomo X 6
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formaciones de la piel s(Mo se encuentran pelos; no hay restos de glándulas sebáceas ni sudoríparas. Los pelos están implan- tados, como siempre, en dirección oblicua y se les halla sólo en los dos tercios externos del coidón; tienen un diámetro de 130 á 140 ¡X. No tienen canal central, pero se puede distinguir una substancia cortical (de 40 ij.) y otra central; la cortical no descama; es compacta, homogénea, y la central tiene muchas fisuras muy finas llenas de aire. El pelo está lil)re dentro de un conducto formado por las partes vecinas; una pequeña zona de la pared del conducto, la parte más vecina de la cavidad, se tiñe intensamente y de un modo difuso con el carmín. Proba- blemente el espacio libre entre el pelo y la vaina está hecho á expensas de las vainas medulares interna y externa, que se han destruido.
En la parte más profunda del corte se encuentran enclava- dos cuerpos osiformes, diseminados, del tamaño de un carozo de dátil y otros más pequeños. Estos huesos están fuertemente adherentes al tejido conjuntivo ambiente, siendo posible, algu- nas veces, ver claramente cómo los haces conectivos penetran en el tejido óseo, formando cuerpo con él. El tejido de estos huesos se embebe fuertemente con el carmín. Cada uno de estos cuerpos osiformes muestra dos zonas: una cortical y otra cen- tral; la zona cortical no muestra hueso verdadero (de Havers), sino láminas conectivas calcificadas, entrecruzadas en varias direcciones, mientras que la zona central es de hueso verda- dero, con conductos de Havers, provistos de su sistema lami- noso, en el cual se ven las lagunas óseas regularmente distri- buidas concéntricamente al sistema. Los conductos se ramifican y forman un sistema de canales comunicantes. En ciertos sitios, cerca del sistema de Havers, en intersticios entre la formación laminosa, se ven islotes de secciones transversales que recuer- dan vivamente los grupos de células cartilaginosas. No hay motivo para sospechar que esta osificación sea de orden pato- lógico, pues no hay indicios de infiltrados, tubérculos, etc.
La descripción hecha corresponde á la histología de las piezas examinadas; determinar á qué clase de mamífero per- tenece esta piel, será obra del zoólogo.
Dr. Christkried Jacob.
Rueños Aires, Septiembre de 1899.
Rev. del Museo de La Plata - ronm X.
Ch. JAKOB: Examen microscópico, etc.
s^-- ^^
*^
Fifí. I- f^'Orte iransvcrsíil de la piel conleniendu un cuerpo ositurinc (lo veces aunientíidüj . » 2. Corte transversal de un pelo (70 veces aumentado). » 3. Parle del centro de un cuerpo osiforme (3o veces aumentado).
TAI-I-HRES DHL ML'SlíO
ARTE Y VOCABULARIO
DE LA
LENGUA TACANA
MANUSCRITO DEL R. P. FR&Y NICOLÁS ARMENTIA
CON INTRODUCCIÓN, NOTAS Y APÉNDICES
Samuel A. Lafone Quevedo, M. A.
ENCARGADO DE LA SECCIÓN DF. ARl^UEOLOüí .\ Y LINGÜÍSTICA ARGENTINA
R. P. FRAY NICOLÁS ARMENTIA
del Colegio de San José de Propaganda Kidc de La Paz, Visitador de la Orden Franciscana de Bolivia
LOS INDIOS TACANAS Y SU LENGUA
INTRODUCCIÓN I
PRELIMINAR
El siguiente trobajo, primero de la serie que formará el primer tomo de la sección boliviana, en la biblioteca lingüís- tica de nuestro Museo, se funda en una serie de manuscritos y apuntes originales del i'everendo P. Fray Nicolás Armentia, misionero de la Orden Seráfica, actualmente residente en La Paz. Los papeles fueron facilitados al señor M. V. Ballivian y por él remitidos á este Museo para su publicación.
Los originales constan de un ^'ocabulario tacana -español y de unos Apuntes gramaticales, aumentados más tarde con Frases, Voces que faltaban y Catecismos, todo lo cual lia sido materia de continuas correspondencias.
Ll material es todo del P. Armentia, quien no es responsa- ble de la forma que se le ha dado; como quedan, empero, los originales archivados en la Biblioteca del Museo, están dispo- nibles para la consulta en cualquier tiempo. Para este cambio de forma había autorización del autor y de su intermediario y cualquier disidencia de opinión ó error de imprenta ó de inter- pretación será observado en la fe de erratas; poi-que la distan- cia, que media entre el autor y el editor, no permite otra cosa.
Para mayor facilidad del estudiante, se ha invertido el voca- bulario, de suerte que el castellano -tacana no deberá buscarse en el manuscrito original. También se han intercalado en uno y otro todas las voces contenidas en los textos y cartas (que no constaban en los vocabularios), y se han traducido las oraciones
Tomo X j
— m —
literalmente, para que de un solo golpe de vista se comprenda lo que es este idioma en su sintaxis.
L-os Apuntes para un arte de esta lengua se reproducen tales como están en el original, quedando las observaciones del caso reservadas á los capítulos correspondientes de esta Introducción. Algo se ha cambiado en el orden buscando la claridad, y se han incorporado apuntes posteriormente remitidos por el mismo P. Armentia, como ser: los nombres de las parles del cuerpo, de los grados de parentesco, los adverbios y voces interrogantes. Si llegan á tiempo, se incorporarán tam- bién nuevos datos pedidos sobre pronombres, adjetivos y par- tículas de régimen; pero si llegan tarde para poder ocupar su propio lugar, se aprovecharán en alguna otra forma y, en último caso, en un apéndice.
Las observaciones generales acerca de las analogías y di- vergencias entre las lenguas Tacana, Cavineña, Mosetena, Yu- racaré y Leca ó Leco, materia que se incluirá en este tomo, tienen que quedar forzosamente para después; porque ellas sólo se podrán api-eciar debidamente después de un estudio detenido de los cinco grupos. Esto no obstante, puede adelan- tarse la confirmación de que, el Tacana y el Cavineña son dos idiomas íntimamente ligados entre sí; que hay que estudiar el Mosetena y el Leco con los dos primeros siempi-e en la mano; pero que el Yuracaré pertenece á un grupo enteramente distinto.
Séanos lícito agradecer al Reverendo Padre esta importan- tísima contribución al estudio de las lenguas americanas y al señor M. V. Ballivian el haberla facililado á nuestro Museo de La Plata.
II LA NACIÓN TACANA
Los siguientes datos acerca de los indios de nación Tacana, son extractados de las noticias que de ellos nos da el sabio francés Alcides d'Oi'bigny. Su exactitud se presupone, dadas las prendas y oportunidades del autor y las recomendaciones que de él hace el señor M. V. Ballivian, á ({uien el Museo debe la remisión de los importantes manuscritos que se incorporan en este tomo de la biblioteca lingüistica. Véase L'IIon/n/c Ainoicai», tomo 1, página 374 y siguientes.
Tnmua es el nombre que los mismos indios dan ii la lengua (pío ellos hablan, y con justísima razón dice d'Orbigny que lo
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j)i'elii-¡(j al otro do Ateiüanog, dado por los españoles ú los indios de los Misiones de Aten, de Isiamas y de Carinas, designacio- nes éstos que responden ó los lugares ocupados por ellos. El nombre de Toromonas parece (¡ue se aplico á las tribus silves- tres de esta misma nación.
Los Tacanas viven en las quebradas de la margen occidental del río Beni, metidos en las ensenadas de los montes embos- cados y húmedos que se extienden por las faldas orientales de los Andes de Bolivia, desde los JS" hasta los 15" de latitud sur, y entre los 70» y 71" de longitud al oeste de París. La región de ellos foi'ma una faja que corre deN.N.O. á S.S.E., que, arran- cando de los Andes hacia el oeste, llega hasta el río Beni al este.
La nación Tacana se subdivide en varias tribus, las unas silvestres y las otras reducidas en Misiones. Las primeras, que son las de los Toromonas, tienen sus tolderías en el centro de las selvas; mientras que los segundas son las de las doctrinas de los pueblos de Aten, Gavinas, Tumupasa é Isiamas.
Del otro lado del Beni, hacia el E. N. E., confinan con los Maropas de los Reyes; al Sur, con los Mosetenes; al Norte, con las naciones silvestres de Huacanahuns y Sariguas; al oeste, con los Apolistas y Aymarás. La inmediación á estos últimos explica el uso de algunos numerales, etc., aymarás en el voca- bulario Tacana.
En 1839, según d'Orbigny, se contaban unos 5304 Tacanas cristianos, distribuidos así:
En la Misión de Aten 2.03.3
En la Mi.sion de Isiamas 1 .028
En la Misión de Gavinas 1.000 \ 5.30i
En la Misión ile Tumupasa 1 . 170
En la Misión de San José 73
Tacanas silvestres, Toromonas 1 .000
Total 6.304
RASGOS FISIOLÓGICOS
Los Tacanas son algo más trigueños que los Mosetenes O pero algo menos que los Apolistas y bastante menos que los
O D'Orbigny escribe: Mocelenes; Cardús: Mosetenes; he preferido esta ortografía.
— 6S —
Aymarás, al grado que éstos los tienen por bluneus. 'l'aiito los Tacanas como los Moselenes y los Yuracarés, casi todos son de piel overa, porque tienen el rostro y cuerpo manchados con unas pecas sobre fondo blanco de albino.
La talla de los Tacanas se aproxima ú la de los Yuracarés, y, cuando menos, iguala á la de ios Mosetenes, Los hay que alcanzan i'i 1 m. 70; pero, por lo general, son de menos que 1 m. 65.
En cuanto á las formas, en todo se parecen á los Mosetenes; es decir, son tan vigorosos como los Yuracarés; pero si es cierto que son anchos de espaldas y tienen el pecho bien des- arrollado; su cuerpo, más bien ancho, no es tan esbelto como el de aquéllos; con todo, son robustos y bien formados; sus miembros gruesos y torneados; su andar suelto y agraciado.
Tanto los liombres como las mujeres se parecen en sus facciones á los Mosetenes, aunque no son tan afeminados como estos indios.
Su nariz es corta y aplastada {epaté). Su fisonomía regular, alegre, refinada, sin que por eso sea demasiado agradable; sus ojos son regulares, horizontales, vivos y expresivos y sus ca- bellos negros y largos.
Así describe d'Orbigny á estos interesantes indígenas en su noticia particular, páginas 374-8; pero ello no está del todo de acuerdo con lo que dice al tratar de la rama Antisiana de la raza ando -peruviana. Este autor incluye entre ¡sus Antisianos á los Yuracarés, Mosetenes, Tacanas, Maropas y Apolistas, de los que, según parece, los Tacanas, en número de 6304 equi- valían á las dos quintas parles de toda esa población disemi- nada sobre una gran extensión de territoi'io, desde Santa Cruz de la Sierra hasta las faldas de la Cordillera.
Creo que el sabio francés se equivocó ni incluir sus Yura- carés en una misma rama etnológica con los Mosetenes, Ta- canas, Maropas, Apolistas, etc. El se hace cargo de hacer notar que los Yuracarés son más altos de talle, mientras que entre las otras naciones es característica la robustez (pp. 345 y 346). Por otra parte, en sus facciones advierte diferencias radicales. Entre los Yuracarés, la cara es ovalada, la nariz larga y á ve- ces aguileña, como la de los Aymai'ás ó Quichuas, y como podría agregar ya, la de los indios altos de la región argentino- andina; mientras que los Mosetenes, Tacanas, Maropas, Apo- listas, son cariredondos, afeminados, de nariz corta aplastada {epaté) jamás aguileña (pp. 346 y 347).
Resulta pues que al decir del mismo d'Orljigny, los Yura-
— (;9 —
cnrés deberían incluirse en lu i'oza peruana, y ia.s demás na- ciones enlre los Pampeanos. Veremos si este juicio se con- firma con lo que nos enseñan los idiomas.
IV
LA LENGUA
Hace algunos aiios que conseguí un ejemplar de las Mi- siunea FranciscaNcis del P. Cardús, facilitado poi- mi malogi'ado amigo el ¡lustre doctor Lamas, y allí me convencí que los idiomas Tacana y Gavineña pertenecían á una sola familia; pero que el Yuracaré era lengua muy distinta. Ex. gr.
Ojni en Mosetena
Eari (') ). Tacana
^S"^ ) E>ia » Gavineña
Santa » Yuracaré
«Fuego» es Cuati en Tacana, pero Aima en Yuracaré.
«Yo» es Enia en Tacana; See en Yuracai'é.
«Tu» es 3Iitda en Tacana; Mee en Yuracaré.
La prenominacion del Yuracaré apunta en dii'eccion al Ay- mará, la del Tacana más bien al Mosetena.
De lo dicho, pues, resulta que si hemos de aceptar con d"Orbigny que hay una Rama Peruana y otra Antisiana como subdivisiones de la gran familia, que él llama raza ando-pe- ruana, los Yuracarés pertenecerían á la primera; y los Tacanas con los Cavineñas y Mosetenas, etc., á la segunda. Yo, empero, me inclino á creer que estas naciones más bien pertenezcan á la gran familia pampeana, más ó menos mestizada. Una raza en que d'Orbigny incluye ¡Mojos, Chiquitos y las naciones di- chas Guaycurú, bien puede incluir también á los Tacanas y sus congéneres.
En este trabajo, sólo me aventuro á esto: á clasificar el idioma Tacana con el Gavineña; á indicar que pueden existir analogías entre estos dos y el Moselen ; pei'o que todos tres, están muy distantes del Yuracai'é.
D'Orbigny sin conocer bien las demás lenguas, y menos la Tacana, trata de dura á ésta, concediéndoles suavidad y eufo-
(') Es decii', si los Mojos y Chiquitos deben incluirse también.
— 70 -
nía ij las otras (p. ;547) ; ni;is adelante (p. 370), llama él á la lengua Tacana gutural y golpeada; pero confiesa que sólo re- pite lo que le han contado.
Nada de esto se deja sentir en el trabajo del 1*. Armentia ; prefiero creer que el idioma Tacana, como los demás, tenga sus guturaciones y sus suavidades; y sonidos que no se pue- den reproducir con nuestro alfabeto, cosa (|ue nos sucede aquí mismo en Pilciao de Catamarca, con el castellano que se habla vulgarmente: pues ha incorporado voces (|uicliuas y cacanas con su legítima pronunciación y no hay como escribirlas sin pedir alfabeto prestado al gallego ó al catalán.
V
USOS Y COSTUMBRES
Dice d'Orbigny que los Tacanas son tenaces (eulier), levan- tiscos, altivos y poco alegres; pero que fácilmente se reducen en las Misiones, lo que para mi indica (jue tienen abolengos más civilizados que lo que ellos son. Los Tacanas silvestres viven en las últimas faldas emboscadas de la sierra, y los redu- cidos, en los valles y quebradas de la misma (pp. 376 y 377). De todas estas naciones, dice el autor, que por inclinación son cazadores y pescadores apasionados; pero agricultores, sólo por necesidad; y que los Yuracarés son los más errantes de todos (pp. 348 y 349). Aquí nuevamente advertimos una semejanza como la que existe entre las tribus ó naciones silvestres dichas Guaycurús, y las otras ([ue lo eran, y aún lo son, en menos grado, como ser: los Vilelas, Chaná-Timbús, etc , del Chaco y márgenes del Paraná.
Los Tacanas sólo trabajan para vivir y adornarse. Al hom- bre corresponde proporcionarse la choza en que debe vivir con su familia. Los reducidos visten ropa tejida por sus mujeres; los alzados, se adornan con plumas ó se lo pasan desnudos. Los reducidos andan en cabeza, visten un camisón de lana con mangas cortas, que les cubre hasta las rodillas. Las mu- jeres se arreglan algo mejor; usan pulseras y brazaletes, repi- tiendo estos adoi-nos en las piernas, arriba y abajo de las rodi- llas; también usan el camisón sin mangas y se adornan el cuello con sartas de abalorios.
Tienen sus caciques para la guerra ó para cuando hacen sus correrías (pp. 377 y 378).
De sus supersticiones nada nos cuenta.
— 71 —
VI BIBLIOGRAFÍA
Los mejores datos que tenemos acerco de los indios Toca- nos y los de su raza los encontramos en UHomme Amerieain, de Alcides d'Orl)igny, y todos los párrafos anteriores no son más que un resumen de la descripción que el sabio francés de ellos nos ha dejado. No tuvo él la suerte de conocer la lengua de estos indios; por consiguiente, careció de este dato para su más acertada clasificación. Este vacío queda hoy llenado con los vocabularios y regias gramaticales, materia de este trabajo, que debemos á los desvelos de los PP. Gili y Armentia, y á la amabilidad del señor M. V. Ballivian, de La Paz.
Imi su obra sobre las Misiones Franciscanas del Colegio de Tarata (Bolivia), el P. Cardús trata ligeramente de estos mismos indios y nos da una muestra del idioma hablado por ellos que consla de cuarenta y ocho palabras y frases. Nos cuenta que la lengua Tacana se habla en Tumupasa y en Isia- mas, Misiones de La Paz, y nos da la noticia que existen en dicha lengua dos catecismos impresos, uno en Tacana y Cas- tellano, por el P.Antonio Gili; otro en Tacana solamente, com- puesto por el P. José Comas (p. 307). El del P. Gili es el que se reproduce aquí; pero la versión castellana no es la de la edi- ción impresa: ella fué hecha en el Museo y sometida á la co- rrección del mismo P. Armentia, maestro en la materia. Muchas de los voces y frases del catecismo, que faltaban en el vocabu- lario, se han intercalado en el mismo. El vocabulario, etc., del P. Cardús, se reproducirá en uno de los apéndices (').
El doctor Daniel Brinton, en su obra The Atnerican Race, trata de estos indios, pero se limito á compendiar las noticias de d'Orbigny. Es lástima que no haya vivido hasta conocer los dotos lingüísticos que aquí se sacan á luz; porque así, tal vez, hubiese ayudado á precisar la colocación de esta rama en el catálogo de las razas omericonas. Trae algunos noticias bi- bliográficas de importancia.
Weddell, en su Voi/agc (íans le Nofcl de la BoUvie, 1850, algo dice acerca de nuestros indios. En el capítulo XXVI, hablando de la Misión de Guanay y de los indios Léeos, indirectamente
(') Ver Apéndice A.
72
menciona á los Tacanas de Ixiamas y de Tumupasa (p. 456), como también de los Moselenes, Mocelenes ó Mozetenes. Lo mejor de esta noticia es el corto vocabulario que se reproduce
|
en seguida : |
|||
|
Peada |
— 1 |
Peada-hai-teana |
— 11 |
|
Beta |
2 |
Beta-hai-teana |
- 12 |
|
• Kimisa |
- 3 |
Kimisa-hai-teana |
- 13 |
|
Pusi |
- 4 |
Pusi-hai-teana |
— 14 |
|
Pisica |
- 5 |
Pisica-hai-teana |
— 15 |
|
Sucuta |
- C |
Sucuta-hai-teana |
- IG |
|
Siete |
/ |
Beta tunca |
- 20 |
|
Ocho |
— 8 |
Beta tunca peada |
— 21 |
|
Nueve |
— 9 |
Kimisa tunka |
- 30 |
|
Tunca |
- 10 |
Ciento |
— 100 |
|
Deha |
— Hombre |
Edde |
— Vientre |
|
Eppúua |
— Mujer |
Emme |
— Manos |
|
Ebbacüá |
— Criatura |
Eauaichi |
— Pies |
|
Ette |
— Casa |
Evi |
— Nariz |
|
Ittati |
- Sol |
E-e |
- Si |
|
Baddi |
— Luna |
Maue |
— No |
|
Buepo |
— Cielo |
Emmatiri |
— Uñas |
|
Eaua |
— Tierra |
Pasana |
— Leche |
|
Otro |
— Juego |
Kuatti |
— Leña |
|
Nal |
— Lluvia |
Aki |
— Árbol |
|
Yavi |
— Agua |
Pisatrue |
— Arco |
|
Ekita |
— Cuerpo |
Pisa |
— Flecha |
|
Echua |
— (!'abeza |
Tian |
— Ave |
|
Etta |
— Piernas |
Tchuda |
— Aldea |
|
Ebbai |
— Brazos |
Buano |
- Sal |
|
Ebbiti |
- Piel |
Zerena |
- Flor |
|
Ammi |
— Sangre |
Eina |
— Hoj a |
|
Ebbo |
— Boca |
Ehiha |
- Selva |
|
Eche |
— Dientes |
Eaui |
— Rio |
|
Ettuá |
— Ojos |
En 1883, el señor E. Heath publicó unos vocabularios de los dialectos Tacana y Maropa, en el Kansas City Rcvicw. Se lia l)edido el trabajo, y, si se consigue, se incorporará en un apén- dice (').
La ¡lublicacion del Roijal GeograpJtical Sociríi/, cori'espondiente al año 1889, contiene noticias interesantes de algunos de estos indios, dadas por el coronel Labre, que también serán materia de un apéndice apai-le.
(') Esta y las tres siguientes noticias son sacadas de Briuton. Ver Tlie América n U<irr, pp. 298 y 29!).
— 73 —
Adelung en su Mithridates (t. III, a. II, s. 577), citando á de Laet, dice que los Gavinas construían casas de piedra.
Por último, en una Descripción de las Misiones de Apolohamba (Lima 1771), se habla de los Léeos como habitantes de Aten.
El doctor Theodor Waitz, en su A)tiJ/ropologie der Naturvoclker, tomo III, parte I, página 538, 1862, nombra á los indios Taca- nas en la margen occidental del río Beni, pero sus noticias son las de d'Orbigny.
Lo más moderno que poseemos es una noticia inédita del P. Fray Nicolás Armentia, que dice así:
V Lengua Tacana. Este nombre Tacana parece derivarse de algún capitán así llamado, j)ues consta que los primeros con- quistadores y viajeros que entraron á la tierra de los Chanchos, etcétera, daban al país el nombre del capitán que en él domi- naba. Así lo han hecho Cabello de Balboa, Recio de León, etc. De los Tacanas hablan ya Pedro Anzures de Camporedondo y Alvarez Maldonado, y, según parece, ocupaban el territorio comprendido entre los ríos Tuichi, Beni, Madre de Dios y los últimos contrafuertes de la Cordillera.
«Hoy día existe en Tumupasa una parcialidad llamada Ta- cana, compuesta de unas ciento veinte familias, y en Isiamas otra compuesta poco más ó menos de igual número. Existen además en Tumupasa las parcialidades llamadas Saparunas y Marcanis, habiendo desaparecido las llamadas Pa.mainos (con cuyo nombre fué conocido Tumupasa hacia 1710) y Chiliubos. En Isiamas, además de los Tacanas, Marcanis y Saparunas, existen los Babayanas, habiendo desaparecido otras parciali- dades. Todas ellas han hablado siempre la lengua Tacana, lo cual indica la comunidad de origen.
«Han hablado y hablan el Tacana, aunque con alguna va- riación, como es consiguiente en lenguas no escritas, y entre tribus que han interrumpido sus comunicaciones durante dos siglos, los Araonas, Toromonas, Cavinas, Machuvis y otras tribus que ocupan ambas márgenes del Madre de Dios, desde el desemboque del Gewchiquia (?í?) hasta el del Tambopata. No tiene esta lengua pronunciaciones difíciles para el extranjero. Carece de la 1; en cambio tiene pronunciaciones como la d nuestra; otra d que equivale á fh en inglés, y es la que marcamos con una pequeña línea horizontal arriba, por ejemplo, d; otra participa algún tanto de la r y la escribimos con un apóstrofo, por ejemplo, cV ó bien d'd. De este modo, duda, dudu y d'ud^dtc significan gotear, moler ó pidveri^ar y hermana mayor. La ch se
Tomo X 8
pronuncia de dos modos: primero como en castellano y segundo como en francés; eeliua, que quiere decir cahexa, se pronuncia como en castellano y chacha, que quiere decir flor, se pronun- cia como en francés, y, en este caso, le ponemos un pequeño signo encima, por ejemplo ch.
« En cuanto á la construcción gramatical, es esencialmente caprichosa y no sujeta á reglas; por eso, en lugar de entrar en explicaciones preferimos poner algunas frases que demues- tren la verdad de nuestro aserto, y como puede también verse en el catecismo, etc., que damos acjui ».
En seguida, en el manuscrito, están «Algunas frases en Ta- cana», que se hallarán entre los textos: allí se distingue lo que es del P. Gili de lo que es del P. Armentia.
En la obra publicada por el reverendo P. Fray José Cardús, con el nombre de Las Misiones Franciscanas (pj). 292 y 293), se hallan algunos datos interesantes, que fueron suministrados por el mismo P.Nicolás Armentia, que se reproducen aquí, por ser los Araonas y Toromonas, indios de la misma lengua que los Tacanas.
« Los Araonas parece que son más numerosos que los Pa- caguaras; y desde los 70" de longitud se extienden hacia el Oeste, ocupando ambas márgenes del río Madre de Dios y parte de los ríos Aquiris y Purus. Están divididos en fracciones más ó menos numerosas, más ó menos relacionadas entre sí y más ó menos feroces, unas que otras; los Gavinas y Machuis perte- necen á la misma tribu.
« El P. Nicolás Armentia ha podido presentar ya al Gobierno una lista de unos treinta capitanes Araonas (jefe cada cual de un pequeño pueblo compuesto de quince á treinta familias), deseosos todos de entrar en relaciones con los cristianos. Di- cho Padre, hablando de ellos, dice: «Hablan el idioma Tacana » con algunas variaciones bastante considerables, para que un » Tacana no entienda una conversación seguida en Araona y n vice versa. Los Araonas son despejados y no de tan mal tipo; » hay muchos de nariz aguda y con bigote; andan enteramente » desnudos.
» Siembran maíz, etc., como los Pacaguaras. Entre ellos, las » mujeres son las que tocan la flauta y hacen algunos tejidos » de algodón bastante regulares; lo extraño es que teniendo esa » industria no se visten. La itoligamia no es general, y sólo los » caciques ó capitanes tienen varias mujeres y habiendo yo pre- » guntado al capitán Guari cuántas mujeres tenía, me contestó » que tres; ¿y por qué tantas? le dije, y me contestó: Ec/iatj p/ifsu, » que (luiere decir, como capitán.
— 75 —
» Son muy supersticiosos y temen muclio la brujería: por lo » que llevan siempre consigo una tacuara con polvos de tabaco, » coca y otras hierbas. Cuando se hallan con un extraño, á cada » paso se ponen en la boca de ese polvo, y después de mascado, » se escupen por todo el cuerpo (dicen que para preservarse de )> ser embrujados), y lo mismo escupen con el mismo polvo al » cielo cuando hay tempestad, y al río cuando olea fuerte. Creen » en Dios que llaman Edutzi; lo adoran y le piden lo que necesi- » tan, especialmente que no les haga mol, que no los mate, etc. » Habiéndoles yo preguntado si aman á Dios, me contestaron ))que no, que lo temen más bien. Sin embargo, adoran la Chonta «fina, que llaman Mahe y Tuniahc; adoran también otras sim- » piezas, como piedras, etc. Tienen su Yanacona que anda des- » nudo como los demás y sólo se distingue por un adorno que » lleva en cada brazo, mientras que sus ayudantes lo llevan en )i el derecho sólo y los demás en ninguno. El culto que dan á » la divinidad consiste en bailes, cánticos y borracheras.»
(( Los Toromanas ocupan los llanos inmediatos ó la serranía de Carabaya y comprendidos entre el río Beni y el Madre de Dios, al sud y sudoeste de las tribus Araonas, con quienes tienen frecuentes relaciones, y con poca diferencia hablan la misma lengua. Se cree que son más numerosos que los Arao- nas, y, dicen, que parecen más pacíficos».
De esta relación se desprende que la lengua Caviña ó Ca- vineña representa á la de los Araonas, y fácilmente se distin- guen las diferencias á que se refiere el P. Cardús, si la com- naramos con la Tacana.
Para poner estos apuntes bibliográficos al día, reproduciré aquí lo que escribe el P. Armen tia desde Oruro, y a pi'opósito de este trabajo, con fecha 4 de Marzo del corriente año 1900.
(( Respecto de los datos que me pide sobre los Tacanas, Araonas, sus creencias, estoy escribiendo la historia de Cau- polican ó Misiones de Apolobamba, que es mi obra predilecta; y que espero mandar al Museo de La Plata según convinimos con el señor don Francisco P. Moreno; allí encontrará usted cuanto me pide; sin embargo le diré, que por regla general, los Tacanas son de ojos negros, nariz aplastada, frente pequeña, boca más grande que pequeña, labios gruesos, especialmente el inferior, tez cobriza, manos regulares, pies anchos con el dedo mayor alejado de los demás, talla regular y á veces más altos que lo regular, orejas más que regulares; respecta á la
— 76 —
inclinación de la cara, no sabré explicarme por no haber hecho estudios sobre el particular.
« Entre los Araonas salvajes he visto muchos rubios; labio delgado, nariz puntiaguda y algunos calvos y barbones; mien- tras en general los Tacanas y muchos ó la mayor parte de los Araonas, son de pelo negro y grueso. Por lo general los Tacanas son más fornidos de cuerpo que los Araonas en todo; pero es- pjecialmente en las piernas. Las manchas que tienen los lla- mados overos, es una especie de sarna, que tienen medios de comunicarse unos á otros y que por lo general es hereditaria.
« Respecto de su religión, ritos y creencias, me remito á mi libro titulado: Navegación del Madre de Dios.
« Estoy de acuerdo con d'Orbigny en que los Tacanas tienen más semejanza con los Mosetenes que con los Yuracarés. En todo caso, me juzgo muy inferior á d'Orbigny en todo lo que él ha visto personalmente; pero convengo con usted en que hay notable diferencia entre el tipo Tacana y el Chiriguano. »
VII
APUNTES GRAMATICALES
a) FONOLOGÍA
Las siguientes conCusioaes se advierten en el ^^.)cabulario
A=Ha = J¡i
Aque i'i Haque — Haz tú
Adamati ii Jadamati — Abrigarse Chajá 11 Cliaha — Hecho en vano
De estos ejemplos resultan dos cosas:
1" Que la A inicial puede aspirarse ó no. 2" (Jue In h y la j son sonidos casi iguales.
B = V
Bipa (j Vipa — Águila
Biduame ij Viduame — Avergonzar
B= P Idabada ó Idapadada — Bulla
— / / —
Ch = S Chita ñ Sita: Cañ.i dulce — Ver: cos(iuillas
Es muy común encontrar la s gruesa en el Interior. Su signo debería ser la x catalana ó portuguesa, ó sea la ch fran- cesa y sh inglesa.
D=T Sjudeini i'i Teini — Ver: barbecho
D = N Sajuda i'> Esajuna — Agrio
La anterior ecuación se explica; ésta encierra algún misterio, tal vez igual á aquella oIim del francés: u = l; v. g. att por al, etc.
E = Je = Ja
Emitzua ó Jemitzua — Alzar Enariati ii Jauariati — Acercarse
La E inicial en el Tacana, como en el Mocoví ('), es un simple prefijo de eufonía ; sin embargo, parece que puede as- pirarse y aun modificarse, según se ve en los ejemplos de arriba, siempre que estos prefijos no sean parte orgánica de la raiz temática, como en eeuauaC) (nosotros).
J =G; J = R
Muije ó Muige — Almendra Naja ó Nara — Ahorcarse
La primera ecuación es natural; la segunda, tal vez res- ponda á alguna guturacion de esas á que se refiere d'Orbigny.
0 = U Toapi 11 Tuapi — Enderezar V = B — Ver: B=V
V = U Savasava ii Esaua — Crudo
Hasta aquí, sólo se ha tratado de confusiones de sonidos en la propia lengua tacana; pero conviene que se parangonen al- gunas de las voces de este dialecto con otras del cavineña.
O V. g.: ecinco =b (cinco). (-) No así en ecuana (ellos).
— 78 —
para que se comprenda el inlercamijio fonético que puede es- perarse en los dos idiomas, con ser que acusan un origen co- mún. La forma intermedia es supuesta, pero puede resultai- existente en alguno de los otros dialectos nombrados de este grupo de lenguas :
|
TACANA |
INTERMEDIA |
CAVINENA |
|
|
1. Arder |
- Utsu |
Hiihu |
— Juju |
|
2. Beber |
— Idi |
Idln ■ |
- Igi |
|
3. Bueno |
— Salda |
Ha ida |
— Aida |
|
4. Cabeza |
— Echua |
Echiiha |
— lyuca |
|
5. Cuerpo |
— Equita |
— |
— Ecuita |
|
6. De |
- Sa |
Ha |
— Ja |
|
7. El, etc. |
— Tueda |
TiaVda (?) |
— Tura |
|
S. Espina |
— Aquida |
A quid ha |
— Acuija |
|
9. Este, etc. |
— Ihe |
— |
— Bie |
|
10. Haz |
— - Aque |
— |
— Quera |
|
11. Hombre |
— Deja |
Deha |
— Deca |
|
12. Hombro |
— Earapa |
— |
— Yaracaca |
|
13. Laguna |
- Bay |
— |
— Bey |
|
14. Liendre |
— Bia eja |
Eha |
— Eca |
|
15. Luna |
— Bad'di |
Bari |
— Badi |
|
16. Lluvia |
- Nal |
— |
— Nei |
|
17. Matar |
— Icheguana |
— |
— lye |
|
18. Negro |
— Devena |
— |
— Tseveda |
|
19. Nervio |
— Esauna |
Ehad'duna |
— Ejaruna |
|
20. Nido |
— Esaji |
Eha |
- Eja |
|
21. No |
— Mave |
— |
— Ayjama |
|
22. Ojo |
— Eatua |
Ealuha |
— Yatuca |
|
23. Oreja |
— Eidaja |
Idhaha |
— Ijaca |
|
24. Sol' |
— Idetti |
Idheii |
— Igeti |
|
25. Tierra |
— Medí |
Medhi |
— Mechi |
|
26. Tío |
— Juju |
Huhu |
— Cucu |
Como se verá en esta serie, algunas de las variantes res- ponden á degeneración fonética; otras, á sustitución de unas pai-tículas gramaticales por otras de igual valor lé.xico.
En cuanto á la ts (1), sabemos que es un sonido especial, y que por lo tanto puede reaparecer como fuerte guturacion, como ser .;, en otro dialecto.
La d = g ó _/ (2), se explica si nos acordamos de esa dh ca- racterística de este alfabeto.
La s = h = )i (en humo) (3) es muy común en estas lenguas: y la ch=¡) (4) ]iuede resultar de una // pronunciada como en Santiago; wg.ashpa por aJlpa: tierra.
El qu¡ = cui es una variante curiosa (5).
— 79 —
La d = T se explica por el sonido especial (Vd de que liabla el P. Armentia (7).
En ihe = rie: este (9). Parece que tenemos aumento de un prefijo pronominal r.
La j = c (U) es bastante constante.
El pa = caca (12) responde á sustitución, y lo mismo puede decirse del na = da (18).
l'^l (19) es un bonito ejemplo de la ecuación s=j, y del so- nido dudoso d'd, que puede ser r y puede no sonar también.
Esta comparación pudo hacerse más extensa, pero hay que estudiar el Vocabulario cavineña de una manera especial, y ello se comprenderá cuando diga yo que allí se encontrará la voz «fámulo», pero no lengua, y por este orden. Lo primero que hay que hacer es invertir el vocabulario para conocer las raices origen de los romances metafísicos con que muchos de los temas van explicados, y que, por cierto, serían y tienen que ser cariare para aquellos pobres indios. El autor del tra- bajo debió tener un profundo conocimiento de la lengua de los Cavineños, pero por lo mismo se impone un trabajo también profundo; está visto que el concepto lo pensó en Cavineña y recien lo ideó en Romance.
b) PRONOMINACION
El P. Armentia, con mucha razón, empieza con la pronomi- nacion; la verdadera clave de las lenguas americanas.
El pai'adigma de los pronombres es curiosísimo, y de en- trada se nos presenta una duda: ¿La e inicial de cama ó ema es orgánica de la raiz ó simple recurso eufónico? Aquí está el problema. Ahora vemos que:
Eama — Yo; Etsea — Nosotros dos (rlual) Ecuana — Nosotros (en plural)
En estas combinaciones podemos eliminar: ama ó ma, etsea {^) y diana, lo que dejaría el residuo e, verdadero índice prono- minal de primera persona. Me confirmo en esta hipótesis al ver que el tema de posesivo qui-cma (mió), conserva su e, de- biendo más bien haberla perdido al entrar en combinación, si sólo hubiese respondido á un recurso de eufonía.
He tenido ocasión de observar, más de una vez, que las reglas gi'amaticales que son buenas para los pronombres, no lo
(') Etsea = E-elsea.
— 80 —
son para lo demás del Vocabulario, ó vice- versa, y esto mismo sucede aquí. Ex. gr.: el subfijo general de genitivo ó posesivo es sa, como de epuna: mujer; puna-sa: de la mujer; mientras f[ue eama (yo) hace quiema: de mí ó mió; miada ó mida (tú) hace miqne: de tí ó tuyo, etc. l'^s decir, que hay una paiiícula q\ti ó que (de) que tan puede ser prefijo como sul)fijo, tratán- dose de pronombres, así:
De Erna, qui-ema — Mió n Mida, mique — Tuj'O
Otra observación se impone aquí; ese subhjo da en mida (tu) que reaparece en yidu (aquel).
Veamos si alguna explicación se puede sacar del dialecto cavineña:
CAVINENA
1. Yo — Eama, ema 1. Yo — Era, yequia
2. Tu — Miada, mida 2. Tu — Mira, miquia
.3. Aquel — Ichu, yida 3. Aquel — Yumera, yumequo
La confusión de la d con la r, se conoce en el iMocoví y demás lenguas del Chaco, también en el Araucano; desde luego comprendemos como el suhtijo cavineña ra corresponde al da del tacana.
No es sólo esto lo que sacamos de la comparación de los dos dialectos. El Cavineña, como el más lógico en su para- digma, nos enseña que las radicales de sus pronombres en el singular son: Primera ye (yo); segunda mi (tu); tercera yume (aquel).
Tamljién nos hace ver que el da ó ra es una partícula de- mostrativa y constante, tanto en singular como en plural:
TACANA CAVINEÑA
Pl. 1. Nosotros — Ecuana Pl. 1. Ecuanara, ecuana
2. Vosotros — Micuana 2. Micuanara, micuana
3. Aquellos — Ichucuana 3. Yumacuanara, yumacuana Ver Tuneseda: ile ellos Tunara
Es sensible que en el Cavineña nada se diga del dual c|ue tanto llama la atención en el Tacana, y que es como sigue:
Nosotros dos — Etsea Vosotros dos — Metseda
En ctsea parece que ha desaparecido la (/ del da: pero en metseda lo tenemos comiíleto.
— 81 —
Este dual, sin duda, corresponde á ese plural que incluye ai que oye, tan general en América y la Oceanía: Xosofros, tií y ¡jo, que se distinguen de Xosotros pero ito iú. Sobi'e este punto quisiéramos oir al P. Armentia (').
c) POSESIVACION
CAVINENA
1. Mío
2. Tuyo
3. Suyo Pl. 1. Nuestro
2. Vuestro
3. Suyo Dual 1. Nuestro
2. Vuestro
Quiema
Mique (-')
Ichusa, tuneseda
Ecuanasa
Micuanasa
Ichucuanasa, tuneseda
Etseasa
Metsetseda
1. Equiquia, ecue
2. Miquiquie
3. Tujaquie
1 . Ecuanaquiquie ■2. Micuanaquiquie o. Yunucuanajiquie Falta en el manuscrito.
En el Cavineña campea francamente ese qui (de) que como subfíjo hace posesivo. Qui que parece se vuelve ji en ¡jnim- cuanajiquie, y que por consiguiente nos pone sobre el rastro de un ca=ja = sa (de) con que se forman los posesivos en el Tacana.
De que esto pueda ser así, lo advertimos un poco más arriba en tujaquie (suyo, de él).
La ecuación j = s es muy común en nuestra América. Véase mi «Mocovi», Fonología.
d) RÉGIMEN POR AFIJOS Ó SEA DECLINACIÓN
|
TACANA |
CAVINENA |
||||
|
Notn. |
Yo |
— Eama |
Yo |
- Era, yequia |
|
|
Gen. |
De mi |
— Quiema |
De mi |
- Ecue, equiquia |
|
|
Dat. |
Para mi |
— Emapuji |
Para mi |
- Ecueisu |
|
|
Acus. |
Me ó á |
mi |
— Erna |
A mi |
— Yequiquia |
|
Ablat. |
ConmiLfo |
— Erna neje |
Conmigo - |
- Equiatsebe |
Yo no estoy por que se dé los nombres de la declinación latina á los temas indios que encierran un caso régimen con la partícula ó afijo que las rige; pero, en el Tacana, están de- signados así por el autor y lo he respetado; en el Cavineña, se da las equivalencias sin llamarlas declinación.
(') Con fecha 4 de Marzo de 1900, escribe el reverendo Padre que, aunque existe la distinción de arriba, los indios confunden las dos formas. Ex. gr.: ecuanasa tata, del Padre nuestro; etsera cuara, de la Salve.
(-) A veces parece que el mique dice tú.
— 82 — En Tacana las partículas estas son :
Qui (prefijo) — De (posesivo)
Puji (subfljo) — A ó para nú (dativo)
Neje (subfijo) — Con
Su (subfljo) — En y al
Estas partículas en el plural se subfijan á la terminación de plural : enana.
En Cavineña la partícula qiii se subfija en todos los casos, y sirve para significar nuestra á también. \ín ecueisii (para mí), entra ese su que, como subfijo en Tacana, dice lo que nuestras preposiciones á, cu, de. Probablemente la partícula qui también tiene todos estos significados, en lo c|ue se parece á la misma partícula en los idiomas guaycurús.
Los pronombres, tanto en Tacana como en Cavineña, for- man sus plurales con el agregado de la terminación cuerna, que parece ser una combinación del cuna el Quichua y naca en Aymará. Las partículas regidoras se posponen á este cuerna, y así: ecuana (nosotros), hace ecuanasa (de nosotros), etc.
En cuanto al Moseten, se ve que el ye (yo) y mi (tu) son idénticos á las raices correspondientes del Tacana y Cavineña; pero así, a primera vista, no se puede decir que en lo demás de sus vocablos se produzca la misma analogía.
Los pronombres personales de tercera persona, en la parte que es del P. Armentia, se han complementado con lo que se halla en las frases y en las cartas que se han cruzado con el reverendo autor durante la preparación de este trabajo.
Muy curiosas son las raices que se destacan en estos de- mostrativos; ellas son: tu, cía, mu, ihe, ji.
En Cavineña entra también una r, que está representada por la h en ihe, ó por la j en ji. Sin perjuicio de esa d = r que se nota entre los dos dialectos, como por ejemplo en fuecla (Tacana) = íí«r< (Cavineña): el, ella, ello.
e) ADJETIVOS
El adjetivo sigue al nombre en la frase; ex. gr.:
Jana saida miada ema etia — ¡\Ie han de dar buena comida Literalmente: _ Comida buena tú me das
— 83 —
La comparación se hace más ó menos como en todos estos idiomas, con un giro que á nosotros nos parece un circunlo- quio, pero que se explica perfectamente. Para decir que Pedro es mejor que Juan, se expresan así :
Pedro mu Juan salda biasu — Pedro el Juan bueno encima (más)
Ahora si se trata de hacer entender que Pedro supera á los demás en bondad, la idea se expresará así :
Ihe mu salda quita — Este el bueno en verdad {ó completo)
El P. Armentia, en su carta del -4 de Marzo de este año de 1900, no dice más al respecto, porque bastan los dos ejemplos para dar á conocer el giro que se emplea en estos casos.
f) CONJUGACIÓN
Ante todo hay que hacer notar que el [)rimer verbo que se conjuga en el manucristo del P. Armentia es ecmi: haber ó tener. El caso es este: emú es, en realidad, hay; pero con el pronombre en posesivo se produce el esí mihi, etc., del latin. El ¡laber ó tcugo en este caso es un romance, mientras que el tal verbo como está dice: de mí hay, de tí hay, etc. Si pasamos al verbo hacer, veremos que allí los pronombres están en el caso del sujeto.
Siguiendo el estudio comparado, (¡ue es el objeto principal de esta Introducción, pasaremos ahora á parangonar el verbo hacer en los dos dialectos:
Eama ehanla Mlcuaneda ehanla Ichucuana ehatanl Qulema ahina Haltla 11 hataida Eama hana
Eati ó paltl Haque
Pahata cuana Pahata Pahata cuana Acuave ema Aha
Aha — Hiicei-
Hago
Hacéis
Hacen
Hacia
Hice
He hecho
Han hecho
He de hacer, haré
Haz tú
Que hagan
Que haga él, que haga j'O
Que hagan ellos
Yo hiciera
Hacer
Haciendo
Haber hecho
CAVINENA
Iqulaya
Mlcuanaya
Yumacuanaque
Yequlejua
Uchlne
Ucuare
Yumacuauchlne
Iquia abuqula
Acue
Yumacuanaquea
Pahalqula
Pahaecana
Iquia abatsu
Aha
Ahatsu
Anajo
— 84
Erna eani
Aniana (habla)
Aniña (hube ó tuvo)
Anida (hube n tuve)
Eani jea
Anique
Pa ani
Anicuas» {x/}
Anicua epumanes« (sv)
Etni 'I Ania — Estar
— Estoy
— Estaba
— He estado
— Estuve
— Estaré
— Estáte
— Que esté
— Estuviera
— Hubiese estailo
Ania
Aniana
Aniña
Anichine
Anibuque
Anicue
Pa ani
Eaniu
Anicuenauju ara
Como se ve aquí se ha hecho uso tanto del verbo estar como del otro haber, porque se confunden los dos. La base de la con- jugación es la misma en los dos dialectos; pero hay diferencia en las partículas flexionales.
Lo principal que se advierte en la flexión verbal del idioma Tacana es lo siguiente:
1" Que el tema verbal casi no sufre alteración en razón de persona y sólo sí en razón de tiempo ó condición. La excep- ción que se hace notar es el infijo t ó ta en las terceras per- sonas de algunos de los tiempos.
2° El pronombre del sujeto parece que se expresa las más de las veces, y que, por lo general, precede al verbo.
3» Que para expresar tiempo pasado se subtija ana para el imperfecto, ina para el pasado inmediato, ida para el pasado remoto, iti para el futuro, cttasti y cua puinasic para los condi- cionales, que para el imperativo, // ó jiji para el participio de pasivo. Un pa inicial hace imperativo de tercera persona, etc.
Ir más allá con la conjugación sería exponerse á errar. Esos tiempos con todas las finezas del verbo castellano no son para lenguas de indios, y corresponden al romance del doctrinero más bien que al genio del idioma del indígena. Para formular un paradigma exacto, necesitamos conocer la traducción literal de toda la flexión verbal que se reproduce del manuscrito, y el que quiera prescindir de este requisito, puede utilizar á su modo lo que el P.Armentia ha incluido en sus datos gramati- cales.
Posible es que antes que se publi(|ue este trabajo se consiga el Catecismo Tacana de que habla el P.Cardús, y entonces se podrá realizar el valor gramatical de las varias foi-mas sintác- ticas.
En muchos 'de los verbos se nota regularidad, pei'o en otros no sucede así. Por ejemplo:
— «o —
Eatna duse - ina — Yo traía
Eama epusiu mane — Yo venía Cuinaibana — Llegaba
La terminocion ani. en los temas verbales equivale al ro- mance, está con un participio en ando ó oulo: v. g.: Eiiidn cua- detiani, está asustándolo.
g) TRANSICIONES
Esta, la más eni-edada de todos los complicaciones flexio- nales, parece sencilla en el Tacana, no obstante que está tan cerca del Aymará, que casi supera ó todas las lenguas en lo dificultad de los temas verbales que incluyen el sujeto y su ré- gimen pronominal. Bastará con dar uno ó dos ejemplos:
Eibunebatani ema — Me ama (él me está queriendo)
Ibuneda quiema — Lo amo (es amado mió)
Ema jea tatacua ecuana — A mi me clavarán (ellos)
Esta última frase es curiosa, porque la idea del futuro, ó tal vez del imperativo futuro, se contiene en el jea (será). La frase como está dice: «Me será clavar ellos».
El subfijo cua en tntaena parece ser el mismo que reaparece en anicuasn (hubiera ó tuvier-a); en anicua pidiiasu (hubiese ha- bido ó tenido) y en saida jea imcua (sería bueno). Según parece es afijo de condicional.
En el verbo ba ó echania (mirar), se hallará la mejor serie de estas transiciones; sin embargo, habrá que fijarse que los romances de los ejemplos no siempre representan el sentido literal de la frase, v. g.: Eama ebania (yo lo miro).
Seguramente falta un mu (lo) entre eama y ebania. Así como está, la frase diría: «Yo estoy mirando».
h) PARTÍCULAS VERBALES
A - Ver : Ti. Ni
Partícula final que hace tema verbal, como de
Esuru — ¡Maduro
Esuru-a-ni — Estoy madurando
Eradaui — Montón
Eradaicha-ni-a — Estoy amontonando
Idí — Ver: Ni
— 86 —
Be Partícula inicial de negación imperativa, ex. gr.:
Be mu echamaji — No (lo) miren Be chamaji — No miren
Gua n Cuasu
Subfijos de tiempo condicional, que corresponden á nuestro s¿ con subjuntivo, ex. gr.:
Anicuasu — Si estuviera
Ani-ta- cuasu — Si (ellos) estuvieran
Las dos sílabas son separables y pueden distribuirse así: Ani-ta-cua epumanesu — Si hubiesen estado
Ba ó Bha
Estas partículas son dos: la una, con d sencilla es de fu- turo; la otra con d (dh), es de tiempo pasado; ex. gr.:
Ay mave da ema — Yo no he de estar aqui Ecuinata da — Está por llegar
Puti — Voy; Putidha — Se fué (veraoto)
Parece que el subtijc) de pasado es ¡da y no da; ex. gr.: Fue — Venir; Pueidha — Vino
E
Prefijo tanto de verbo como de nombre y que, á lo que se ve, es simplemente eufónico, sin perjuicio de que tal vez tenga cierto valor pronominal; ex.gr.:
Cuina — Salir; Ecuinanani — Estfi saliendo
En la flexión dada de cuina entre los verbos, se ve que indistintamente se usan las formas radicales cuina y eouina; y así de los demás verljos.
Etse (Nosotros; dual) Partícula que figura en esta frase: Echama puji etse pueitia — A mirar hemos venido (los dos, tu y yo)
— 87 —
Go — Yer: To Partícula final de futuro; ex.gr.:
Cuina — Llegar; Ecuinago — Va á llegar
Ibana — Ver : Na Ida. (ídha) — Ver: Ba,
Subfijo de tiempo remoto; ex. g.:
Puti — Voy; Futida (Putidha) — Se fué
Ina
Terminación que corresponde á la nuestra ia en hacia, etc., por ejemplo :
Mudumudu — Trabajar; Emudumuduina — Yo trabajaba
Iti Terminación que hace una forma de futuro:
Pue — Venir; Epueiti — Ha de venir (ó mejor, vendn'i)
Itia
Terminación de tiempo pasado; ex. gr.:
Pue — Venir; Pueitia — Ha venido
Ja
Partícula final que da el sentido de tener gana; ex.gr.:
Chamaja — Quiere mirar
Chamataja — Quiere que se le mire
Puja mave ema — No tengo ganas de hacer
Aja mave ema — No quiero hacer
Jea— Ver: Glia
Partícula que hace futuro en las frases; ex. gr.:
Eani jeá dapia — Estará alli
Saipiave jea pucua — Seria bueno
En combinación con el subfijo ¡jo, parece que hace un con- dicional de futuro; ex.gr.:
Mave jea pue-yo — No habrá venido
— 88 —
Ji ó Jiji — Yer: Ti
Terminación iiai-tiL-ipial de pasivo, que corresponde á las nuestras en ado 6 ¿do: ex.gr.:
Ajiji (hecho);